Archives mensuelles : octobre 2015

Interview de Laurent Keoul Bolngar

Keoul

Interview de Laurent Keoul Bolngar
« Perspectives éthiques pour une gouvernance efficace au Tchad »
THERA: Bonjour cher Keoul. Je tiens à Vous dire merci d’avoir accepté cette interview. Avant tout j’aimerais savoir quel était le sentiment qui vous a habité pendant toute la rédaction de votre œuvre, sentiment qui permit à l’ouvrage de voir le jour ?

 

KEOUL BOLNGARLaurent KEOUL BOLNGAR
Merci pour l’opportunité que vous me donnez de parler de mon ouvrage. Dans mon avant-propos je faisais relever que j’avais beaucoup hésité avant d’écrire l’ouvrage. J’avais des velléités, à un certain moment, j’étais tenter d’abandonner ou bien de jeter l’éponge, mais je crois qu’il y a eu comme une force intérieure qui me galvanisait et qui me donnait l’énergie qu’il fallait pour arriver au bout. Le jour de la parution de mon ouvrage ma joie était indescriptible, c’est un premier pas, et je me suis dit que je ne pouvais pas m’arrêter à ce niveau.
THERA:Perspectives éthiques pour une gouvernance efficace au Tchad, tel est le titre que vous avez donné à votre œuvre. Au regard du but de la politique : Pouvoir, puissance et conservation de soi au pouvoir. Pourquoi vouloir remettre au cœur de l’action politique l’éthique comme le chemin pour retrouver les moyens d’une bonne gouvernance ? L’action politique dans son essence peut-elle faire chemin avec l’éthique ?

KEOUL BOLNGARLaurent KEOUL BOLNGAR
Globalement si on regarde nos pays et la politique contemporaine, c’est la Realpolitik qui est appliquée à tous les niveaux. Le général de Gaulle disait que la France n’a pas des amis mais plutôt des intérêts. Les Etats sont préoccupés par leurs intérêts que par les principes éthiques. On sacrifie l’idéal au profit des intérêts. Dans certains Etats, les dirigeants n’ont d’autres buts que la conservation du pouvoir au sens machiavélique du terme, tout faire pour durer aussi longtemps que possible au perchoir. Mais avant de parler de l’éthique comme chemin pour retrouver les moyens d’une bonne gouvernance, je voudrais dire que la politique est une notion polysémique. Le monde évolue à une vitesse de croisière avec des implications et des ramifications complexes, et la politique se trouve fortement rattachée à cette évolution de telle sorte qu’en politique s’entremêlent et s’imbriquent les notions de la communauté, de la lutte, de la conservation du pouvoir, de la gestion et de l’économie, la liste n’est pas exhaustive. Dans la conception platonicienne la politique est la science du bien par excellence, pour Platon la politique est inséparable de la morale. C’est son disciple Aristote qui nous donnera une définition éthique de la politique, celle-ci est définie comme la plus haute de toutes les sciences car elle a pour but d’établir le bien de tous au moyen de la justice. C’est les deux notions bien et justice qui m’intéressent ici. La bonne gouvernance est une notion normative donc fondamentalement éthique. Elle met un accent particulier sur la bonne gestion, sur la justice dans les institutions, sur la redevabilité, sur le management des institutions, la probité morale et la conscience professionnelle, etc. De ce point de vue, la politique et l’éthique sont inséparables. Le rôle d’un Etat, est de veiller au bien-être de son peuple, bien nourrir son peuple, bien le soigner, bien l’éduquer. C’est ce que nous formalisons par le sigle SNE. A notre avis, appliquer une politique pareille, c’est faire œuvre de justice et de démocratie.
Dans l’action politique c’est la définition qu’en donne Hannah Arendt dans son ouvrage la condition de l’homme moderne qui semble me donner un bon recadrage de la fragmentation définitionnelle de la politique. Elle conçoit la politique en termes d’action et de la liberté. Les problèmes fondamentaux auxquels nous sommes confrontés dans le monde moderne « sont ceux de l’organisation politique des sociétés de masse et de l’intégration politique du pouvoir technique ». Il s’agit de comprendre en quoi la société de masse et le déploiement de la technique contribuent à mettre en danger les institutions politiques et de savoir si dans ce monde qui a déjà connu un certain type de réponse catastrophique à ses difficultés ayant consisté à vouloir se passer des hommes en tant qu’acteurs., la politique est encore possible,, si elle peut encore avoir un sens pour les citoyens, alors que les expériences de ce siècle semblent montrer qu’elle n’apporte que du malheur et que vivre dans une démocratie de masse soustraite à la terreur n’est pas une condition suffisante pour nous faire échapper à l’impuissance.
Il est bien vrai que l’essence de la politique est l’action mais cette action n’a du sens que dans la mesure où le bien-être et le progrès des citoyens sont recherchés comme finalité. Si les dirigeants pensent qu’ils viennent au pouvoir pour parfaire l’idéologie de leur parti politique ou bien se servir et non servir, ils se trompent et ne savent pas pourquoi ils sont là. Donc tout Etat épris de son peuple et de son bien-être doit appliquer l’égalité des chances, la justice sociale, car il s’agit dans le quotidien de l’action politique de rechercher le bien de l’homme. C’est certaines conceptions idéologiques de la politique qui font déplacer le curseur et font que la politique est assimilée à la terreur, au clientélisme, à la gabegie, au paternalisme etc.
Généralement le discours de l’homme politique est tributaire de l’idéal politique, mais c’est au niveau de l’action que tous les problèmes surgissent. Si le Président de la République est entouré des conseillers c’est pour qu’on puisse l’orienter dans le sens du bien.

THERA:Votre ouvrage est un appel à l’unité, à une sincère rencontre et de cohabitation pacifique et constructive entre les différents groupes ethniques du Tchad. Cette entreprise n’est-elle pas vouée à l’échec dans un contexte, où règne la haine de l’autre ? Ou l’hostilité sans précèdent règne entre certains peuples ? Où un sudiste est étranger et traité comme tel à l’Est du pays ?

 

KEOUL BOLNGARLaurent KEOUL BOLNGAR
Le problème de l’Afrique tout comme du Tchad est celui des communautés culturelles et ethniques qui ont souvent des intérêts antagonistes mais quelques fois identiques. Les aspirations de chaque communauté est de s’emparer du pouvoir, profiter des avantages que recèlent ce denier. C’est ce que J. François Bayart appelle la politique du ventre ou autrement dit « manger l’Etat ». Par exemple pour les votes précisément, ce ne sont pas les programmes d’action des candidats qui font la différence entre les candidats mais uniquement leur appartenance ethnique qui est mise en évidence. Nous avons fait le diagnostic de la cohésion sociale au Tchad en montrant à la fois l’aspiration des uns et des autres à vivre ensemble, les rencontres interreligieuses, les initiatives comme la Journée Nationale de la Cohabitation Pacifique sont positives. Mais il reste à souligner le problème fondamental, c’est le repli communautaire et ethnique qui est très prononcé. Les vraies questions ne sont pas abordées, et on réalise qu’il y a comme une hypocrisie dans l’accueil de l’autre. Pour arriver à vivre ensemble, il faut nécessairement passer par les voies de la justice, du pardon et de la réconciliation. Ce sont les hommes qui font le contexte et non l’inverse, le contexte actuel de peur de l’autre, de la haine de l’autre ou les gens se méfient des uns des autres peut être transformé par l’éducation. D’où l’invitation que j’adresse à l’Etat tchadien de faire de nos écoles et universités un creuset de paix, un lieu de brassage ou les cultures se rencontrent et se côtoient en préservant les intérêts de la République. Car la République est un ensemble des valeurs centrées autour du principe d’égalité de traitement des administrés face à la loi, face à la règle de droit. Il faut briser les liens affectifs entre les administrés et les dirigeants et se focaliser essentiellement sur ce qu’exige le droit. On ne bâtit une nation sur les antagonismes et les replis identitaires mais sur des valeurs unifiées auxquelles chaque entité culturelle se trouve greffée aux autres. Le peuple ignore dans la plupart des cas les principes et les mécanismes fondamentaux de fonctionnement d’un Etat. Seul le savoir peut être un remède à cela.
THERA: L’invitation au changement, est le fil conducteur de l’œuvre. Cette invitation, plus qu’une urgence est un impératif « Catégorique » pour le peuple tchadien, en particulier, et en général pour le continent noir endormi dans un sommeil moribond ». Oui au changement ! Mais d’où doit-il commencer ? De qui viendra-t-il ? Selon vous, qu’est-ce qui doit ou peut être l’élément déclencheur ? Le moteur du basculement tant souhaité ?

 

KEOUL BOLNGARLaurent KEOUL BOLNGAR

Après analyse de notre société tchadienne prise globalement le tableau qui s’offre à nous est celui de la corruption galopante, du tribalisme, de l’intolérance, du gain facile, du recours à l’irrationnel, de la violence, du fanatisme, de l’oisiveté et de la flânerie, de la prévarication, de la dépendance, du parasitisme, de l’impunité, etc. Tel est le poison qui paralyse nos institutions jusqu’aux couches sociales.
Je le disais dans mon ouvrage que le mode opératoire du changement n’est pas une affaire d’un petit groupe. Il s’agit d’un travail au niveau communautaire, bref de tout le peuple tchadien qui doit coupler un changement au niveau de l’agir et de l’être. Personne dans ce combat de changement ne peut se substituer à l’autre ou chercher à changer à la place de l’autre. C’est finalement à chaque niveau que ce changement est envisageable en commençant par l’Etat jusqu’au citoyen lambda. Comme un seul individu, nous devrions dire « non » de manière unanime à certaines pratiques déviantes de notre société.
John Dewey Juriste et Philosophe américain faisait remarquer que le devoir moral suprême de la communauté est d’éduquer. Par la loi et ses punitions, par l’agitation et la discussion sociale, la société peut s’organiser et se former d’une manière plus ou moins fortuite au petit bonheur, par la chance. Mais par l’éducation, la société peut formuler ses propres fins, peut organiser ses propres moyens et ressources et façonner ainsi la direction où elle désire aller.
THERA: Après 20 ans de stabilité, le peuple malien est retombé de plus belle au fond du gouffre. Le peuple sénégalais avec les mouvements du Y’en a marre et autre a éjecté Abdoulaye Wade loin du fauteuil présidentiel. Aujourd’hui le peuple burkinabè, le pays des hommes intègres est plus que jamais décidé pour un Burkina démocratique et délivré de toute forme de dictature. Comment le peuple tchadien suit-t-il l’évolution de cette actualité ? Cela constitue-t-il pour vous un espoir ?

 

KEOUL BOLNGARLaurent KEOUL BOLNGAR

Antoine de Saint Exupéry dans son œuvre le Petit Prince disait que si vous demandez à un peuple d’aller se jeter à la mer, il va se révolter. Tous ces troubles son liés au fait que les institutions en Afrique ne sont pas crédibles. La question fondamentale qui me revient à l’esprit est celle-ci : Pourquoi les leaders africains n’arrivent pas à assumer avec compétence, dignité, honneur et surtout probité morale les fonctions publiques qui leur sont confiées ? La gloutonnerie du pouvoir est ce qui caractérise globalement nos Etats. Ce qui s’est passe au Sénégal et au Burkina est signal fort pour tous les Etats africains. C’est vrai que ce n’est pas transposable partout tellement les situations de chaque pays sont spécifiques. Mais ce qu’il faut retenir, il y une prise de conscience accompagnée d’une volonté de vouloir changer la cours des choses, le peuple sénégalais et burkinabé se sont montrés matures, c’est une leçon à internaliser pour changer les choses. Au Tchad comme partout, nous suivons l’évolution de cette actualité, ce ne sont pas des choses qui laissent indifférents, l’espoir du pouvoir incarné par le peuple commence par devenir une réalité sous certains cieux, mais la poudre de cet espoir ne tardera pas à se répandre sur tout le continent

THERA: Où trouver votre œuvre ? Quel message pour les lecteurs ?

 

KEOUL BOLNGARLaurent KEOUL BOLNGAR

Mon ouvrage est vendu dans les librairies en France. Mais je rassure d’ores et déjà mes lecteurs que les ouvrages seront bientôt disponibles au Tchad.
Monsieur Bolngar, quel message avez-vous aujourd’hui pour ces présidents africains qui font de l’intimidation et la terreur leur cheval de bataille pour s’accrocher désespérément au pouvoir ?

Laurent KEOUL BOLNGAR

Je fais partie de ceux-là qui croient au sacro principe de la démocratie, le pouvoir appartient au peuple et la liberté est l’expression ultime de ce pouvoir. Qui utilise l’épée et de l’intimidation pour régner, son départ du pouvoir sera précipité de la même manière. La question que je me pose est celle-ci : Pourquoi est-il difficile aux dirigeants africains de quitter le pouvoir ? Dans son discours en Ethiopie Obama disait ce qui suit : « Les progrès démocratiques en Afrique sont en danger quand des dirigeants refusent de quitter le pouvoir à l’issue de leur mandat ». Prenant l’Afrique globalement, je peux dire que les dirigeants africains ne sont pas près pour la démocratie, car la plupart d’entre eux ne respectent pas leurs lois fondamentales. Le message que j’adresse aux présidents c’est de quitter le pouvoir quand leur mandat arrive à échéance et de ne pas manipuler la constitution pour y rester. Ils ne sont pas incontournables et inchangeables. Et je demeure aussi de ceux qui croient dure comme fer que le développement de l’Afrique dépend étroitement de la démocratie parce que tous les Africains comme tout le monde aspirent au bien-être et à la liberté. Pour répéter Obama, Personne ne devrait être Président à vie.

 

Cher Keoul, permettez moi je vous exprimer toute ma joie et ma reconnaissance. C’est votre première oeuvre, je souhaite vous interviewer, dans un future très proche, sur les novelles en cours. Merci encore et à très bientôt donc….

 

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Dissertation : « Aide-moi à faire tout seul ». Qu’en pensez-vous ?

Dissertation : Maria Montessori, pédagogue italienne, rapportait ces propos qu’elle tenait d’un enfant de 5 ans : « Aide-moi à faire tout seul ». Qu’en pensez-vous ?
Introduction :
D’une façon générale, l’éducation est la voie par excellence par laquelle l’enfant fait son entrée dans la vie sociale. Toute œuvre éducative, qu’elle soit familiale, scolaire ou sociale, a des objectifs parmi lesquels : la formation à l’autonomie est capitale. Pendant, les premières années de sa vie l’enfant est entièrement dépendant des adultes. Et une des aspirations profondes de l’éducation est de faire de cet enfant, dépendant, un être libre et autonome, désormais capable de s’assumer. N’est-ce pas pourquoi cet enfant de cinq ans demande à la pédagogue italienne de lui apprendre à faire tout seul ? Dans le but de mieux examiner cette demande légitime de l’enfant, notre réflexion sera construite sur deux points essentiels. Le premier point sera une réflexion sur l’aide et le soutien que l’enfant attend de l’adulte et dans le second point, nous nous pencherons sur la relation entre le soutien à apporter à l’enfant et l’ouverture à l’autonomie et à l’indépendance de l’apprenant. L’autonomisation ne devrait-elle pas être l’objectif premier et principal de tout projet éducatif ?

Développement:
Le soutien que l’enfant attend de l’adulte est une nécessité. L’on peut se demander pourquoi l’enfant à t-il besoin d’aide ? Pourquoi pendant les premières années de sa vie, a-t-il nécessairement besoin du soutien de l’adulte ? En réalité, durant les premières années de son existence l’enfant est un être totalement dépendant des adultes. En effet, il arrive les mains vides dans un monde qu’il doit intégrer. Un monde où il doit apprendre à vivre seul et avec les autres, un univers qu’il doit apprivoiser.
Ainsi, l’éducation se présence à lui comme ultime voie d’accès à cet univers au départ inconnu. Pour réussir ce long processus d’incorporation et d’initiation, l’enfant a besoin du soutien de ses parents. En effet, les adultes qui s’occupent de lui matérialisent ce soutien à la fois par leur présence et par leur disponibilité. C’est dire que, le parent doit être là pour l’enfant, se rendre présent et être à son écoute. Car, même avant l’acquisition d’un langage articulé l’enfant communique à travers ses pleurs, son sourire… Il exprime ses besoins à l’adulte qui ne peut les décoder s’il n’est pas présent et suffisamment attentif.

Au fond, l’adulte est celui qui ouvre l’enfant au monde en l’initiant à la vie. Ce rôle d’initiateur est capital. Car l’initiation touche tous les domaines de la vie : familial, social et intellectuel, culturel. Dans les débuts de sa scolarité, l’enfant attend un soutien inconditionnel du maître. Aussi l’adulte se présente-il comme un guide, celui qui l’amène à découvrir les différentes matières scolaires, qui lui offre une méthode d’apprentissage tout en suscitant l’enthousiasme. Cependant, cette méthode n’est qu’un point d’appui. Elle n’atteint son objectif que dans la mesure où l’enfant en s’en servant trouve la sienne propre.
En effet, nous avons affirmé qu’une des premières aides que l’enfant attend de l’adulte est sa présence et sa disponibilité pour le guider, l’orienter et conduire ses premiers pas sur le chemin de la connaissance. Si ce soutien est indispensable, il ne doit en aucun cas avoir sa fin en lui-même. Il est avant tout orienté vers un objectif fondamental : rendre la liberté possible à l’enfant, lui donner la capacité de pouvoir continuer tout seul l’apprentissage. Il est vrai, qu’à la naissance l’enfant est dépendant de l’adulte, mais cet état n’est que provisoire. A travers le processus éducatif, l’éducateur offre à l’éduqué les moyens de pouvoir apprendre tout seul. Il lui donne la possibilité de savoir par lui-même.

Dans cette perspective, l’étymologie du mot éducation peut nous conduire plus loin dans notre approche de la question. En effet, du latin ex-ducere, ce concept signifie «guider, conduire hors de ». Éduquer c’est donc conduire l’individu d’un état à un autre. Il s’agit de conduire l’enfant de cet état de dépendance totale à l’autonomie, à l’indépendance. C’est faire en sorte que l’enfant devienne un sujet libre capable désormais d’apprendre sans avoir nécessairement besoin de l’adulte. Au regard de cette approche, l’éducation peut être considérée comme un chemin et un passage. Un passage continuel où chaque point d’arriver peut constituer un nouveau point de départ car l’apprentissage s’étend sur toute la vie, l’accompagne, l’oriente et lui donne un sens.
Ainsi, l’éducateur n’est pas celui qui sait tout. Au contraire, il est essentiellement un guide. Car l’éducation humaine, loin d’être un dressage, est un chemin, celui de l’humanisation. Puisqu’à la différence du petit animal qui, dès sa naissance possède l’instinct qui lui assure sa survie, le petit de l’homme doit tout apprendre pour s’accomplir pleinement. En outre, l’autonomie qu’il vivra par l’indépendance et la liberté est principalement liée à la possibilité qu’il a d’agir librement, d’assumer des responsabilités et de prendre conscience de son talent. Par exemple, pour réaliser cet objectif l’éducateur permet aux enfants de s’inscrire sur le tableau à double entrée pour le repas de midi, de s’inscrire également sur le tableau des services à effectuer. Les pédagogues Maria MONTESSORI et FREINET, nous enseignent davantage sur cette approche éducative. En effet, pour nos deux auteurs, l’éducation est centrée sur l’action. D’un côté, FREINET soutient qu’il faut, dans le processus éducatif « favoriser l’autonomie » en mettant l’enfant en situation d’agir. De l’autre côté, Maria MONTESSORI définit l’éducateur ou l’adulte comme celui qui incite l’enfant à chercher par lui-même. Pour ces deux célèbres pédagogues il est impératif de donner à l’enfant la possibilité de réguler lui-même son activité, de fixer ses limites, d’établir ses objectifs et de prendre conscience de ses possibilités. Dans cette pédagogie, le maître si sa présence est importante, c’est pour donner à l’enfant un rôle actif, apporter des rectifications et compléter s’il le faut.
En conclusion, nous disons que l’éducation joue un rôle essentiel et incontournable dans le processus d’humanisation de l’enfant. Dans ce processus, le maître est central. Pour bien réussir sa mission d’éducateur, il se rend, d’abord, présent, disponible et attentif aux besoins de l’enfant. Et ensuite, ce soutien doit aboutir à une seconde tâche fondamentale : rendre l’autonomie et l’indépendance possible à l’enfant. Il s’agit de répondre à son besoin existentiel : « Aide-moi à faire tout seul ».

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Dissertation : Quels sont les enjeux du vieillissement de la population ?

Quels sont les enjeux du vieillissement de la population ?
Introduction :
La baisse du taux de natalité, la prolongation de l’espérance de vie et le recul du taux de mortalité entrainent, de plus en plus, le vieillissement de la population dans certains pays occidentaux, notamment en France. Le vieillissement est défini comme un processus d’affaiblissement naturel des facultés physiques et psychiques de la personne lié à son âge. Aussi, le nombre croissant des personnes du troisième âge met-il la société en face de nouveaux enjeux d’ordre économiques, social et environnemental. Notre réflexion sur ces enjeux sera centrée sur trois points à savoir : une nécessaire réadaptation de l’environnement social, une vitale solidarité entre les générations, les enjeux sanitaires et financiers et en dernier lieu le vieillissement comme une source d’emploi et de développement social.

Développement :
Le fulgurant progrès des sciences, de la médecine, l’amélioration des conditions de vie et d’hygiène ont considérablement contribué à la prolongation de l’espérance de vie dans les pays développés. A ces raisons s’ajoute le faible taux de natalité, faisant ainsi du vieillissement de la population une réalité démographique qui place la société actuelle devant des enjeux importants parmi lesquels la nécessité de repenser l’environnement de vie.
En effet, le vieillissement de la population pose le problème du cadre de vie. Repenser l’environnement pour l’adapter aux besoins du vieillissement est un défi important. Car, les personnes âgées ont besoin de vivre dans un milieu qui réponde à leur besoin. Elles ont besoin d’autonomie, ce qui nécessite un espace adéquat, capable de faciliter la réalisation de cette nécessité. L’équipement des immeubles et des appartements en ascenseurs et escaliers faciliterait, en outre, l’autonomisation des personnes âgées. Par ailleurs, la revalorisation des bancs publics, des jardins publics, bien aménagés et bien équipés constituent de nos jours des projets importants dont leur réalisation créera un espace vital favorisant le vieillissement dans des meilleures conditions.
Dans la même perspective, le vieillissement fait appel à l’affaiblissement progressif des facultés physiques et psychiques de la personne. C’est dire que, leur santé devient une priorité. Elles ont besoin d’un service d’assistance sanitaire efficace et adapté, d’une prise en charge indéfectible. D’où l’importance de développer, davantage, les systèmes d’assurance et de sécurité sociale. Il revient à la société d’aider les personnes âgées à vivre le plus longtemps possible en bonne santé. Et une façon concrète de matérialiser ce soutien passe par la possibilité qui leur est accordée de faire des activités sportives dans des espaces appropriés, en leur fournissant un soutien psychologique et une meilleure alimentation possible. La société doit également maintenir une vie sociale riche en bannissant l’isolement et l’exclusion. En effet, les charges liées à la prise en charge des personnes âgées augmentent et nécessitent d’énormes dépenses financières. Car, le nombre des personnes âgées dépendantes est croissant.
Par ailleurs, la solidarité entre les générations se présente comme un enjeu préoccupant. En effet, la proximité, la solidarité vécue entre les générations est capitale. Nous vivons dans une société en profonde mutation, c’est aussi une société obsédée par le « jeunisme », la recherche d’une apparence toujours attractive. Vivre solidaire des personnes âgées est donc de nos jours un défi majeure pour notre société. Il est donc important pour notre société moderne capitaliste de changer de regard sur le vieillissement et les personnes âgées. Au lieu de percevoir la vieillisse comme une décadence physique et une perte d’autonomie mais comme une nouvelle vie. A la place de l’isolement et de l’exclusion, établir des liens d’échanges, de communication et de véritable communion. Il s’agit, d’aider les personnes âgées à vivre cette étape de leur vie comme un nouveau souffle. Leur donner l’opportunité d’explorer encore leurs ressources et leurs capacités créatives pour « pétiller, rayonner et donner encore avant de mourir », comme le souligne Mme Maximilienne Levet-Gautrat, dans La Psychologie des personnes âgées, P. 34, Réf : 413.0309. Cette solidarité se concrétise par une présence effective aux côtés des personnes âgées, par une prise en compte de leurs besoins réels. Il s’agit surtout de les intégrer dans l’élaboration des projets qui les concernent. Par ailleurs, notons que le vieillissement de la population est également une source d’emploi et de développement social. Car, le vieillissement de la population est une opportunité pour valoriser la formation et l’emploi des aides à domiciles, des aides-soignants et des infirmières.
Conclusion :
Le vieillissement est un phénomène naturel qui, à un certain âge, touche tout individu. Le vieillissement est caractérisé par une diminution de la force physique, des capacités visuelles, auditives de la personne. Dès lors les enjeux de cette étape nécessitent une attention particulière de la part de la société actuelle. Car c’est un appel à intégrer les personnes âgées et leur besoins existentiels dans ses projets sociopolitiques et économiques, dans le but de créer un environnement accueillant et épanouissant pour un vieillissement heureux.

THERA Joseph

 

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Petite idée pour dissertation : Etes-vous d’accord avec la phrase suivante : « On vieillit comme on a vécu ». 1è et Terminale

Petite idée pour dissertation : Etes-vous d’accord avec la phrase suivante : « On vieillit comme on a vécu ».

Je partage cette affirmation dans la mesure où notre pensée, notre façon de concevoir la vie a une implication directe sur notre attitude quotidienne. En grandissant ce que nous sommes s’affermit et s’affirme à travers nos choix, nos attitudes quotidiennes. Ainsi, les traits de caractères acquis et développés durant les premières années de la vie ont tendance à s’affermissent au file des années. Ces caractères qu’ils soient positifs ou négatifs, traduisent dans certaines circonstances notre personnalité, notre être. En effet, un individu dont le vécu est marqué, dès son jeune âge, par une vision négative des choses et de la vie, un regard négatif sur les différents événements qui surviennent dans sa vie vieillira dans une dynamique de la négativité. Il accueillera, très probablement, sa vieillesse comme une dégradation, une tragédie.
Par exemple, une identité fondée exclusivement sur la force physique, la beauté envisagée selon les canons de la jeunesse aura beaucoup de difficulté à se maintenir et à permettre une solution positive à la crise de la vieillesse. Nous avons l’exemple de Monsieur N. chez qui la peur de vieillir resurgit et devient un obstacle qui l’empêche d’accueillir la vieilles positivement. Par contre, une personne qui a grandi dans la positivité, qui vécu chaque instant avec ouverture d’esprit et sérénité vieillira, certainement, épanouie. Elle adoptera une attitude positive face à la vieillesse. Elle trouvera de nouvelles motivations pour vivre sa vieillesse dans l’acceptation et la reconnaissance de beaux souvenirs. Toutefois, notons que cette affirmation demande une certaine nuance. Il est vrai que nous sommes le résultat de ce que nous apprenons, cultivons, cependant, la nature humaine est changeante.et en plus l’être humain est un ensemble de possibilité, dotée d’une capacité certaine d’apprentissage et d’adaptation. Donc vieillir comme l’on a vécu ne se vérifie pas dans tous les cas et ne peut être appliqué à tous.

THERA Joseph

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Dissertation: Comment la société actuelle perçoit-elle les personnes âgées ? Classe de 1è et de Terminale

 

1- Sujet de réflexion et de petite dissertation :
 Comment la société actuelle perçoit-elle les personnes âgées ?
 Qu’est-ce que cela implique-t-elle sur leur comportement ?
 Quels conseils donneriez-vous pour que ce passage ne soit pas vécu uniquement comme une dégradation physique et intellectuelle mais bien comme un second souffle, une nouvelle vie ?

Introduction :
La puberté et l’adolescence sont deux périodes profondément marquées par une croissance physique rapide, l’éveil des facultés intellectuelles de l’enfant, une période de la croissance où l’enfant se pose en s’opposant. Contrairement à ces périodes du développement, devenir une personne âgée est synonyme d’une dégradation des facultés cognitives, d’une fatigue corporelle régulière provoquée par une dévitalisation progressive de certains organes et le plus dur est certainement le regard de la société actuelle sur la vieillesse. Quel regard, la société actuelle, obsédée par le jeunisme, par la beauté, la vigueur et la rentabilité, porte-elle sur les personnes âgées ? Pour mieux cerner cette problématique, notre réflexion sera structurée en trois points. D’abord, quel regard la société actuelle port-elle sur les personnes âgées ? Ensuite, quelles sont les implications de ce regard sur le comportement des personnes âgées et enfin, quels conseils donner pour que cette étape de la vie soit accueillie comme une nouvelle vie, un second souffle ?

Développement :

Nous évoluons dans une société qui élève le capitalisme en valeur absolue, synonyme de rentabilité et de productivité. Une société utilitariste où la valeur de l’homme tend à se ramener à sa capacité productive. La société actuelle ainsi obsédée par l’utilité et l’avoir a une conception déshumanisante de la personne âgée. Cette dernière est perçue comme encombrante, considérée comme une charge inutile. Par ailleurs, la société actuelle est aussi celle de l’exaltation du jeunisme, de la beauté et de la vigueur. Une société où l’éclat corporel est placé en unité de mesure. Aussi la dégradation physique qui caractérise le processus du vieillissement lui fait-elle peur. Ainsi, en fuyant et en luttant contre les signes annonciateurs de notre propre vieillissement, nous rejetons la vieillesse et les personnes âgées.

En outre, ce regard négatif porté sur le vieillissement et les personnes âgées n’est pas sans conséquences graves sur leur comportement. Comment vivre cette nouvelle étape de la vie dans une société terrifiée par les traits caractéristiques du vieillissement ? S’intégrer et d’épanouir dans une telle société n’est pas une tâche facile. A défaut d’une bonne intégration au sein de la société active, les personnes âgées se réfugient dans la plainte et se révolte contre un système qui les isole.

En effet, dans la société actuelle la personne âgée se trouve dans une double situation inconfortable. D’un côté, elle fait face aux changements profonds qui s’opèrent sur elle : la diminution des capacités auditive, visuelle, la dégradation physique. Et de l’autre côté, elle est dans une société qui l’ignore et l’isole de la vie sociale active. Dans ce contexte difficile si l’individu n’est pas suffisamment fort pour braver cette hostilité et se faire une place, d’accueillir avec un esprit positif et ouvert cette étape de la vie, il se résignera, adoptera un comportement désobligeant. Il peut ainsi se conforter dans une attitude capricieuse et peu coopérant. Par ailleurs, le sentiment d’impuissance et d’inutilité que la société lui fait ressentir peu provoquer chez lui la colère et plus encore le désir du suicide.
La personne âgée mal perçue et mal accueillie par la société actuelle doit-elle se résigner, baisser les bras et attendre la mort ? La réponse à cette question est sans doute non ! Même à la retraite et malgré la fatigue physique la personne âgée a une vie à vivre. René LAFORESTRIE, dans la page 69 du cours, ne dit-il pas qu’il en a rencontré qui portaient en elles une vie dont peu d’entre nous soupçonnent l’existence. Cela prouve que devenir une vieille personne ne marque pas la fin de la vie. Même dans la vieillesse elles ont encore des ressources en elles capables de les mettre au dessus des barrières d’isolement et d’exclusion que la société actuelle crée.
Une personne âgée peut être dotée d’une créativité certaine, dont l’exploitation peut être une source d’épanouissement et de bonheur. A la place de l’exclusion et de l’isolement, la société actuelle a une responsabilité envers les personnes du troisième âge : celle d’instaurer un échange riche entre les générations, de créer des ponts de communication et d’une véritable communion à la place des barrières discriminatoires. Dans ce sens, la société traditionnelle africaine valorise la personne âgée. En réalité, elle est synonyme de sagesse. Elle est dépositaire du savoir, détentrice de l’histoire de sa société, maître et enseignant du savoir-vivre-ensemble. Ainsi, la personne âgée est un trésor, un recours indispensable, une fierté familiale et sociale. N’est-ce pas dans ce sens que l’écrivain Seydou BADIAN affirme ce qui suit : « En Afrique un vieillard qui meurt est une bibliothèque qui brûle ». Et dans la même logique, Maximilienne Levet-Gautrat, nous invite à voir au-delà de la maladie, de l’affaiblissement physique et psychique, la vie que porte la personne âgée. Pour elle, le troisième âgé est un second souffle, une phase à vivre pleinement, de façon « Flamboyante », car dit-elle, la personne âgée doit rayonner, pétiller et donner encore avant de mourir.
Conclusion :
Lorsque nous observons attentivement l’évolution de notre société, l’on se rend à l’évidence que les personnes âgées ne sont pas bien perçues. La société pour sur elle un regard peu accueillant. La recherche de la vigueur, de la productivité et du jeunisme adulé, provoque un regard dévalorisant sur la vieillesse et plus loin sur la personne âgée elle-même. Faut-il continuer à fuir désespérément le vieillissement, s’éloigner des personnes âgées en les isolant, ou au contraire changer notre regard er assumer pleinement notre responsabilité : celle d’être présent, d’aider les personne âgées à vivre le troisième âge comme un second souffle, une nouvelle vie, leur témoigner de la reconnaissance et de la gratitude pour avoir été des bâtisseurs, des pionniers et entrepreneurs.

THERA Joseph

A vos plumes

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Dissertation : « La seule chose que peuvent faire des parents d’adolescents, c’est survivre » classe 1è et Terminale et t

Dissertation : « La seule chose que peuvent faire des parents d’adolescents, c’est survivre »
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Introduction:
Être des parents d’adolescents n’est pas une tâche toujours confortable. C’est une période singulièrement difficile. Un moment où la patience des parents est soumise à l’épreuve de la patience et du lâcher-prise. C’est un moment rude pour les parents et davantage pour le jeune adolescent. D’un côté, nous avons l’adolescent bouleversé et perdu devant son corps en grande mutation et, de l’autre côté, nous avons les parents qui vivent difficilement les comportements déviants et perturbateurs, le sentiment d’avoir perdu leur « bébé » jadis obéissant et calme. Dans cette réalité complexe que peuvent-ils faire ? N’ont-ils pas d’autres choix que de survivre ? Faut-il baisser les bras et attendre que cela passe ? Ou au contraire, doivent-ils, au delà de la survie, être présents, jouer leur rôle de parents-conseillers, canalisateurs sans pour autant jouer aux inquisiteurs?

Développement:
Pour mieux traverser cette période agitée avec leur adolescent, la seule survie ne suffit pas. Les parents sont appelés à vivre et à jouer leur rôle de parents d’adolescent. Notamment celui d’être présents à ses côtés quand il le faut et l’accompagner en l’aidant à se faire une place dans l’univers des adultes.

En réalité, pour traversée l’adolescence et s’envoler vers l’âge adulte le jeune enfant à plus que jamais besoin de ses parents, de leur amour et de leur présence. Il s’agit d’être présent et non envahissant. L’enfant a besoin de grandir. Et pour que ce besoin se réalise de façon effective, il faut une nécessaire rupture avec les parents dont la présence envahissante semble le maintenir dans son passé. Si l’adolescent s’éloigne de ses parents, s’isole et fuit les espaces communs qui le rapprochent de ces derniers, c’est parce qu’il veut avoir un espace à lui, son territoire. Ce désir se vivre loin ou caché du regard parental exprime son besoin de liberté et d’indépendance. Dans ce contexte, jouer efficacement son rôle de parents ne va pas de soi.

Malgré, la distance créée et voulue par l’adolescent, ses réactions violentes et agressives, les parents sont appelés à être présents, être là pour lui. Mais une présence discrète et respectueuse de l’intimité de l’adolescent. En effet, toute autorité à cet âge est vécue comme pesante et généralement sa nécessité n’est pas bien comprise par l’adolescent. Il est évident que le poursuivre d’interrogatoires soupçonneux n’est ni la meilleure façon d’être présent ni la meilleure manière de tenir le rôle de parents durant cette période. De même vouloir tout savoir, suivre le plus petit détail de la vie de l’adolescent entraine à coup sûr une situation conflictuelle et explosive. Les parents, soumis à cette réalité complexe, peuvent naturellement éprouvés l’angoisse, la tentation de baisser les bras et de survivre tout simplement.

Toutefois, la simple survie ne suffit pas, ils doivent accompagner avec subtilité et habilité, en adaptant les méthodes d’éducations, en trouvant la bonne distance, savoir se rendre présent et intervenir de façon adéquate et au bon moment. Savoir tenir le cap en conciliant fermeté et souplesse surtout quand l’adolescent affiche délibérément des attitudes provocatrices et conflictuelles. Car au final le parent demeure celui qui doit canaliser l’enfant pendant cette traversée tumultueuse, l’amener à éviter les extrêmes en fixant avec fermeté et tact les lignes rouges.

En conclusion, il paraît important que pour une meilleure traversée de cette période transitoire et pour une meilleure entrée dans l’univers des adultes la présence des parents est indispensable. Certes, la période est difficile pour les parents comme pour l’adolescent mais les parents ne peuvent pas se contenter de survivre. Même si l’adolescent les fuit, s’éloigne d’eux et éprouve de l’hostilité envers eux, il n’en demeure pas moins vrai qu’il a besoin d’eux, d’interlocuteurs et d’esprits ouverts. Le parent au-delà de la survie, est invité à établir un nécessaire dialogue ouvert avec l’adolescent pour amorcer certaines rebellions explosives et négocier certains virages délicats.

                                                                        THERA Joseph.

A vos plumes !

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