Dissertation philosophique: Autrui peut-il être pour moi autre chose qu’un obstacle ou moyen ?

Autrui peut-il être pour moi autre chose qu’un obstacle ou moyen ?

 

Il est de plus en plus rare de voir quelqu’un s’effacer de lui-même pour laisser passer avant lui une autre personne eu égard à son âge ou à sa condition. Le contraire se donne le plus souvent à observer : c’est à celui qui passera le premier. La politesse la plus élémentaire serait-elle devenue pur artifice à reléguer dans le passé ? Serions-nous, d’une manière générale, devenus incapables de percevoir autrui autrement que comme une gêne ou un atout ?

À chacun de s’interroger : autrui peut-il être pour moi autre chose qu’un obstacle ou un moyen ?

Nous commencerons par analyser la question afin d’élaborer un cheminement qui nous permette de lui apporter une réponse en connaissance de cause. Nous serons ainsi amenés à déterminer, pour le cas où autrui s’avérerait ne pas être susceptible d’être traité comme un obstacle et un moyen, quel autre statut il nous faudrait lui reconnaître.

Notre interrogation porte sur la relation à autrui. Elle demande d’envisager si je puis voir en lui, ou faire de lui, autre chose qu’un obstacle ou un moyen. Autrui est celui ou celle à qui je suis susceptible d’avoir affaire et qui, comme moi, est une personne. Je le considérerai comme un obstacle si je vois en lui celui qui s’interpose entre moi et ce que je cherche à faire ou atteindre. Je le considérerai comme un moyen si je vois en lui celui qui me permet de parvenir à mes fins. Il s’agit donc pour moi de savoir si mon alter ego non seulement est susceptible d’être considéré par moi sans que j’y vois une source d’empêchement à obtenir ce que je recherche ou d’auxiliaire pour l’obtenir, mais encore s’il serait bon, légitime, que je le considère de cette manière différente.

Si nous nous posons une telle question, c’est parce qu’il existe une tendance à se servir d’autrui dans notre propre intérêt et de l’éliminer quand il nous gêne. Reconnaissons que l’essor de l’individualisme à notre époque, ainsi que celui de l’égoïsme auquel il conduit souvent, n’arrangent rien à l’affaire. Si nous n’y prenons garde, nous sommes portés à ne plus penser qu’à nous-mêmes. Pourtant, dans le même temps, nous revendiquons à notre profit un droit inconditionnel à tous les égards du monde… Le langage lui-même nous pousse à nous mettre en avant et à faire passer les autres en second : utiliser le mot autrui pour désigner son semblable, n’est-ce pas déjà le désigner par rapport à soi, que l’on fait passer en premier ?

En me demandant si autrui peut être pour moi autre chose qu’un obstacle ou un moyen, nous serons conduits à nous demander si je ne lui dois pas des égards que ma façon, ordinaire, de le considérer lui refuserait. Se trouvera alors posé un problème éthique de première importance, celui de l’estime en laquelle je devrais me sentir obligé de tenir autrui.

Il conviendra de se demander d’abord à quel titre autrui pourrait être pour moi autre chose qu’un obstacle ou un moyen afin d’être à même, ensuite, de déterminer ce qu’il serait possible et légitime qu’autrui soit pour moi.

Autrui ne doit-il pas être autre chose pour moi qu’un obstacle ou un simple moyen en raison de l’aliénation qu’engendrerait pour lui le fait d’être traité de la sorte ?

De fait, si j’utilise autrui comme le moyen de parvenir à mes propres fins et que j’y parvienne, autrui est dépouillé de son humanité. En d’autres termes, il me sert et j’en profite. Supposons que je sois chef d’entreprise et que j’ai besoin de recruter du personnel. Si je ne vois dans la personne que j’embauche que le moyen d’accomplir les tâches que je lui confie, sans égard pour ses dispositions personnelles, qui lui permettraient d’occuper un poste mieux adapté à ses capacités et qui lui permettraient d’être mieux rémunéré, je le traite comme un pur moyen, je m’en sers, je l’exploite. En pareil cas, je ne traite pas mon employé comme une personne, mais comme un outil.

De la même façon, si je ne vois en autrui qu’une source d’empêchement à atteindre mes propres fins, je ne lui accorde aucune considération, je lui dénie son statut d’être humain. Imaginons à présent que mon entreprise soit en difficulté et qu’il me faille envisager de licencier du personnel. Si je le fais sans me soucier des conséquences, parfois dramatiques, d’un tel licenciement pour ceux qu’il touchera, je les ravale au rang d’objets dont on se défait quand on n’en a plus l’usage.

S’il me faut considérer autrui autrement que comme un obstacle ou moyen, n’est-ce pas au nom d’une obligation qui découle de notre commune humanité ? Puis-je lui refuser ce que j’exigerais pour moi-même ? Je demande à être servi au mieux de mes intérêts et considère être alors dans mon bon droit. Je ne saurais être conséquent avec moi-même en refusant moi-même de servir autrui au mieux de ses intérêts ! N’est-ce pas ce que Kant mettait en théorie lorsqu’il disait que la maxime de notre action devait pouvoir être érigée en loi universelle ? Il me faut agir en tenant compte de l’intérêt des autres si je veux qu’il en soit de même pour moi.

Lorsqu’il s’agit d’autrui, nous ne saurions agir à son égard, semble-t-il, autrement que de la façon dont nous demandons qu’il se comporte à notre égard. Nous ne saurions être sujets de droits que nous ne reconnaîtrions pas aux autres. Je ne saurais me comporter en être libre, autonome, sans voir en autrui cet autre être libre , qui demande, lui aussi, à jouir de son autonomie dans les relations que je puis avoir avec lui. Nous ne saurions écarter de notre chemin les personnes qui s’y trouvent placées sous prétexte qu’elles nous gênent. Nous n’en avons pas le droit Ainsi, de quel droit, dans Bel Ami de Maupassant, Georges Duroy provoque-t-il en duel un autre homme, à peine connu de lui ? Le fait que celui-ci l’ait critiqué dans un journal et qu’il se soit mis ainsi en travers de son chemin vers le succès, ne saurait justifier une telle conduite. Imaginons tous les hommes régler ainsi leurs problèmes, ils auraient tôt fait de s’entredétruire. D’ailleurs, dans l’exemple cité, le journaliste n’était-il pas dans son bon droit ? Il nous faut respecter les droits d’autrui, ce que la déclaration universelle des droits de l’homme réclame de nous, en exigeant pour tout homme le respect qui lui est dû.

Il est clair à présent que nous ne saurions traiter autrui comme un obstacle ou un moyen en raison du respect qui lui est dû. Autrui n’est pas une chose, c’est une personne ! Je dois, en conséquence, le considérer comme un être en droit de s’assigner à lui-même ses propres fins. Kant disait dans l’Anthropologie du point de vue pragmatique :  » que l’homme puisse disposer du  » je  » dans sa représentation : voilà qui l’élève à l’infini au-dessus de tous les autres vivants sur la terre. Il est par là une personne, et en vertu de l’unité de la conscience maintenue à travers tous les changements qui peuvent lui advenir, une seule et même personne, c’est-à-dire un être totalement distinct, par le rang et par la dignité, des choses « .

Aussi la relation de soi à autrui doit-elle être fondée sur le respect de l’autre, et un tel respect exige désintéressement envers la personne d’autrui et, donc, les idées de moyens et d’obstacle doivent disparaître pour laisser place à celle de cette fin en soi qu’est la personne humaine

 

C’est Kant, de fait, qui donne ses lettres de noblesse philosophique à l’ idée de personne humaine. Dans sesFondements de la métaphysique des mœurs, il établit le caractère absolu de la personne humaine, qu’il distingue de la valeur toute relative de la chose. L’idée de personne repose sur le statut rationnel de l’homme, d’où découle sa valeur absolue de sujet. L’homme est, en effet, un être qui s’assigne à lui-même ses propres fins au moyen de la raison. Nul ne saurait les lui imposer à sa place. C’est ce qui lui confère sa dignité de  » fin en soi « , dont sont dépourvues les choses, qui tiennent leur valeur de la fonction quelles remplissent. L’impératif moral se formule ainsi :  » agis de telle sorte que tu traites l’humanité aussi bien dans ta personne que dans la personne de tout autre, toujours en même temps comme une fin, et jamais simplement comme un moyen « . La personne, comprise comme un être rationnel et autonome, porte en effet en elle-même la valeur totale de l’humanité, l’idée de l’homme universel à respecter. Bafouer un homme, c’est bafouer l’humanité.

L’homme est une fin en soi. C’est sa nature de personne qui lui confère ce statut, avons-nous dit. Revenons, pour le comprendre, à la situation du chef d’entreprise qui serait amené à licencier du personnel. S’il n’a pas d’autre alternative, il devra tout mettre en œuvre pour aider ses employés à affronter la situation qui découle de son choix. Il devra, par exemple, les aider à retrouver un emploi. Un employé ne saurait être traité comme un simple  » employé  » qui cesserait d’exister des l’instant où il ne serait plus employé. Même si on ne peut plus lui donner de travail, il continue d’avoir les besoins que son travail lui permettait de satisfaire. Et il doit lui-même pouvoir y subvenir. On ne saurait donc envisager de faire de lui, par la suite, un assisté perpétuel.

Autrui peut donc et doit même être considéré par moi comme une fin en soi, et non être pour moi un simple moyen ou un obstacle, ce qui aurait pour effet de lui faire perdre sa dignité de personne. C’est ce que la loi morale nous rappelle en nous obligeant à respecter autrui.

Sans cette loi et le respect auquel elle nous oblige, le monde ne serait-il pas que déchaînement de haine et recherche du profit, et le plus grand danger pour l’homme ne serait-il pas alors l’homme lui-même ?

D’après la copie de Ségolène Basso,
élève en Terminale L à Saint Pierre Chanel en 2000-2001,
revue et corrigée par Michel Pérignon

Source : http://mper.perso.infonie.fr/dissert/autrom.html

 

 

Il est de plus en plus rare de voir quelqu’un s’effacer de lui-même pour laisser passer avant lui une autre personne eu égard à son âge ou à sa condition. Le contraire se donne le plus souvent à observer : c’est à celui qui passera le premier. La politesse la plus élémentaire serait-elle devenue pur artifice à reléguer dans le passé ? Serions-nous, d’une manière générale, devenus incapables de percevoir autrui autrement que comme une gêne ou un atout ?

À chacun de s’interroger : autrui peut-il être pour moi autre chose qu’un obstacle ou un moyen ?

Nous commencerons par analyser la question afin d’élaborer un cheminement qui nous permette de lui apporter une réponse en connaissance de cause. Nous serons ainsi amenés à déterminer, pour le cas où autrui s’avérerait ne pas être susceptible d’être traité comme un obstacle et un moyen, quel autre statut il nous faudrait lui reconnaître.

Notre interrogation porte sur la relation à autrui. Elle demande d’envisager si je puis voir en lui, ou faire de lui, autre chose qu’un obstacle ou un moyen. Autrui est celui ou celle à qui je suis susceptible d’avoir affaire et qui, comme moi, est une personne. Je le considérerai comme un obstacle si je vois en lui celui qui s’interpose entre moi et ce que je cherche à faire ou atteindre. Je le considérerai comme un moyen si je vois en lui celui qui me permet de parvenir à mes fins. Il s’agit donc pour moi de savoir si mon alter ego non seulement est susceptible d’être considéré par moi sans que j’y vois une source d’empêchement à obtenir ce que je recherche ou d’auxiliaire pour l’obtenir, mais encore s’il serait bon, légitime, que je le considère de cette manière différente.

Si nous nous posons une telle question, c’est parce qu’il existe une tendance à se servir d’autrui dans notre propre intérêt et de l’éliminer quand il nous gêne. Reconnaissons que l’essor de l’individualisme à notre époque, ainsi que celui de l’égoïsme auquel il conduit souvent, n’arrangent rien à l’affaire. Si nous n’y prenons garde, nous sommes portés à ne plus penser qu’à nous-mêmes. Pourtant, dans le même temps, nous revendiquons à notre profit un droit inconditionnel à tous les égards du monde… Le langage lui-même nous pousse à nous mettre en avant et à faire passer les autres en second : utiliser le mot autrui pour désigner son semblable, n’est-ce pas déjà le désigner par rapport à soi, que l’on fait passer en premier ?

En me demandant si autrui peut être pour moi autre chose qu’un obstacle ou un moyen, nous serons conduits à nous demander si je ne lui dois pas des égards que ma façon, ordinaire, de le considérer lui refuserait. Se trouvera alors posé un problème éthique de première importance, celui de l’estime en laquelle je devrais me sentir obligé de tenir autrui.

Il conviendra de se demander d’abord à quel titre autrui pourrait être pour moi autre chose qu’un obstacle ou un moyen afin d’être à même, ensuite, de déterminer ce qu’il serait possible et légitime qu’autrui soit pour moi.

Autrui ne doit-il pas être autre chose pour moi qu’un obstacle ou un simple moyen en raison de l’aliénation qu’engendrerait pour lui le fait d’être traité de la sorte ?

De fait, si j’utilise autrui comme le moyen de parvenir à mes propres fins et que j’y parvienne, autrui est dépouillé de son humanité. En d’autres termes, il me sert et j’en profite. Supposons que je sois chef d’entreprise et que j’ai besoin de recruter du personnel. Si je ne vois dans la personne que j’embauche que le moyen d’accomplir les tâches que je lui confie, sans égard pour ses dispositions personnelles, qui lui permettraient d’occuper un poste mieux adapté à ses capacités et qui lui permettraient d’être mieux rémunéré, je le traite comme un pur moyen, je m’en sers, je l’exploite. En pareil cas, je ne traite pas mon employé comme une personne, mais comme un outil.

De la même façon, si je ne vois en autrui qu’une source d’empêchement à atteindre mes propres fins, je ne lui accorde aucune considération, je lui dénie son statut d’être humain. Imaginons à présent que mon entreprise soit en difficulté et qu’il me faille envisager de licencier du personnel. Si je le fais sans me soucier des conséquences, parfois dramatiques, d’un tel licenciement pour ceux qu’il touchera, je les ravale au rang d’objets dont on se défait quand on n’en a plus l’usage.

S’il me faut considérer autrui autrement que comme un obstacle ou moyen, n’est-ce pas au nom d’une obligation qui découle de notre commune humanité ? Puis-je lui refuser ce que j’exigerais pour moi-même ? Je demande à être servi au mieux de mes intérêts et considère être alors dans mon bon droit. Je ne saurais être conséquent avec moi-même en refusant moi-même de servir autrui au mieux de ses intérêts ! N’est-ce pas ce que Kant mettait en théorie lorsqu’il disait que la maxime de notre action devait pouvoir être érigée en loi universelle ? Il me faut agir en tenant compte de l’intérêt des autres si je veux qu’il en soit de même pour moi.

Lorsqu’il s’agit d’autrui, nous ne saurions agir à son égard, semble-t-il, autrement que de la façon dont nous demandons qu’il se comporte à notre égard. Nous ne saurions être sujets de droits que nous ne reconnaîtrions pas aux autres. Je ne saurais me comporter en être libre, autonome, sans voir en autrui cet autre être libre , qui demande, lui aussi, à jouir de son autonomie dans les relations que je puis avoir avec lui. Nous ne saurions écarter de notre chemin les personnes qui s’y trouvent placées sous prétexte qu’elles nous gênent. Nous n’en avons pas le droit Ainsi, de quel droit, dans Bel Ami de Maupassant, Georges Duroy provoque-t-il en duel un autre homme, à peine connu de lui ? Le fait que celui-ci l’ait critiqué dans un journal et qu’il se soit mis ainsi en travers de son chemin vers le succès, ne saurait justifier une telle conduite. Imaginons tous les hommes régler ainsi leurs problèmes, ils auraient tôt fait de s’entredétruire. D’ailleurs, dans l’exemple cité, le journaliste n’était-il pas dans son bon droit ? Il nous faut respecter les droits d’autrui, ce que la déclaration universelle des droits de l’homme réclame de nous, en exigeant pour tout homme le respect qui lui est dû.

Il est clair à présent que nous ne saurions traiter autrui comme un obstacle ou un moyen en raison du respect qui lui est dû. Autrui n’est pas une chose, c’est une personne ! Je dois, en conséquence, le considérer comme un être en droit de s’assigner à lui-même ses propres fins. Kant disait dans l’Anthropologie du point de vue pragmatique :  » que l’homme puisse disposer du  » je  » dans sa représentation : voilà qui l’élève à l’infini au-dessus de tous les autres vivants sur la terre. Il est par là une personne, et en vertu de l’unité de la conscience maintenue à travers tous les changements qui peuvent lui advenir, une seule et même personne, c’est-à-dire un être totalement distinct, par le rang et par la dignité, des choses « .

Aussi la relation de soi à autrui doit-elle être fondée sur le respect de l’autre, et un tel respect exige désintéressement envers la personne d’autrui et, donc, les idées de moyens et d’obstacle doivent disparaître pour laisser place à celle de cette fin en soi qu’est la personne humaine

C’est Kant, de fait, qui donne ses lettres de noblesse philosophique à l’ idée de personne humaine. Dans sesFondements de la métaphysique des mœurs, il établit le caractère absolu de la personne humaine, qu’il distingue de la valeur toute relative de la chose. L’idée de personne repose sur le statut rationnel de l’homme, d’où découle sa valeur absolue de sujet. L’homme est, en effet, un être qui s’assigne à lui-même ses propres fins au moyen de la raison. Nul ne saurait les lui imposer à sa place. C’est ce qui lui confère sa dignité de  » fin en soi « , dont sont dépourvues les choses, qui tiennent leur valeur de la fonction quelles remplissent. L’impératif moral se formule ainsi :  » agis de telle sorte que tu traites l’humanité aussi bien dans ta personne que dans la personne de tout autre, toujours en même temps comme une fin, et jamais simplement comme un moyen « . La personne, comprise comme un être rationnel et autonome, porte en effet en elle-même la valeur totale de l’humanité, l’idée de l’homme universel à respecter. Bafouer un homme, c’est bafouer l’humanité.

L’homme est une fin en soi. C’est sa nature de personne qui lui confère ce statut, avons-nous dit. Revenons, pour le comprendre, à la situation du chef d’entreprise qui serait amené à licencier du personnel. S’il n’a pas d’autre alternative, il devra tout mettre en œuvre pour aider ses employés à affronter la situation qui découle de son choix. Il devra, par exemple, les aider à retrouver un emploi. Un employé ne saurait être traité comme un simple  » employé  » qui cesserait d’exister des l’instant où il ne serait plus employé. Même si on ne peut plus lui donner de travail, il continue d’avoir les besoins que son travail lui permettait de satisfaire. Et il doit lui-même pouvoir y subvenir. On ne saurait donc envisager de faire de lui, par la suite, un assisté perpétuel.

Autrui peut donc et doit même être considéré par moi comme une fin en soi, et non être pour moi un simple moyen ou un obstacle, ce qui aurait pour effet de lui faire perdre sa dignité de personne. C’est ce que la loi morale nous rappelle en nous obligeant à respecter autrui.

Sans cette loi et le respect auquel elle nous oblige, le monde ne serait-il pas que déchaînement de haine et recherche du profit, et le plus grand danger pour l’homme ne serait-il pas alors l’homme lui-même ?

D’après la copie de Ségolène Basso,
élève en Terminale L à Saint Pierre Chanel en 2000-2001,
revue et corrigée par Michel Pérignon

Source : http://mper.perso.infonie.fr/dissert/autrom.html

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