Sujets de langue française

Extrait de mon livre 3

blogSi un Etat africain désire aujourd’hui faire sortir ses citoyens de la misère généralisée, il doit de prime à bord compter sur le peuple, sa créativité, son ingéniosité et sa compétence. Mais il ne peut espérer cela que s’il fait de l’éducation de ce dernier une priorité, que s’il offre à ses citoyens une éducation capable d’éclore ou capable de faire exploser en eux, leur savoir, leur savoir faire, et leur sens d’adaptabilité, une éducation capable de les rendre libre et responsables. Cela me semble un chemin aujourd’hui indispensable au développement intégral de l’africain et du continent africain. Sinon, nos projets de société attendront encore et encore.

Théra, Un model éducatif pour l’Afrique aujourd’hui.

 

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Dissertation : « Aide-moi à faire tout seul ». Qu’en pensez-vous ?

Dissertation : Maria Montessori, pédagogue italienne, rapportait ces propos qu’elle tenait d’un enfant de 5 ans : « Aide-moi à faire tout seul ». Qu’en pensez-vous ?
Introduction :
D’une façon générale, l’éducation est la voie par excellence par laquelle l’enfant fait son entrée dans la vie sociale. Toute œuvre éducative, qu’elle soit familiale, scolaire ou sociale, a des objectifs parmi lesquels : la formation à l’autonomie est capitale. Pendant, les premières années de sa vie l’enfant est entièrement dépendant des adultes. Et une des aspirations profondes de l’éducation est de faire de cet enfant, dépendant, un être libre et autonome, désormais capable de s’assumer. N’est-ce pas pourquoi cet enfant de cinq ans demande à la pédagogue italienne de lui apprendre à faire tout seul ? Dans le but de mieux examiner cette demande légitime de l’enfant, notre réflexion sera construite sur deux points essentiels. Le premier point sera une réflexion sur l’aide et le soutien que l’enfant attend de l’adulte et dans le second point, nous nous pencherons sur la relation entre le soutien à apporter à l’enfant et l’ouverture à l’autonomie et à l’indépendance de l’apprenant. L’autonomisation ne devrait-elle pas être l’objectif premier et principal de tout projet éducatif ?

Développement:
Le soutien que l’enfant attend de l’adulte est une nécessité. L’on peut se demander pourquoi l’enfant à t-il besoin d’aide ? Pourquoi pendant les premières années de sa vie, a-t-il nécessairement besoin du soutien de l’adulte ? En réalité, durant les premières années de son existence l’enfant est un être totalement dépendant des adultes. En effet, il arrive les mains vides dans un monde qu’il doit intégrer. Un monde où il doit apprendre à vivre seul et avec les autres, un univers qu’il doit apprivoiser.
Ainsi, l’éducation se présence à lui comme ultime voie d’accès à cet univers au départ inconnu. Pour réussir ce long processus d’incorporation et d’initiation, l’enfant a besoin du soutien de ses parents. En effet, les adultes qui s’occupent de lui matérialisent ce soutien à la fois par leur présence et par leur disponibilité. C’est dire que, le parent doit être là pour l’enfant, se rendre présent et être à son écoute. Car, même avant l’acquisition d’un langage articulé l’enfant communique à travers ses pleurs, son sourire… Il exprime ses besoins à l’adulte qui ne peut les décoder s’il n’est pas présent et suffisamment attentif.

Au fond, l’adulte est celui qui ouvre l’enfant au monde en l’initiant à la vie. Ce rôle d’initiateur est capital. Car l’initiation touche tous les domaines de la vie : familial, social et intellectuel, culturel. Dans les débuts de sa scolarité, l’enfant attend un soutien inconditionnel du maître. Aussi l’adulte se présente-il comme un guide, celui qui l’amène à découvrir les différentes matières scolaires, qui lui offre une méthode d’apprentissage tout en suscitant l’enthousiasme. Cependant, cette méthode n’est qu’un point d’appui. Elle n’atteint son objectif que dans la mesure où l’enfant en s’en servant trouve la sienne propre.
En effet, nous avons affirmé qu’une des premières aides que l’enfant attend de l’adulte est sa présence et sa disponibilité pour le guider, l’orienter et conduire ses premiers pas sur le chemin de la connaissance. Si ce soutien est indispensable, il ne doit en aucun cas avoir sa fin en lui-même. Il est avant tout orienté vers un objectif fondamental : rendre la liberté possible à l’enfant, lui donner la capacité de pouvoir continuer tout seul l’apprentissage. Il est vrai, qu’à la naissance l’enfant est dépendant de l’adulte, mais cet état n’est que provisoire. A travers le processus éducatif, l’éducateur offre à l’éduqué les moyens de pouvoir apprendre tout seul. Il lui donne la possibilité de savoir par lui-même.

Dans cette perspective, l’étymologie du mot éducation peut nous conduire plus loin dans notre approche de la question. En effet, du latin ex-ducere, ce concept signifie «guider, conduire hors de ». Éduquer c’est donc conduire l’individu d’un état à un autre. Il s’agit de conduire l’enfant de cet état de dépendance totale à l’autonomie, à l’indépendance. C’est faire en sorte que l’enfant devienne un sujet libre capable désormais d’apprendre sans avoir nécessairement besoin de l’adulte. Au regard de cette approche, l’éducation peut être considérée comme un chemin et un passage. Un passage continuel où chaque point d’arriver peut constituer un nouveau point de départ car l’apprentissage s’étend sur toute la vie, l’accompagne, l’oriente et lui donne un sens.
Ainsi, l’éducateur n’est pas celui qui sait tout. Au contraire, il est essentiellement un guide. Car l’éducation humaine, loin d’être un dressage, est un chemin, celui de l’humanisation. Puisqu’à la différence du petit animal qui, dès sa naissance possède l’instinct qui lui assure sa survie, le petit de l’homme doit tout apprendre pour s’accomplir pleinement. En outre, l’autonomie qu’il vivra par l’indépendance et la liberté est principalement liée à la possibilité qu’il a d’agir librement, d’assumer des responsabilités et de prendre conscience de son talent. Par exemple, pour réaliser cet objectif l’éducateur permet aux enfants de s’inscrire sur le tableau à double entrée pour le repas de midi, de s’inscrire également sur le tableau des services à effectuer. Les pédagogues Maria MONTESSORI et FREINET, nous enseignent davantage sur cette approche éducative. En effet, pour nos deux auteurs, l’éducation est centrée sur l’action. D’un côté, FREINET soutient qu’il faut, dans le processus éducatif « favoriser l’autonomie » en mettant l’enfant en situation d’agir. De l’autre côté, Maria MONTESSORI définit l’éducateur ou l’adulte comme celui qui incite l’enfant à chercher par lui-même. Pour ces deux célèbres pédagogues il est impératif de donner à l’enfant la possibilité de réguler lui-même son activité, de fixer ses limites, d’établir ses objectifs et de prendre conscience de ses possibilités. Dans cette pédagogie, le maître si sa présence est importante, c’est pour donner à l’enfant un rôle actif, apporter des rectifications et compléter s’il le faut.
En conclusion, nous disons que l’éducation joue un rôle essentiel et incontournable dans le processus d’humanisation de l’enfant. Dans ce processus, le maître est central. Pour bien réussir sa mission d’éducateur, il se rend, d’abord, présent, disponible et attentif aux besoins de l’enfant. Et ensuite, ce soutien doit aboutir à une seconde tâche fondamentale : rendre l’autonomie et l’indépendance possible à l’enfant. Il s’agit de répondre à son besoin existentiel : « Aide-moi à faire tout seul ».

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Dissertation : Quels sont les enjeux du vieillissement de la population ?

Quels sont les enjeux du vieillissement de la population ?
Introduction :
La baisse du taux de natalité, la prolongation de l’espérance de vie et le recul du taux de mortalité entrainent, de plus en plus, le vieillissement de la population dans certains pays occidentaux, notamment en France. Le vieillissement est défini comme un processus d’affaiblissement naturel des facultés physiques et psychiques de la personne lié à son âge. Aussi, le nombre croissant des personnes du troisième âge met-il la société en face de nouveaux enjeux d’ordre économiques, social et environnemental. Notre réflexion sur ces enjeux sera centrée sur trois points à savoir : une nécessaire réadaptation de l’environnement social, une vitale solidarité entre les générations, les enjeux sanitaires et financiers et en dernier lieu le vieillissement comme une source d’emploi et de développement social.

Développement :
Le fulgurant progrès des sciences, de la médecine, l’amélioration des conditions de vie et d’hygiène ont considérablement contribué à la prolongation de l’espérance de vie dans les pays développés. A ces raisons s’ajoute le faible taux de natalité, faisant ainsi du vieillissement de la population une réalité démographique qui place la société actuelle devant des enjeux importants parmi lesquels la nécessité de repenser l’environnement de vie.
En effet, le vieillissement de la population pose le problème du cadre de vie. Repenser l’environnement pour l’adapter aux besoins du vieillissement est un défi important. Car, les personnes âgées ont besoin de vivre dans un milieu qui réponde à leur besoin. Elles ont besoin d’autonomie, ce qui nécessite un espace adéquat, capable de faciliter la réalisation de cette nécessité. L’équipement des immeubles et des appartements en ascenseurs et escaliers faciliterait, en outre, l’autonomisation des personnes âgées. Par ailleurs, la revalorisation des bancs publics, des jardins publics, bien aménagés et bien équipés constituent de nos jours des projets importants dont leur réalisation créera un espace vital favorisant le vieillissement dans des meilleures conditions.
Dans la même perspective, le vieillissement fait appel à l’affaiblissement progressif des facultés physiques et psychiques de la personne. C’est dire que, leur santé devient une priorité. Elles ont besoin d’un service d’assistance sanitaire efficace et adapté, d’une prise en charge indéfectible. D’où l’importance de développer, davantage, les systèmes d’assurance et de sécurité sociale. Il revient à la société d’aider les personnes âgées à vivre le plus longtemps possible en bonne santé. Et une façon concrète de matérialiser ce soutien passe par la possibilité qui leur est accordée de faire des activités sportives dans des espaces appropriés, en leur fournissant un soutien psychologique et une meilleure alimentation possible. La société doit également maintenir une vie sociale riche en bannissant l’isolement et l’exclusion. En effet, les charges liées à la prise en charge des personnes âgées augmentent et nécessitent d’énormes dépenses financières. Car, le nombre des personnes âgées dépendantes est croissant.
Par ailleurs, la solidarité entre les générations se présente comme un enjeu préoccupant. En effet, la proximité, la solidarité vécue entre les générations est capitale. Nous vivons dans une société en profonde mutation, c’est aussi une société obsédée par le « jeunisme », la recherche d’une apparence toujours attractive. Vivre solidaire des personnes âgées est donc de nos jours un défi majeure pour notre société. Il est donc important pour notre société moderne capitaliste de changer de regard sur le vieillissement et les personnes âgées. Au lieu de percevoir la vieillisse comme une décadence physique et une perte d’autonomie mais comme une nouvelle vie. A la place de l’isolement et de l’exclusion, établir des liens d’échanges, de communication et de véritable communion. Il s’agit, d’aider les personnes âgées à vivre cette étape de leur vie comme un nouveau souffle. Leur donner l’opportunité d’explorer encore leurs ressources et leurs capacités créatives pour « pétiller, rayonner et donner encore avant de mourir », comme le souligne Mme Maximilienne Levet-Gautrat, dans La Psychologie des personnes âgées, P. 34, Réf : 413.0309. Cette solidarité se concrétise par une présence effective aux côtés des personnes âgées, par une prise en compte de leurs besoins réels. Il s’agit surtout de les intégrer dans l’élaboration des projets qui les concernent. Par ailleurs, notons que le vieillissement de la population est également une source d’emploi et de développement social. Car, le vieillissement de la population est une opportunité pour valoriser la formation et l’emploi des aides à domiciles, des aides-soignants et des infirmières.
Conclusion :
Le vieillissement est un phénomène naturel qui, à un certain âge, touche tout individu. Le vieillissement est caractérisé par une diminution de la force physique, des capacités visuelles, auditives de la personne. Dès lors les enjeux de cette étape nécessitent une attention particulière de la part de la société actuelle. Car c’est un appel à intégrer les personnes âgées et leur besoins existentiels dans ses projets sociopolitiques et économiques, dans le but de créer un environnement accueillant et épanouissant pour un vieillissement heureux.

THERA Joseph

 

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Petite idée pour dissertation : Etes-vous d’accord avec la phrase suivante : « On vieillit comme on a vécu ». 1è et Terminale

Petite idée pour dissertation : Etes-vous d’accord avec la phrase suivante : « On vieillit comme on a vécu ».

Je partage cette affirmation dans la mesure où notre pensée, notre façon de concevoir la vie a une implication directe sur notre attitude quotidienne. En grandissant ce que nous sommes s’affermit et s’affirme à travers nos choix, nos attitudes quotidiennes. Ainsi, les traits de caractères acquis et développés durant les premières années de la vie ont tendance à s’affermissent au file des années. Ces caractères qu’ils soient positifs ou négatifs, traduisent dans certaines circonstances notre personnalité, notre être. En effet, un individu dont le vécu est marqué, dès son jeune âge, par une vision négative des choses et de la vie, un regard négatif sur les différents événements qui surviennent dans sa vie vieillira dans une dynamique de la négativité. Il accueillera, très probablement, sa vieillesse comme une dégradation, une tragédie.
Par exemple, une identité fondée exclusivement sur la force physique, la beauté envisagée selon les canons de la jeunesse aura beaucoup de difficulté à se maintenir et à permettre une solution positive à la crise de la vieillesse. Nous avons l’exemple de Monsieur N. chez qui la peur de vieillir resurgit et devient un obstacle qui l’empêche d’accueillir la vieilles positivement. Par contre, une personne qui a grandi dans la positivité, qui vécu chaque instant avec ouverture d’esprit et sérénité vieillira, certainement, épanouie. Elle adoptera une attitude positive face à la vieillesse. Elle trouvera de nouvelles motivations pour vivre sa vieillesse dans l’acceptation et la reconnaissance de beaux souvenirs. Toutefois, notons que cette affirmation demande une certaine nuance. Il est vrai que nous sommes le résultat de ce que nous apprenons, cultivons, cependant, la nature humaine est changeante.et en plus l’être humain est un ensemble de possibilité, dotée d’une capacité certaine d’apprentissage et d’adaptation. Donc vieillir comme l’on a vécu ne se vérifie pas dans tous les cas et ne peut être appliqué à tous.

THERA Joseph

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Dissertation : « La seule chose que peuvent faire des parents d’adolescents, c’est survivre » classe 1è et Terminale et t

Dissertation : « La seule chose que peuvent faire des parents d’adolescents, c’est survivre »
Que pensez-vous de cette phrase de Winnicott ? Donnez un avis personnel.

Introduction:
Être des parents d’adolescents n’est pas une tâche toujours confortable. C’est une période singulièrement difficile. Un moment où la patience des parents est soumise à l’épreuve de la patience et du lâcher-prise. C’est un moment rude pour les parents et davantage pour le jeune adolescent. D’un côté, nous avons l’adolescent bouleversé et perdu devant son corps en grande mutation et, de l’autre côté, nous avons les parents qui vivent difficilement les comportements déviants et perturbateurs, le sentiment d’avoir perdu leur « bébé » jadis obéissant et calme. Dans cette réalité complexe que peuvent-ils faire ? N’ont-ils pas d’autres choix que de survivre ? Faut-il baisser les bras et attendre que cela passe ? Ou au contraire, doivent-ils, au delà de la survie, être présents, jouer leur rôle de parents-conseillers, canalisateurs sans pour autant jouer aux inquisiteurs?

Développement:
Pour mieux traverser cette période agitée avec leur adolescent, la seule survie ne suffit pas. Les parents sont appelés à vivre et à jouer leur rôle de parents d’adolescent. Notamment celui d’être présents à ses côtés quand il le faut et l’accompagner en l’aidant à se faire une place dans l’univers des adultes.

En réalité, pour traversée l’adolescence et s’envoler vers l’âge adulte le jeune enfant à plus que jamais besoin de ses parents, de leur amour et de leur présence. Il s’agit d’être présent et non envahissant. L’enfant a besoin de grandir. Et pour que ce besoin se réalise de façon effective, il faut une nécessaire rupture avec les parents dont la présence envahissante semble le maintenir dans son passé. Si l’adolescent s’éloigne de ses parents, s’isole et fuit les espaces communs qui le rapprochent de ces derniers, c’est parce qu’il veut avoir un espace à lui, son territoire. Ce désir se vivre loin ou caché du regard parental exprime son besoin de liberté et d’indépendance. Dans ce contexte, jouer efficacement son rôle de parents ne va pas de soi.

Malgré, la distance créée et voulue par l’adolescent, ses réactions violentes et agressives, les parents sont appelés à être présents, être là pour lui. Mais une présence discrète et respectueuse de l’intimité de l’adolescent. En effet, toute autorité à cet âge est vécue comme pesante et généralement sa nécessité n’est pas bien comprise par l’adolescent. Il est évident que le poursuivre d’interrogatoires soupçonneux n’est ni la meilleure façon d’être présent ni la meilleure manière de tenir le rôle de parents durant cette période. De même vouloir tout savoir, suivre le plus petit détail de la vie de l’adolescent entraine à coup sûr une situation conflictuelle et explosive. Les parents, soumis à cette réalité complexe, peuvent naturellement éprouvés l’angoisse, la tentation de baisser les bras et de survivre tout simplement.

Toutefois, la simple survie ne suffit pas, ils doivent accompagner avec subtilité et habilité, en adaptant les méthodes d’éducations, en trouvant la bonne distance, savoir se rendre présent et intervenir de façon adéquate et au bon moment. Savoir tenir le cap en conciliant fermeté et souplesse surtout quand l’adolescent affiche délibérément des attitudes provocatrices et conflictuelles. Car au final le parent demeure celui qui doit canaliser l’enfant pendant cette traversée tumultueuse, l’amener à éviter les extrêmes en fixant avec fermeté et tact les lignes rouges.

En conclusion, il paraît important que pour une meilleure traversée de cette période transitoire et pour une meilleure entrée dans l’univers des adultes la présence des parents est indispensable. Certes, la période est difficile pour les parents comme pour l’adolescent mais les parents ne peuvent pas se contenter de survivre. Même si l’adolescent les fuit, s’éloigne d’eux et éprouve de l’hostilité envers eux, il n’en demeure pas moins vrai qu’il a besoin d’eux, d’interlocuteurs et d’esprits ouverts. Le parent au-delà de la survie, est invité à établir un nécessaire dialogue ouvert avec l’adolescent pour amorcer certaines rebellions explosives et négocier certains virages délicats.

                                                                        THERA Joseph.

A vos plumes !

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Une Saison Blanche et Sèche, André Brink.

Fiche de lecture dirigée

2    Roman : Une Saison blanche et sèche.

Auteur : André BRINK

  • Objectif:

Par ces notes je vous propose une piste vers une Saison Blanche et sèche, favoriser une rapide perception de l’idée centrale et directrice de toute l’œuvre. Par conséquent, la méthode adoptée est pratique et participative. Elle consistera à introduire chaque partie de l’œuvre par des questions. Des questions capables de pousser le lecteur à atteindre l’idée centrale de chaque partie du livre avec aisance, accompagner, pas à pas, progressivement, le lecteur à saisir avec facilité chaque thème, chaque sujet, chaque personnage, décrit et peint par Brink. Ce livre est riche en image, et mérite une lecture attentive et intéressée.

3- Les différentes parties du livre :

La préface : (P. 1-16)

La préface fait une présentation assez succincte d’André Brink. Elle donne également un aperçu sur ses années d’études en France et une vue générale de l’œuvre. D’où l’importance de la lire attentivement.  Elle nous donne la clé de lecture de toute l’œuvre depuis sa genèse jusqu’à la fin. Retenons que c’est en France que les yeux de notre auteur s’ouvrent sur la triste réalité de l’apartheid, sur les conditions de vie inhumaines auxquelles est soumise la population noire de l’Afrique du Sud.

Quelques interrogations pour saisir de façon profonde le sujet traité dans cette préface :

  • André Brink, dans la préface, affirme qu’il n’a pas été disciple d’un maître. Toutefois, il reconnait avoir été marqué par la pensée d’un homme de lettre, un philosophe. De qui s’agit-il ? Quelle est la pensée de ce philosophe qui marqua Brink ?
  • Toujours dans la préface, le concept Censure revient plusieurs fois sous la plume de l’auteur. Que signifie cette expression censure, et pour quelles raisons les œuvres de Brink furent toutes censurées par l’autorité sud africaine ? Il a, d’ailleurs, toujours su contourner la censure nationale, comment s’y prenait-il ?
  • Les personnages principaux de l’œuvre

Une Saison blanche  et Sèche nous situe au cœur de l’apartheid, même dans les personnages : c’est un monde réduit à deux races exclusives et ennemies. Les personnages, aussi multiples soient-ils, se regroupent en deux communautés : « Jonathan », « Gordon Ngubene », « Emily », « Stanley Makhaya », « la jeune infirmière », « les policiers noirs »… portent l’étendard de la communauté noire ; tandis que « Ben Du Toit », « Susan », « Suzette », « Johan », « le capitaine Stolz », « le lieutenant Vanter », « le Révérend Bester »… sont représentatifs de la communauté blanche.

Ben du Toit:

Qui est-il ? C’est un professeur d’Histoire et de Géographie dans une école d’Afrique du Sud. Il est de race blanche, et vit une vie plutôt aisée et confortable. Marié à Susan Du Toit, ils ont trois enfants : Suzette (la fille aînée), Linda et Johan (l’enfant chéri). Ben est un homme fidèle, honorable, digne de confiance et qui respecte son pays et son système politique. Il est  « le héros souffrant » de cette œuvre inédite de Brink.

Gordon Ngubene:

Gordon Ngubene était un balayeur à l’école où enseignait Ben du Toit. Plus tard, Ben l’emploiera comme son jardinier et se liera d’amitié avec lui. Dans ce récit, Gordon représente un simple père qui ne cherche qu’à vivre sa vie et à protéger sa femme et ses enfants. La disparition mystérieuse et dramatique de son fils ainé fera basculer le destin de Gordon. Il est désormais un homme assoiffé de savoir. Car dit-il : « Un homme qui ne sait pas reste aveugle ». Mais que veut-il savoir ?

Stanley Makhaya :

Ami de la famille Ngubene, Stanley est un homme habile et à même de se sortir de toutes les situations. Grâce à son métier de chauffeur, il a de nombreux contacts qui lui permettent de venir en aide à beaucoup de personnes. Toujours en mouvement, Stanley est un homme plein d’humour et se veut défenseurs de ses semblables. Il devient l’ami et le guide de Ben sur les sentiers qui les conduiront au cœur de l’atrocité du système politique de la nation sud africaine.

Mélanie :

Mélanie est un reporter de race blanche. Mélanie mène discrètement des enquêtes sur l’injustice en Afrique du Sud. Elle travaillera étroitement ave Ben Du Toit. A deux, ils rassembleront des preuves indiscutables qui prouvent l’assassinat de Gordon Ngubene et accuseront le système politique. Même si ben et Mélanie n’obtiennent pas la justice, ils arriveront à publier un article qui prouve l’implication du capitaine Stolz dans la torture et l’assassinat de Gordon.

Autres personnages :

 L’avocat McKenzie

Le capitaine Stolz

Jonathan Ngubene (fils aîné de Gordon)

Emily Ngubene (la femme de Gordon)

Susan Du Toit (la femme de Ben)

Suzette Du Toit, Johan Du Toit les enfants de Ben

Le prologue : ( V. p. 17-48)

  • Le prologue est défini comme la première partie d’une œuvre littéraire. Dans une saison blanche et sèche, le prologue s’ouvre par un dialogue. Un dialogue entre deux personnes.

(  V . p. 35-36-37-38)

2-Quel portrait peut-on faire de Ben en référence aux pages 26 et 27 du Roman ?

3-Progressant dans la lecture de notre œuvre, un autre personnage entre en scène. Une certaine Susan. Qui est-elle ? Visiblement, dans sa conversation avec un ami de la famille, Susan se plaint. De qui et de quoi se plaint-elle ? A travers ses mots l’on voit paraitre une Susan insatisfaite, pourquoi ? Comment justifier ce sentiment d’insatisfaction, d’incomplétude ?

4- « Dans la vie il faut savoir faire des concessions devant les dures réalités de la vie. »  Que signifie cette expression ? Et à quelles dures réalités de la vie Ben fait-il allusion ? (V.p.44)

Subdivision du roman :

Une saison Blanche et sèche  est divisée en quatre grandes parties :

1ère Partie : de la page  49 à la page 98. Elle est subdivisée en 7 chapitres

2è Partie : de la page. 100 à la page 204. Elle comprend 9 chapitres.

3è Partie : de la  page 204 à la page 333. Composée de 12 petits chapitres.

4è Partie : 333 à la page 367, elle comprend 5 chapitres.

1ère Partie : Page 49-98)

Résumé de la partie :

La première grande partie d’une saison blanche et sèche va de la page 49 à la page 98. Elle est subdivisée en 7 chapitres.

Ben, est un professeur d’histoire. Un homme discret, sans ambitions et jusqu’ici il vit sans problème. Il est marié à Suzan,  père de trois enfants : deux filles et un Garçon. : Suzette, Linda et Johan. Chp. (1-4), 1- La première partie du roman, présente le tournant décisif que prendra désormais la vie du personnage principal : Ben. D’abord, il y a le rapprochement entre Ben et Mr Gordon. Ce rapprochement à été provoqué par un incident survenu au sein de l’établissement scolaire où ils travaillaient, l’un comme professeur et l’autre balayeur. De quel évènement s’agit-il ? «  Un jour, une somme d’argent avait disparue d’une salle de classe. Gordon fut immédiatement accusé par quelques professeurs du Lycée. A la grande surprise de tous ses collègues Ben décida de prendre le balayeur sous sa protection  et mena une enquête lui-même qui avait prouvé que les coupables de ce vol étaient des élèves de terminale.

Jonathan est le fils aîné de Gordon et l’espoir de toute la famille Ngubene. Il est intelligent et doué. Aussi Ben décide-t-il de l’aider à poursuivre ses études. Tout comme les autres élèves de race noire, Jonathan est révolté et exaspéré par l’injustice raciale de son pays. Il rejoint le groupe des élèves révoltés qui luttent pour une éducation de qualité qui, juste qu’à présent, n’est réservée qu’à la race blanche. Malheureusement, lors d’une manifestation, violemment réprimée par la police, Jonathan est arrêté. Plus tard, et seulement plus tard, son père apprendra qu’il est «  mort d’une mort naturelle durant sa détention ». Une tragédie qui basculera définitivement la vie de Gordon, sa famille et par la suite celle de Ben, désormais son ami.

Pour aller plus loin

Expression clé :

«  Un homme, il doit tout savoir, car s’il ne sait rien, il reste aveugle. » Qu’est-ce que Gordon est déterminé à savoir ? Où est-ce que cette détermination va-t-il le conduire ? Deux témoins clés l’aideront, dès le début, à trouver une piste : l’infirmière noire

Chp. 5

L’entretien de Ben avec le Colonel Viljoen

6- Une brève description de la famille de Ben, et de façon singulière sa relation avec son fils Johan.

Conclusion de la partie :

Chp.7

 Gordon travaille comme balayeur à l’établissement scolaire. Rien de surprenant ! C’est le boulot réservé aux noirs. Une histoire de vol survint, Gordon est accusé d’être le coupable. Ben, révolté par l’accusation, soutient Gordon. Fait ses enquêtes et découvre le voleur qui est un élève de la terminale. Gordon pourra désormais continuer son travail la «  Tête haute » et devint par le fait ami de Ben. Une amitié qui les conduira au coeur des dures et tristes réalités de la société sud africaine : le rejet, les moqueries et la mort. La mort la plus absurde et injuste. Le sort réservé à tous les noirs qui refusent la domination, qui repoussent l’injustice et qui contestent de vivre dans la pauvreté et le contentement. Ce premier chapitre se referme sur une nouvelle tragédie. De quoi s’agit-il ?

2è Partie :      Page 100-204

La seconde grande partie du roman va de la page 100 à la page 204. Elle comprend 9 chapitres.

Résumé de la partie :

Jonathan est mort. Les circonstances de sa mort restent un mystère. Son père Gordon, est révolté. Il sort du silence, de son train-train quotidien. Désormais une seule chose compte pour lui : Savoir ce qui est arrivé à son fils. Il veut retrouver son fils, du moins son corps : Car dit-il : « Comment je peux être de nouveau en paix si je ne sais pas comment il est mort, où ils l’ont enterré ? Son corps il m’appartient. » Le malheur ne vient jamais seul, dit-on. Triste réalité de l’existence humaine ! Destin tragique, Gordon est lui aussi enlevé, emprisonné, torturé et assassiné à son tour. D’un côté, la première partie se referme sur des notes sombres et tristes, et de l’autre, le deuxième chapitre, la deuxième grande partie s’ouvre par l’entrée d’un nouveau personnage sur la scène. Il s’agit de Stanley, un fin connaisseur du système et plein d’humour. Les pages 107 et 108 nous donnent un portait détaillé de Stanley, de sa personnalité à son travail de chauffeur aux multiples activités clandestines qu’il contrôle.

Le verdict (p. 174)

Le verdict est passé, mais ses conséquences persistent  et font des ravages:

Rappelons-nous que Emily, la femme de Gordon s’est jetée dans les bras de Ben à l’annonce du verdict. La presse en a fait une affaire d’Etat. Rien de surprenant ! A une époque où la société sud africaine était séparée en deux : les écoles des noirs sont séparées de celles des blancs, des quartiers pour noirs et des quartiers pour blancs. Dans ce contexte marqué par la domination, la marginalisation et la négation de l’humanité du noir, Ben ne pouvait échapper aux conséquences, dramatiques mais prévisibles de son geste de compassion. Aussi a-t-il été blâmé par les uns et rejeté par d’autres lorsqu’ils virent dans les journaux Emily, cette femme noire se jeter dans ses bras pour trouver réconfort et soutien. Malgré l’hostilité, les menaces notre héros est plus que jamais déterminé à poursuivre la quête de la justice. Aussi commença-t-il depuis ce jour un marathon qui le conduira, tour à tour, à frapper à beaucoup de portes même les plus inattendues et les plus hostiles.

Pour aller plus loin :

 Chp. 1 et 2 :

Thème : Le drame,

  • L’enlèvement de Godon, Sa mort
  • Les circonstances de sa mort.
  •     Les obsèques.

Chp. 3

L’enlèvement du docteur Hassiem : l’homme qui a assisté à l’autopsie de Gordon comme médecin assistant.

Chp. 4-7

Le résumé du rapport judiciaire établi sur le cas Gordon depuis son arrestation jusqu’à ses obsèques.

  • Le déroulement de l’enquête
  • Maître De Villiers.
  • Le témoignage de Miss Nkossi, et son influence sur le cours de l’enquête. : p. 143-144)
  • L’entrée en scène d’un notre personnage : Mélanie Bruwer, une journaliste de la rédaction THE MAIL.
  • Le verdict, le fameux verdict qui conclut judiciairement l’affaire Gordon est tombé. Ben est troublé et révolté. Désormais il suivra les traces de Il veut savoir ! Il veut savoir ce qui est arrivé à Gordon. Il désire découvrir toute la vérité. Et pour se faire il va tout sacrifier : travail, famille et classe sociale. (V. 151)
  • Mélanie : ( V.p. 164-168)

Son histoire, le récit de ses mésaventures en tant que journaliste

Le viol

L’enferment à 60 dans une seule salle de classe

L’embuscade sur le fleuve Congo.

Le verdict (p. 174)

  • 178 L’entretien nocturne entre Ben et le Révérend.

Chp. 8

L’entretien avec le docteur Herzog.

Perquisition surprise du domicile de Ben par la police de sureté.

Chp. 9

Une visite de la section spéciale.

Ben se lance dans un long monologue.

Un monologue : discours qu’un personnage se tient à lui-même pour évoquer le passé, exprimer un sentiment.

3è Partie du roman : Page 204-333

Résumé de la partie :

La troisième partie du roman va de la page 204 à la page 333, composée de 12 petits chapitres. Dans la troisième partie du roman, l’auteur nous rend témoins de la douloureuse descente aux enfers de son héros. Ben a opté pour la lutte contre le système. A l’apogée de son désespoir, il rencontre une belle journaliste qui s’appelle Mélanie Bruwer. Il éprouve vite des sentiments envers elle. Cela arrive justement au moment où la relation avec sa femme Susan commençait à se dégrader. Ben est devenu la bête noire de la section spéciale qui veut se débarrasser de lui. Malgré le soutien de Mélanie, de Stanley et de l’avocat Ben ne pourra jamais convaincre ni réparer la machine de la justice.

Véritable descente aux enfers car il est abandonné par tous à part son fils Johan qui le comprend et le soutien. La fille de Ben est contre lui et essaie à tout prix de lui voler les preuves qu’il détient pour les remettre à la police. Encore une tragédie : Robert, le dernier fils de Gordon est assassiné à la frontière. Emily se suicide, en se jetant sous un train, le jour de Noël. Stanley annonce la nouvelle à Ben. Lui aussi disparait et ne donne plus de ses nouvelles. Mélanie qu’il fréquente est constamment sous surveillance. Tous ses déplacements sont surveillés par la police de sureté. Ben n’est pas encore au bout de sa peine. Le jeudi 30 Mars, Ben découvre dans sa boite à lettre, une grande enveloppe adressée à suzan : «  il n’y avait pas de lettre à l’intérieur juste un cliché.

Dans un décore de papier peint brouillé, de table de nuit,  de lit aux draps chiffonnés, un homme et une femme, nus…Susan était sur le point de la déchirer, dégoûtée, lorsque quelque chose la poussa à y regarder de plus près. La fille, la fille aux cheveux sombres, lui était étrangère. L’homme, avec elle, avait un certain âge et était reconnaissable, en dépit du grain de mauvaise qualité. Cet homme, c’était Ben, son mari. D’une part, la fin de cette partie marque la fin du mariage de Ben avec Susan, la disparition de son ami et guide Stanley, et d’autre part, la détermination de la police de la sureté de le réduire, le plus vite possible, au silence. ( Se rappeler se la sécheresse évoquée dans la préface)

Pour aller plus loin :

Chp.1.

Thèmes :

Stanley et Ben se rendent nuitamment chez Emily.

Ils cherchent et rassemblent des épreuves, des informations.

Ben et Stanley croisent un homme chez Emily. De qui s’agit-il ?

Selon Emily que représentait cet homme pour elle ?

Stanley est-il resté durant toute la visite chez Emily ?

Pendant l’entretien Emily remit quelque chose à Ben,

De quoi s’agit-il ? Dans la même nuit Ben était attendu chez Stanley. De qui s’agit-il ?

Chp. 2

Thèmes :

Dispute familial chez Ben.

Celui-ci quitte son foyer et se rend chez Mélanie.

Mélanie est absente, mais il reste avec Mr Phil Bruwer, le

Père de Mélanie. L’entrée de Mélanie et la surprenante nouvelle : elle a commencé sa propre enquête sur le dossier Gordon.

Chp.3

Thèmes :

Le romancier raconte tous les changements survenus dans la vie de Ben :

Les rejets, les moqueries,

Les mises en garde et les multiples menaces.

L’épisode d’Henry.

Henry, un jeune noir, vient solliciter l’aide de Ben.

Il veut que Ben l’aide à rendre justice à sa sœur, violée par son employeur et injustement condamnée par une  justice injuste.

Chp. 4

Thèmes :

La visite des parents de Susan. La position et l’opinion

De son beau-père sur ses activités, sa proximité avec la race noire, son esprit de compassion pour les pauvres.

Chp. 5  ( V. 274)

Johan, le fils de Ben rentre défiguré de l’école. Que s’est-il passé ?

Quelle analyse peut-on faire de l’opinion de Johan sur l’engagement de son père Ben ?

Chp. 6

L’entretien entre Ben et l’avocat Viviers.

L’interrogatoire subi par les collègues de Ben.

La visite de Ben chez le colonel Viljoen.

Pg 289-290 : Abandonnés de tous, mais embarqués dans le même navire sans issue certaine, Ben et Stanley s’encouragent et se réconfortent mutuellement.

Chp. 7-8

Ben, Mélanie et Phil partent en weekend, un camping. Quel passage peut nous aider à comprendre de façon assez explicite ce que Ben ressent  pour Mélanie ? ( p. 304)

Chp. 9

«  J’ai décidé de ne pas mourir maintenant », quelle analyse faire de cette phrase de Phil ?

Pourquoi tant de monde accourent chez Ben ?

Chp. 10

Thèmes :

Quand l’injustice et l’impunité poursuivent est exterminent toute une famille :

  • D’abord Jonathan le fils ainé.
  • Ensuite Gordon le Père
  • Et enfin Robert le plus jeune qui est assassiné à la frontière
  • Et Emily, leur mère, l’épouse de Gordon se suicide en ce jetant sur les rails le jour de noël.
  • Et Susan annonce la fin possible de sa vie de couple avec Ben.

Chp. 11

Thèmes :

La peine,

La confusion et la dépression de Susan.

Chp. 12

Les multiples interrogations de Ben sur ce qu’il fait

Et les conséquences de ses décisions.

Où aller ? Chez qui se rendre ?

« Une fois dans sa vie, juste une fois dans sa vie, on devrait avoir suffisamment la foi en quelque chose pour tout risquer pour ce quelque chose »

  1. 331 La 3è partie se referme, encore des incidents :
  • Ben et Mélanie font l’amour.
  • Susan revient de son petit temps de recule.
  • Aussitôt les photos montrant Ben nu avec Mélanie arrivent dans la boite à lettre au nom de Susan.

Engagé et déterminé à découvrir ce qui est arrivé à son ami Gordon, Ben est désormais suivi, chaque geste, chaque mouvement est suivi et contrôlé.

4è Partie du Roman : de la page 333 à la page 367

Résumé de la partie :

La quatrième et dernière partie d’une saison blanche et sèche va de la page 333 à la page 367. Elle est composée de 5 chapitres.

Le destin souffrant du héros annoncé depuis la préface est désormais imminent. Susan est entrée chez ses parents. Mélanie s’enfuie à Londres. Désormais Ben est au chômage, puisque son directeur l’oblige à démissionner. Toutefois, Ben n’est pas seul, Johan son fils refuse de l’abandonner. Il décide de rester à ses côtés. Car, il croit au combat que mène son père. Il reconnait la valeur de son engagement. Tel père tel fils ? Sa fille Suzette est contre son camp. Celle-ci essaie à tout prix de lui voler les preuves qu’il détient pour les remettre à la police. Heureusement Ben arrive à les cacher où personne n’est capable de les trouver. Ben arrive à remettre ces documents de valeurs à temps à un ami journaliste qui est aussi le narrateur de cet ouvrage et grâce à qui nous avons la chance de lire cette histoire qui montre l’atrocité du régime de l’apartheid. Quelques jours plus tard, Ben est victime d’un horrible accident de voiture. Il est froidement assassiné à l’instar de beaucoup d’autres concitoyens qui ont osé dire non à l’injustice raciale.

Pour aller plus loin

Chp. 1

Ben pense avoir désormais un ennemi contre qui se battre : le capitaine Stolz.

Ben doit désormais faire sans Mélanie, puisqu’elle s’est enfuie à Londres.

Chp. 2-3-4-5

Ben s’interroge encore. Et cette fois, il va jusqu’à ce demander s’il est normal. ( p. 340)

Ben est appelé à déposer sa démission.

Susan jette l’éponge. Elle le quitte.

Johan refuse d’abandonner son père.

Il décide de rester à ses côté parce qu’il croit à ce que fait son père, il reconnait la valeur de son engagement. Ne dit-on pas tel père tel fils ?

L’épilogue : Conclusion d’un ouvrage littéraire, ce qui termine, conclut une action longue et embrouillée ; dénouement.

« J’ai très vite compris que les demi-mesures étaient impossibles. Ou l’évasion ou l’immersion totale ». En choisissant de braver la barrière qui séparait la race blanche de la communauté noire. En choisissant de sacrifier tout pour la vérité : savoir la vérité, toute la vérité sur ce qui est arrivé à Jonathan et à son père Gordon, Ben se positionnait et choisissait non pas l’évasion, la fuite, mais l’immersion totale. Celle qui le conduira à sa propre mort. Et la même occasion qui permettra à cette « œuvre imaginaire-réelle » de voir le jour.

J’espère que vous aurez du plaisir à lire ce roman.

THERA

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Dissertation philosophique, Méthode, exemple

Dissertation philosophique, Méthode, exemple.

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Sujet de dissertation philosophique: Être libre, est-ce s’affranchir de toute autorité ?

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Grand poète,KHALIL GIBRAN: Honte à la nation qui…

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Dissertation philosophique, Méthode, exemple

I-                   Qu’est-ce qu’une dissertation ?

La dissertation, qu’elle soit littéraire ou philosophique est un exercice de réflexion avant tout. Un exercice dans lequel il est demandé à l’élève de réfléchir sur un sujet, un thème ou une notion précise. Il s’agit de réfléchir et d’apporter une réponse, mieux encore sa réponse personnelle à une question posée. En effet, lorsque nous sommes devant un sujet, nous sommes en réalité devant un problème qui attend de nous une résolution, nous sommes en face d’une interrogation qui attend  notre réponse. Nous disons «  ma » réponse, car il ne s’agit nullement de baigner dans une vague généralité, il est bien question d’apporter notre solution critique à la question. C’est un exercice qui mobilise l’ensemble de notre savoir et de notre savoir-faire. Le savoir-faire est ici indispensable, puisque notre réponse à la question n’est valable que lorsqu’elle suit une méthode. Elle doit être structurée pour être pertinente et cohérente. C’est dire que la dissertation exige de la rigueur, de l’application et de la cohérence dans le développement et l’enchainement des idées. Sans cohérence, il y’a pas de dissertation. La rigueur dans le respect de la méthode,  des étapes, dans le choix des mots et dans la présentation du travail.

a-      Comprendre mon sujet :

Est-il possible de répondre à une interrogation que vous n’avez pas comprise ? De toute évidence, s’adonner à un tel exercice est une aventure sans issue favorable. D’où l’importance de prendre le temps qu’il faut pour cerner le sujet. Je ne peux résoudre le problème posé par le sujet que si je saisis d’abord le problème. Je dois impérativement me soucier de savoir quel est le problème posé par ce sujet ? Sur quoi ce sujet m’invite à réfléchir ? Ainsi, pour découvrir ce problème il me faut lire, relire encore et encore mon sujet. La lecture et la relecture du sujet est une étape déterminante dans l’exercice de la dissertation. Elle est la clé d’accès à votre sujet. Le sujet semble opaque à première vue, alors pour le percer, le comprendre, il faut le lire, le relire en prenant le temps de s’arrêter sur les mots clés, les expressions clés tout en les soulignant. Savoir cerner le sujet et dégager le problème qu’il contient est ce qu’il y a de plus difficile dans une dissertation.

b-     Se poser des questions

Que me demande-t-on de faire dans ce sujet ? Quel problème suis-je invité à analyser et à résoudre ? Sur quelle notion, (philosophique, littéraire, culturelle, politique ou traditionnelle) je suis appelé à exercer ma réflexion ? Auxquelles de mes connaissances ce sujet me renvoie-t-il ?

c-      Classer son sujet dans une catégorie :

En dissertation il existe différents types de sujets et chaque type de sujet nous impose, d’une certaine façon, le plan à suivre.

–          Le plan dialectique :

Le plan dialectique est le plus reconnu et le plus usuel. Il s’agit de l’affrontement de deux discours, de deux logiques, de deux points de vue sur un même problème. Comme il convient, dans un tel cas, de garder le contact entre les deux discours, on adopte un plan comprenant une thèse, une antithèse, une synthèse.

Dans le plan dialectique la synthèse est la partie la plus délicate,  redoutable pour beaucoup d’élèves, mais aussi la plus riche. Elle est le résultat de l’intégration par votre intelligence de la thèse et de l’antithèse. Elle exprime votre position personnelle face à l’objet de la dialectique. Une bonne synthèse, témoigne de votre prise de recul par rapport aux thèses en présence ; elle doit aussi contribuer à élargir ou ouvrir le débat. La synthèse peut donc souvent aboutir à une conciliation des deux positions en face, à une position ultime ou à un dépassement des deux positions.

–          Le plan notionnel ou thématique :

Le plan notionnel impose à l’élève une réflexion progressive. Dans ce plan la thèse défendue sera considérée selon différents points de vue. La première partie définit la nature du problème, il s’agit d’une première définition élémentaire, générale. Ensuite, une définition plus structurée, scientifique ou philosophique. La seconde partie traite de l’existence du problème, c’est-à-dire de son actualité, de son mode d’être, le problème est défini de manière rationnelle. La troisième partie enfin définit la valeur du problème, le caractère qui fait qu’il mérite plus ou moins qu’on y arrête, son enjeu (social, culturel, philosophique, humain

Le plan comparatif :

C’est une réflexion fondée sur la comparaison de deux faits, de deux concepts ou de notions différents. Ce type de sujet peut être traité en trois points :

–          Les définitions respectives des deux notions en face.

–          Une présentation comparative de leurs similarités, c’est-à-dire les points communs aux deux notions, les ressemblances entre les éléments à comparer.

–          Présenter leur divergences, ce qui les oppose l’une à l’autre.

–          A la fin du travail, il est possible de proposer une synthèse pour dégager le point de vue final, ce qui l’emporte : les ressemblances ou les différences.

II-                Les trois parties d’une dissertation

Une fois la partie la plus difficile passée, à savoir cerner le problème que pose le sujet, nous pouvons alors aisément procder à la résolution du problème en suivant avec rigueur les trois parties de la dissertation : l’introduction, le développement ou corps du travail et la conclusion.

a-      L’introduction : 

Qu’on ne se voile pas la face, l’introduction d’une dissertation est d’une importance capitale. L’intérêt et l’attention qu’un correcteur portera sur l’ensemble de votre réflexion dépend de votre introduction. D’où l’importance de la traiter avec soin. Notons qu’elle doit être intégralement rédigée sur votre brouillon. Que faut-il écrire dans l’introduction d’une dissertation ? L’introduction d’une dissertation littéraire ou philosophique comprend trois points essentiels :

  • Amener le sujet
  • Poser le problème, la problématique
  • Poser le plan

Je pars du postulat que mon correcteur ne connait rien du sujet. C’est donc grâce à l’explicitation que je ferai qu’il aura une intelligence du sujet.

– D’abord, amener le sujet, par une idée générale, dont le sujet représente un aspect particulier. Cette idée ne doit pas être trop générale. Elle peut être liée à une perspective historique, ou bien évoquer une anecdote littéraire. Puis, poser le sujet. S’il s’agit d’une citation courte, on la recopie intégralement ; si la citation est longue, on en cite les passages essentiels.

– Ensuite, formuler la problématique, par une phrase claire et nette, affirmant une contradiction, ou posant une question.

– Enfin, annoncer le plan de manière explicite et sans ambiguïté, éviter toute lourdeur didactique. Le correcteur doit savoir à quoi s’attendre dans la suite de la copie.

Deux exemples :

Sujet 1 : «  La seule chose que peuvent faire des parents d’adolescents, c’est survivre »

Que pensez-vous de cette phrase de Winnicott ? Donnez un avis personnel.

Introduction :

Etre des parents d’adolescents n’est pas une tâche toujours confortable. C’est une période singulièrement difficile. Un moment où la patience des parents est soumise à l’épreuve de la patience et du lâcher-prise. C’est un moment rude pour les parents et davantage pour le jeune adolescent.

D’un côté, nous avons l’adolescent bouleversé et perdu devant son corps en grande mutation et de l’autre côté, nous avons les parents qui vivent difficilement les comportements déviants et perturbateurs, le sentiment d’avoir perdu leur «  bébé » jadis obéissant et calme.

Dans cette réalité complexe que peuvent-ils faire ? N’ont-ils pas d’autres choix que de survivre ? Faut-il baisser les bras et attendre que cela passe ? Ou au contraire, doivent-ils, au delà de la survie, être présents, jouer leur rôle de parents-conseillers, canalisateurs sans pour autant jouer aux inquisiteurs?

Sujet 2 : Maria Montessori, pédagogue italienne, rapportait ces propos qu’elle tenait d’un enfant de 5 ans : «  Aide-moi à faire tout seul ». Qu’en pensez-vous ?

Conseil :

N’oubliez pas d’établir un plan clair et précis avec :

  • Introduction
  • Développement avec une idée directrice à chaque partie.
  • Conclusion

Introduction :

D’une façon générale, l’éducation est la voie par excellence par laquelle l’enfant fait son entrée dans la vie sociale. Toute œuvre éducative, qu’elle soit familiale, scolaire ou sociale, a des objectifs parmi lesquels : la formation à l’autonomie est capitale.

Pendant les premières années de sa vie l’enfant est entièrement dépendant des adultes. Et une des aspirations profondes de l’éducation est de faire de cet enfant, dépendant, un être libre et autonome, désormais capable de s’assumer. N’est-ce pas pourquoi cet enfant de cinq ans demande à la pédagogue italienne de lui apprendre à faire tout seul ?

Dans le but de mieux examiner cette demande légitime de l’enfant, notre réflexion sera construite sur deux points essentiels. Le premier point sera une réflexion sur l’aide et le soutien que l’enfant attend de l’adulte et dans le second point, nous nous pencherons sur la relation entre le soutien à apporter à l’enfant et l’ouverture à l’autonomie et à l’indépendance de l’apprenant. L’autonomisation ne devrait-elle pas être l’objectif premier et principal de tout projet éducatif ?

b-     Le développement ou corps du travail.

La structure du développement dépend du type de sujet.

Le développement d’un sujet dialectique caractérisé la discussion et l’argumentation, sera structuré autour d’une thèse, d’une antithèse et d’une synthèse.

Tandis que le développement d’un plan comparatif suivra une logique progressive déférente : il commence par une définition élémentaire pour progressivement atterrir sur une définition plus rigoureuse et scientifique. Enchaine ensuite par une étude comparative des ressemblances, des points de similitudes entre les notions en face. Et enfin, une analyse des divergences, une présentation des points de différences, ce qui oppose les deux concepts, les deux faits ou les deux notions.

Celui d’un plan notionnel suit également un développement progressif. Il part d’une définition commune et générale à une définition philosophique. Ensuite, l’analyse de la notion : son actualité, son enjeu, son importance et les différentes notions parallèles. Les problématiques qu’elle soulève.

Pour réussir son développement, il est important d’aérer son argumentation, c’est-à-dire, structurer sa réflexion par paragraphe. Un paragraphe ne doit contenir qu’une seule idée.  L’idée est annoncée de façon claire et précise, ensuite elle est argumentée, expliquée et expliquée et enfin appuyée et illustrée par des exemples et des citations.

c-      La conclusion :

La conclusion, si elle est la dernière partie du travail, elle n’est pas moins importance que les parties précédentes. Elle comprend trois points principaux et tout comme l’introduction elle doit être intégralement rédigée sur le brouillon avant d’être recopiée sur la feuille.

–          Le rappel du sujet

–          La réponse à la question, la résolution que je propose au problème posé par le sujet.

–          L’ouverture du sujet.

Exemples :

Tout au long de notre réflexion nous nous sommes penchés  sur cette affirmation : La seule chose que peuvent faire des parents d’adolescents, c’est survivre. En conclusion, il paraît important que pour une meilleure traversée de cette période transitoire et pour une meilleure entrée dans l’univers des adultes la présence des parents est indispensable. Certes, la période est difficile pour les parents comme pour l’adolescent mais les parents ne peuvent pas se contenter de survivre. Même si l’adolescent les fuit, s’éloigne d’eux et éprouve de l’hostilité envers eux, il n’en demeure pas moins vrai qu’il a besoin d’eux, d’interlocuteurs et d’esprits ouverts. Le parent au-delà de la survie, est invité à établir un nécessaire dialogue ouvert avec l’adolescent pour amorcer certaines rebellions explosives et négocier certains virages délicats. Maintenir à tout prix le dialogue et la communication se serait-il pas un des meilleurs moyens pour le parent et l’adolescent de traverser cette période délicate ?

Exemple 2 :

Dans ce travail, nous avons analysé tour à tour, la nécessaire aide à apporter à l’enfant pendant les débuts de l’apprentissage et la question de l’autonomisation progressive de ce dernier. En conclusion, nous disons que l’éducation joue un rôle essentiel et incontournable dans le processus d’humanisation de l’enfant. Dans ce processus, le maître est central. Pour bien réussir sa mission d’éducateur, il se rend d’abord, présent, disponible et attentif aux besoins de l’enfant. Et ensuite, ce soutien doit aboutir à une seconde tâche fondamentale : rendre l’autonomie et l’indépendance possible à l’enfant. Il s’agit de répondre à son besoin existentiel : «  Aide-moi à faire tout seul ».

NB :

L’usage des citations, des exemples et des connecteurs logiques :

Les références philosophiques ne sont pas indispensables dans la mesure où l’on fait preuve de réflexion personnelle et d’un réel souci de dépassement de l’opinion. Toutefois, la réflexion mérite le plus souvent d’être soutenue par des auteurs qui ont pour la plupart consacré leur vie à la recherche philosophique. Leur travail nous donne des outils pour penser, des pistes de réflexion que l’on peut suivre en aucun cas les citations ne nous  dispensent de réfléchir. Chaque référence doit ainsi être amenée par un argument personnel et ne peut servir que de confirmation ou d’approfondissement par rapport à ce qui au départ vient de soi.

Les transitions  ou connecteurs logiques sont indispensables pour lier les différents éléments de la progression, les différents mouvements entre eux, et pour donner un sens clair à l’orientation choisie. Elles ont deux fonctions : synthétiser le mouvement précédent par une affirmation claire et récapitulative par rapport au sujet, et annoncer le mouvement suivant si possible sous la forme d’une ou plusieurs question(s) bien centrée(s) sur le sujet, elles exposent l’état du problème philosophique et le redéfinissent afin de maintenir une continuité dans l’argumentation.

L’exemple est nécessaire, il permet de présenter les conditions de mise en scène, de représentation et de travail de la notion abstraite, donc le plan de l’expérience réelle ou possible. Le bon exemple est celui qui nous introduit dans   la chaîne de vérification de la vérité de ce qu’on avance, il doit mener la réflexion vers le concept et doit conduire le lecteur vers l’intelligence de l’idée. Le bon exemple a de réelles vertus : communiquer, donner matière à explication, illustrer, faire apparaître, permettre de vérifier la compréhension dans les travaux pratiques de la description, mais surtout, il doit faire venir les concepts, permettre de les convoquer, d’en montrer la puissance explicative.

                                                              Théra

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