Fraçois Hollande, Quand un François en visite un autre

En plus de la même référence pré-onomastique, François, qu’ils ont en partage, François Hollande et le pape François sont également des célibataires : le pape est célibataire par profession, tandis que le président français l’est par conviction. C’est, sans doute, en vertu de ses convictions de libertaire que le président français sans vouloir vexer son homonyme, relativement libéralisé le mariage, un thème dont les deux pourront certes débattre, mais sans qualité pour des raisons évidentes. En quelle qualité deux robustes célibataires, fussent-ils respectivement président de la République de France et pape de l’Église catholique romaine, peuvent-ils discuter de ce dont ils sont effectivement ignorants ? est-on en droit de se demander. S’ils ne sont pas qualifiés pour débattre de cette thématique, le président français a beaucoup de péchés à confesser à son homonyme de pape : sa volonté exprimée d’avoir à la fois le profil politique d’un président normal et celui de l’Alexandre des conquêtes amoureuses n’est pas de nature à plaire à son homonyme, très à cheval sur l’éthique dans un monde où la vertu est de plus en plus en haillons, y compris dans le clergé.
Mais, en quoi le fait d’aimer son prochain, et surtout sa prochaine, dût-elle, dans le cas du président français, avoir l’habitude d’exister au pluriel, constitue-t-il en soi un péché à devoir confesser au pape ? En quoi le fait d’avoir l’un des cœurs les plus larges et les plus généreux, affectivement parlant, constitue-t-il une entorse à l’éthique et à la politique d’un président normal ? Du moment où l’amour est préférable à la guerre, on ne voit pas en quoi le fait d’aimer successivement Royal, Hidalgo, Trieweiller, Gayet, etc. peut fâcher l’Éternel, c’est-à-dire le Dieu de l’amour et non de la haine. Dans tous les cas, le pape François va en juger.

Mais, une chose est sûre, si François Hollande ne s’investissait pas souvent dans l’amour de belles Françaises, la Syrie des Assad aurait déjà été rayée de la carte du monde. Il aurait déjà exterminé tous les jihadistes de la partie septentrionale du Mali ; les Séléka et autres anti-Balaka de la Centrafrique ne seraient plus qu’un très mauvais souvenir.

C’est donc en devenant un obstacle à la réalisation de sa politique de normalisation de la gouvernance française et de celle du pré-carré de la France en Afrique que l’amour de François Hollande apparaît comme le péché que ce président devra confesser à son homonyme, le pape François. En attendant que ce dernier nous explique pourquoi il continue de trouver son homonyme de président fréquentable en dépit de son nomadisme affectif, nous souhaitons que les deux François aient des entretiens à la fois cordiaux et francs sur la question des mœurs, de la protection de l’humanité de l’homme dans l’espace et dans le temps, afin que la paix à laquelle tous les hommes aspirent ne soit pas déterminée par les préventions idéologiques d’un François Hollande ou d’un autre maître des cœurs et du monde.

Pr. Lucien AYISSI
Université de Yaoundé I (Cameroun)

Catégories : Actualité, Philosophie | Poster un commentaire

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