Archives mensuelles : octobre 2013

La démocratie au bout du gouffre !!!

La démocratie au bout du gouffre en Afrique

L’univers sociopolitique de l’Afrique ne laisse plus personne indifférent. Un concept saillant, la démocratie, est devenu monnaie courante sur le continent. La démocratie devient un mot et non l’être d’un modus vivendi ; un programme galvaudé et non un plan d’action pour sortir les peuples de l’éternel retour de la misère sous toutes ses formes. A quoi ça sert, pour un africain, de se dire démocrate, si le pouvoir est entre les mains d’une poignée d’hommes enragés au lieu d’appartenir au peuple ? Au fait, de quoi s’agit-il quand on parle de démocratie ?

La sagesse antique et contemporaine nous fait croire et penser que la démocratie est le gouvernement du, par et pour le peuple. C’est le peuple qui donne le ton, le rythme du chant du pouvoir. Dans ce sens, le peuple est la source d’où découle le pouvoir et où il s’oriente. Le peuple est en quelque sorte, l’essence et la finalité du pouvoir. Considéré sous cette perspective, un régime démocratique est contraire à tout pouvoir qui n’émane pas du peuple. Mais, comme tout le peuple ne peut  exercer le pouvoir, il le délègue à un petit nombre d’élites. Et celui-ci l’exerce à sa place. Ce choix est fait à  travers des élections transparentes  et libres.  Le pouvoir est donc temporairement délégué à l’élite, qui se doit de rendre compte avant tout au peuple, le vrai détenteur du pouvoir. Il s’agit fondamentalement d’un mode de gouvernement qui donne aux gouvernés d’être copartageants de la gestion de la chose publique, tout en respectant l’autonomie du pouvoir judiciaire, législatif et de l’exécutif.

Si la démocratie est le gouvernement du peuple, que dire alors de l’Afrique où les  « mêmes » politiciens, prennent en otage des peuples fatigués d’un jeu électoral qu’ils n’arrivent pas toujours à comprendre. En Afrique, le pouvoir ne vient pas du peuple ni n’est dirigé vers lui. C’est un jeu de calcul d’éternels présidents. Nulle part ailleurs nous ne rencontrons des présidents qui ont plus de 15 ans de pouvoir, sauf en Afrique où l’on trouve au moins une huitaine et ce, malgré les multiples élections « libres et démocratiques ». S’agit-il de la peur chez le gouvernant de lâcher un poste aux avantages lucratifs insoupçonnés par le peuple ? Ou alors, l’homme étant par nature réticent à tout changement, ne préfère-t-il pas vivre un aujourd’hui malheureux plutôt qu’affronter un avenir incertain ? En tous cas, face à la léthargie de leur peuple, certains n’hésitent même plus à clamer haut et fort que sans eux, c’est la catastrophe ; qu’ils sont le changement.

A la place des voix électorales, s’élèvent les voix des plus forts, des dictateurs avec les mêmes discours calculateurs. Prétendant faire mieux que leurs victimes ou promettant de faire mieux que la dernière fois, ils finissent par commettre les mêmes bêtises. Pareil à des tares sur l’aire de leur nation, ils s’érigent eux-mêmes en gouvernants méprisant leurs sujets, ne se mêlant jamais à eux, hormis pour vider leurs bourses ou pour les exploiter à leur profit selon les termes de Thomas More, ne sachant gouverner qu’en enlevant aux citoyens la subsistance et les commodités de la vie.

Nous l’avons vu au Kenya et en Guinée Conakry. Nous le vivons encore au Zimbabwe où, malgré le non massif de la population à une mascarade de politique, les prétendus experts en politique refusent d’obéir à la logique démocratique de l’alternance. Nous le vivons aussi en Mauritanie où, le naturel qui consistait à conquérir la puissance avec les armes, revient au galop.

Face à une si grave débandade généralisée, nous assistons malheureusement aux mêmes habitudes dans la population : le tribalisme continue de fermer les yeux face aux vérités des urnes. La tribu commande. L’accession au pouvoir d’un fils du terroir devient la garantie d’une participation assurée au partage du gâteau ethnique. Et malgré la misère, nous restons les mêmes, avec les mêmes réflexes identitaires et claniques face aux choix politiques à faire.

Hélas, nous continuons de vivre les  mêmes bassesses et étroitesses d’esprit : sans sens d’honneur. A la voix tenue de la conscience que c’est le peuple qui est le détenteur du pouvoir, a succédé le mensonge, la trahison de notre humanité simplement.

Que faire pour sortir l’Afrique de cette situation qui ne satisfait plus personne ?

Si la roue de l’histoire tourne, celle de la démocratie en Afrique n’en fera pas exception. Ce continent a plus que jamais besoins de dirigeants instruits. Des gouvernants sortis de la « caverne », et capables de faire du pouvoir politique, le service de leurs concitoyens. Des élites qui partageront avec leurs peuples  les  moyens économiques,  politiques et culturels dont ils disposent, pour changer le cours des événements bien attendu, avec leurs concours.

THERA Joseph, paru dans Afrique d’espérance, Kinshasa, 2008 

Catégories : Actualité, ACTUALITE, Philosophie | 3 Commentaires

Des témoins inpuissants…

Témoin impuissants  de la scandaleuse histoire contemporaine de l’Afrique.

L’histoire contemporaine de l’Afrique est de toute évidence un scandale. Un scandale devenu le quotidien de l’africain. Il n’étonne plus personne, puisqu’il est entré, malheureusement,  dans nos cultures, j’oserai dire qu’il coule dans l’être africain. Il est aujourd’hui très difficile de donner un nom spécifique à ce scandale. Car il prend diverses formes, différents visages selon que nous observons le domaine politique, économique, culturel et social.

Sur le plan politique la situation est catastrophique. Un constat triste et lamentable. Un tableau majestueusement scandaleux.  Que l’on le veule ou pas, l’on est obligé de le voir, de le remarquer par tout et en tout. Qu’on l’accepte ou non, le fait est là et toujours présent. En fait, il est par tout autour de nous, il occupe désespérément notre champ visuel,  de gré ou de force, il nous habite, entre dans nos mœurs, notre culture, agit sur nous et nous finissons par l’accepter comme tel et l’on se résigne, non pas par affection ou par conviction, mais tout simplement parce que nous sommes impuissants.

En effet, face à ce tableau sombre, le premier reflexe d’un esprit critique est sans doute la révolte. Il faut se révolter et changer cette malheureuse situation. Il faut changer le cours de l’histoire africaine, donner au continent africain une autre histoire. Une histoire moins triste, faite de paix et de bonheur, une histoire construite par le progrès technique, une histoire enfin démocratique. Un projet noble, certes, mais dans l’état actuel, sa réalisation est une pure utopie. En réalité, dès la naissance de ce désir, il se trouve confronté à une société silencieuse. Il doit affronter une mentalité «  bizarre »,  une société ignorante, qui a fatalement accepté les bévues des ses gouvernants comme un destin, un sort que nul ne peut changer, un sort contre lequel elle ne peut rien, sinon l’accepter seulement et l’implorer pour qu’il lui donne juste la chance de survivre, rien que survivre.

Ainsi, réduit à la recherche du minimum, beaucoup d’africain ont démissionné. Ils refusent de croire à toute possibilité du changement, surtout positif. En réalité, pour beaucoup, il ne sert à rien de se révolter, d’engager le combat de la véritable libération de l’être africain. Il s’agit de la libération de l’ignorance, de la mentalité passive et aliénée. Le combat capable aujourd’hui de libérer la majorité africaine plongée dans une religiosité inquiétante. En effet, l’esprit critique se trouve presque seul, en face d’une population profondément pieuse. Une société qui a confié toute sa cause à Dieu. Au fond, elle refuse d’affronter l’hostilité de ses dirigeants. Elle refuse de se croire capable, de prendre à bras-le-corps sa destinée, elle refuse de jouer sa part de note, celle qui lui revient de fait et de droit, elle décline son rôle, celui que personne d’autre ne peut jouer, celui que Dieu lui-même ne jouera certainement pas. Nous croyons, très profondément que Dieu ne viendra pas faire pour l’homme ce dont il rendu celui-ci capable dès sa création.  Au fond, qu’est-ce qu’être un croyant ? Un authentique croyant n’est-il pas un homme ou une femme conscient qu’il/elle est capable de …, parce que son créateur a fait de lui un co-créateur. Conscient qu’il est crée à l’image de son créateur, ce qui implique la liberté, la responsabilité et surtout l’obligation de se convaincre que son créateur a besoin de lui pour le rendre heureux, pour faire l’histoire, sa propre histoire et celle de toute la société. Au lieu d’une telle société, active et entreprenante, éveillée et consciente qu’elle doit transformer le cours de l’histoire et donner aux générations futures une histoire différente de la nôtre, l’esprit critique se trouve en face d’une société aliénée et ignorante. Au fond, c’est une société tourmentée par l’ampleur et la régularité des faits. Une société dépassée par les événements dramatico-tragiques qui jalonnent son quotidien, une société forcée à se croire incapable. Une société dont le dynamisme intérieur a été sauvagement et froidement meurtrie par un monstre : l’Etat. Dans Ainsi parlait Zarathoustra, Nietzsche ne dit-il pas ceci : « L’Etat c’est le monstre froid de tous les monstres. Il ment froidement. Et voici le mensonge qui rampe de sa bouche : moi l’Etat, je suis le peuple : c’est un mensonge. (…) ils sont des destructeurs ceux qui tendent des pièges au grand nombre et qui appellent cela un Etat ». Par ailleurs, c’est un peuple mutilé par le mensonge outré de ses gouvernants. Nietzsche voyait déjà dans l’Etat la parfaite représentation du mensonge. Il le disait ainsi : « l’Etat ment dans toutes ses langues du bien et du mal. Et dans tout ce qu’il dit il ment. Et tout ce qu’il a il l’a volé. Tout en lui est faux ». C’est bien à ce moment que notre société démissionna, abandonna la lutte et n’attend plus que  « son dieu », l’invoque incessamment pour qu’il mène le combat du grand changement à sa place, que « son dieu change le cours de l’histoire » et fasse advenir « le grand soir du bonheur » le soir où  tout ira merveilleusement bien pour tous. Ce sera le soir du grand miracle. Le soir où l’argent tombera du ciel pour les bons, surtout ceux qui ont choisi pour domicile, les Eglises, les lieux de culte et autres. Le soir où l’on ramassera les sacs de riz, de viande, de chigwangue, du baton, de toutes sortes de nourriture que l’on désire sans avoir travaillé. C’est encore le soir où les malades guériront sans aucun soin médical. Si pour le marxisme, ce soir devrait être le résultat de la lutte ardue des prolétaires contre la bourgeoisie, pour la majorité des populations africaine, ce soir sera le fruit de la croyance. Ce nouveau monde sera construit par « leur dieu le moment venu ».

 Au fond, nous sommes en face de différentes affirmations toutes désastreuses pour l’homme. D’un côté, nous avons la majorité de la population qui n’hésite plus, au seuil ou à l’extrême fond de la pauvreté, manquant de tout, même du minimum pour survivre, à dire «  Avec papa Yahvé j’ai tout. Si je vis dans cette misère même inhumaine, c’est Dieu qui l’a voulu. C’est le destin, la volonté de l’Eternel de toute façon ». Voilà l’image qu’ils ont de Dieu, un Dieu ravitailleur. Celui qui donne tout, apporte tout. Et de l’autre côté, nous avons les dictateurs, les fautifs de la souffrance du peuple. Ils sont craints et redoutés par tous. Parce qu’ils sont violents, ne négocient jamais, car la diplomatie n’est pas leur point fort. Plus étonnant encore, beaucoup de ses dictateurs sanglants que sont os gouvernants choisissent la loi du silence, gouverner dans le silence. Les quelques rares fois où ils sortent momentanément du silence voilà les propos scandaleux que l’on peut entendre : «  Jamais ce pays sans moi », « sans moi c’est le chaos », ou pire encore « Je suis le prophète envoyé par « dieu » pour mon peuple ». C’est bien eux que Nietzsche critique avec raison dans Ainsi parlait Zarathoustra, lorsqu’il parle de l’Etat en ces célèbres termes : «  Il n’ya rien de plus grand que moi sur la terre. Je suis le doigt ordonnateur de dieu, ainsi hurle le monstre » Où a-t-on vu des prophètes méprisants de la vie humaine, méprisants des lois divines et civiles ?  Voilà le scandale, scandale parce que les premiers à proclamer que sans eux c’est le chaos sont les seuls, qui refusent de voir qu’ils sont le chaos eux-mêmes, et qu’ils sont auteurs du chao pathétique dans lequel  sont plongés leurs peuples. Un chaos suicidaire. Ils ont chacun immergé leur pays dans des gouffres inqualifiables.

Catégories : ACTUALITE, paradoxe, Philosophie | Poster un commentaire

Ne surtout pas oublier !!!!!!!!!!!!!!

Ne surtout pas oublier !!!!!!!!!!!!!!.

Catégories : Actualité, ACTUALITE, Amour, Philosophie | Poster un commentaire

Ne surtout pas oublier !!!!!!!!!!!!!!

 

Hommage aux martyrs algériens tués à Paris lors de la répression du 17 octobre 1961

 

Source: Kenza Yabrir, Page Facebook

Catégories : ACTUALITE, Ouvertures, Philosophie | Un commentaire

Friedrich Nietzsche: des citations célèbres.

Friedrich Wilhelm Nietzsche est un philosophe et un philologue allemand né le 15 octobre 1844 à RöckenPrusse, près de Leipzig, et mort le 25 août 1900à Weimar (Allemagne)

Le Surhomme

« Je vous enseignerai le Surhumain. L’homme est quelque chose qui doit être surmonté. Qu’avez-vous fait pour le surmonter ? Tous les êtres jusqu’à présent ont créé quelque chose d’au-dessus d’eux, et vous voulez être le reflux de ce grand flot et plutôt retourner à la bête que de surmonter l’homme ? Qu’est le singe pour l’homme ? Une dérision et une honte douloureuse. Et c’est ce que doit être l’homme pour le Surhumain : une dérision ou une honte douloureuse. » « Ainsi parlait Zarathoustra », traduit par L. Weisckopf et G. Art (1898).

La mort de Dieu   

« Dieu est mort ! Dieu reste mort ! Et c’est nous qui l’avons tué ! Comment nous consoler, nous les meurtriers des meurtriers ? Ce que le monde a possédé jusqu’à présent de plus sacré et de plus puissant a perdu son sang sous notre couteau. – Qui nous lavera de ce sang ? Avec quelle eau pourrions-nous nous purifier ? Quelles expiations, quels jeux sacrés serons-nous forcés d’inventer ? La grandeur de cet acte n’est-elle pas trop grande pour nous ? Ne sommes-nous pas forcés de devenir nous-mêmes des dieux simplement – ne fût-ce que pour paraître dignes d’eux ? » »Le gai savoir », ibid.

« L’enfant est innocence et oubli, un renouveau et un jeu, une roue qui roule sur elle-même, un premier mouvement, une sainte affirmation »

« En ce temps-là, je rêvai que j’entendais l’orgue dans l’église résonner tristement, comme aux enterrements. Et comme je cherchais la cause de cela, une tombe s’ouvrit rapidement et mon père apparut marchant dans son linceul. Il traversa l’église et revint bientôt avec un petit enfant dans les bras. […] Dès le matin, je racontai ce rêve à ma mère bien-aimée. Peu après, mon petit frère Joseph tomba malade, il eut des attaques de nerfs et mourut en peu d’heures. »

« À douze ans, j’ai vu Dieu dans sa toute-puissance. » (Note de 1858).

« Il est si beau de faire repasser devant sa vue le cours de ses premières années et d’y suivre le développement de l’âme. J’ai raconté sincèrement toute la vérité, sans poésie, sans ornement littéraire… Puissé-je écrire encore beaucoup d’autres cahiers pareils à celui-ci ! »

Catégories : ACTUALITE, Philosophie | Un commentaire

Le sommet de l’union africaine: Juste une farce, seulement de la farce, rien que de la farce…

Juste une farce…

L’indépendance qui peut avoir un ancrage pour se prévaloir et se faire respecter par d’autres nations est l’indépendance économique. C’est une thèse dont je mesure bien la portée et la signification. C’est le plus fort économiquement qui est écouté aujourd’hui  La souveraineté est certes inaliénable mais elle ne suffit pas si on n’est pas fort économiquement. Les dirigeants africains en tenant un sommet spécial pour se retirer de la CPI est à notre avis une quête certes de l’autonomie et de l’indépendance vis-à-vis de cette institution judiciaire. Mais cette attitude suscite en moi plusieurs interrogations. Ce que je constate en filigrane dans le comportement des dirigeants africains c’est l’hypocrisie et vouloir refuser ce que l’on est. Qui ne sait pas que Charles Taylor a fait une guerre où il a fait passer le peuple libérien au laminoir ? Qui ignore les nombreux massacres perpétrés par les milices privées de Béchir ? Les villages entiers détruits. Ceux qui sont morts ne sont-ils pas des Africains ? Qui peut ignorer les nombreux Kikuyu abattus pendant la post-crise électorale de 2008 ? Faut-il protéger un landerneau de criminels au nom de je ne sais pas quoi indépendance africaine. Nous oublions vite. L’histoire ne nous intéresse pas. Qu’ont-ils dit ces chefs d’Etat pendant le suicide des Africains à la mer aux côtes de Lampedusa ? Ces gens sont aussi importants que Kenyatta, que Béchir et les autres pour qui ils militent. Quel dirigeant africain a effectué un déplacement pour soulager les victimes ? Et pendant ce temps un petit nombre égocentrique se trompe de combat. Que ces chefs d’Etats africains sachent qu’ils décident au nom de toute l’Afrique et non au nom de leur club hypocrite et assassin. Il ne faut pas se tromper des perspectives. Ce dont les Africains veulent ce n’est pas ce genre de bruit oiseux mais un chemin de l’autonomie économique. Une économie qui puisse servir du bonheur aux Africains. Que les enfants africains aillent à l’école, qu’ils soient bien nourris, et qu’ils soient bien soignés. Vous avez signé, assumez votre responsabilité. Quand vous signiez vous pensiez qu’on allait vous caresser dans le sens du poil ? Je suis d’accord avec tous ces Africains qui plaident pour le maintien de l’Afrique à la CPI. Il ne faut pas encourager l’impunité. Si dans nos pays ils se croient tout puissant grâce aux armes qu’ils détiennent et grâce à nos sommes d’argent qu’ils détournent pour blanchir leur famille et leur entourage, la CPI, elle, ne se trompera pas. On se focalise sur un débat soit disant de néocolonialisme. Africains, que faisons-nous de ce que les autres font de nous ? Pourquoi les laissons-nous nous abuser ? C’est à ce niveau que le combat de bon sens peut se situer. Qu’avions-nous fais de notre indépendance ? Achille Mbembe ne disait-il pas que l’Africain d’aujourd’hui est devenu le colonisateur de son propre frère ? Sortir de la CPI c’est encourager l’impunité, le génocide en Afrique. Il ne faut pas se tromper de combat. Le combat d’aujourd’hui est celui de l’indépendance économique.

KEOUL BOLNGAR Laurent

Catégories : ACTUALITE, paradoxe, Philosophie | Poster un commentaire

Mariage-conflits…

Que peut-on conseiller à un enfant quelque peu traumatisé par les violences conjugales entre ses parents?

J’aimerais tout d’abord, dire merci à Yossa pour cette nouvelle voie de réflexion qu’elle ouvre à travers son commentaires. A vous entendre, j’ai bien envie de reprendre votre question pour la radicaliser, la pousser encore plus loin, sans être pourtant un pessimiste: à quoi sert encore aujourd’hui le mariage pour une africaine? Pourquoi se donner encore corps et âme à un homme, dans le mariage, pour ne récolter que misère et mépris, ingratitude et souffrance? La question que vous posez est une interrogation existentielle, une question fondamentale parce que actuelle et pertinente. A l’époque, quand je vivais dans un autre pays, les statistiques avaient montré que sur 50 mariages célébrés, 30 à 40 demandaient le divorce après un mois. De ma part, je crois la question mérite une reflexion sérieuse. Le mariage est devenu, de plus en plus, une occasion de réjouissance, de fête, un commerce, une source d’enrichissement pour la plus part des hommes qui ont eu la chance de mettre au monde des filles physiquement belles ou présentables, dans certaines cultures, bien sûre. Occasion de fête, parce que le mariage est réduit à un simple port de ROBE DE MARIEE, à une simple décoration de la voiture des mariés, à une location de sales de fête pire encore à des séances interminables de pauses photos. Est-ce là le mariage ? Je crois qu’il faut oser aller loin. Le mariage est un ENGAGEMENT. Les deux s’engagent de se supporter et de se porter, de s’accepter et de s’accueillir avec leurs limites, leurs qualités et leurs différences. Finalement, le mariage est un sacrifice personnel avec d’être une affaire de société. Avant d’être une affaire sociale, de clan ou de tribu, il est tout d’abord amour. Pas l’importe quel amour mais un amour qui est don total de soi à l’autre.

Par ailleurs, la violence conjugale vécue par les enfants est une aberration. Dans un foyer, à cause des différends des conjoints, les problèmes sont inévitable. Mais ils doivent être gérés avec maturité et responsabilité. Au delà des conflits, le bien de l’enfant ou des enfants et un bien supérieur, le plus  grand, et donc le bien à sauvegarder, à protéger à tout prix. Mais cela n’est possible que si l’homme et la femme sont suffisamment morts en eux-mêmes, suffisamment matures et responsables.

J’aimerais tout d’abord, dire merci à Yossa pour cette nouvelle voie de réflexion qu’elle ouvre à travers son commentaires. A vous entendre, j’ai bien envie de reprendre votre question pour la radicaliser, la pousser encore plus loin, sans être pourtant un pessimiste: à quoi sert encore aujourd’hui le mariage pour une africaine? Pourquoi se donner encore corps et âme à un homme, dans le mariage, pour ne récolter que misère et mépris, ingratitude et souffrance? La question que vous posez est une interrogation existentielle, une question fondamentale parce que actuelle et pertinente. A l’époque, quand je vivais dans un autre pays, les statistiques avaient montré que sur 50 mariages célébrés, 30 à 40 demandaient le divorce après un mois. De ma part, je crois la question mérite une reflexion sérieuse. Le mariage est devenu, de plus en plus, une occasion de réjouissance, de fête, un commerce, une source d’enrichissement pour la plus part des hommes qui ont eu la chance de mettre au monde des filles physiquement belles ou présentables, dans certaines cultures, bien sûre. Occasion de fête, parce que le mariage est réduit à un simple port de ROBE DE MARIEE, à une simple décoration de la voiture des mariés, à une location de sales de fête pire encore à des séances interminables de pauses photos. Est-ce là le mariage ? Je crois qu’il faut oser aller loin. Le mariage est un ENGAGEMENT. Les deux s’engagent de se supporter et de se porter, de s’accepter et de s’accueillir avec leurs limites, leurs qualités et leurs différences. Finalement, le mariage est un sacrifice personnel avec d’être une affaire de société. Avant d’être une affaire sociale, de clan ou de tribu, il est tout d’abord amour. Pas l’importe quel amour mais un amour qui est don total de soi à l’autre.

Par ailleurs, la violence conjugale vécue par les enfants est une aberration. Dans un foyer, à cause des différends des conjoints, les problèmes sont inévitable. Mais ils doivent être gérés avec maturité et responsabilité. Au delà des conflits, le bien de l’enfant ou des enfants et un bien supérieur, le plus  grand, et donc le bien à sauvegarder, à protéger à tout prix. Mais cela n’est possible que si l’homme et la femme sont suffisamment morts en eux-mêmes, suffisamment matures et responsables.

Catégories : Amour, paradoxe, Philosophie | Un commentaire

Poème : Espoir

Poème : Espoir.

Catégories : Amour, Philosophie, POESIE | Poster un commentaire

Poème : Espoir

k4609542Espoir

Pourquoi penses-tu que je devrais pleurer ?
Je sais que le silence du repos de ma tombe,
Sera chanté par un joyeux chœur de muets
Bruyant comme, pour un sourd, une bombe

Cette quête qui patauge dans ses préludes,
Je la laisse aux alchimistes et leurs phénix ;
Je suis la pierre philosophale de mes études,
Ma seule force, comme la potion d’Astérix.

Sur terre, l’éternité ne sera pas au rendez-vous
Mais l’espérance qui drape les fibres de mon âme
Me fait vivre plus haut que les hauteurs du Kivu
Dans cette mer houleuse, je me tais, je rame.

J’écris mon être comme testament aux aveugles
Je trace mes sillons dans l’Océan de cette vie,
Je frotte l’allumette pour éclairer cette noire jungle
En entendant que l’aube me trouve dans Ses parvis.

Je veux me nourrir du sel d’un si bel espoir,
Ne jamais cesser de me croire fils d’une destinée
Tracée sur le même chemin que mes devoirs :
J’arpente les sentiers de ma vie d’un pas obstiné.

En vérité, je m’efforce de ne plus avoir peur ;
Je veux marcher calmement vers le terminus,
Assumer sans regrets ce que m’inspire mon cœur,
Car, de cette vie, personne n’a offert un Argus

Auteur: Robby Mandiangu.

Je tiens à dire merci à Robby pour cette oeuvre originale. Notre joie c’est l’écriture, et nous sommes dans l’allégresse de recevoir son poème et les vôtre aussi.

Votre avis nous intéresse car nous n’avancerons qu’ensemble.

Catégories : Amour, Philosophie, POESIE, Sujets de langue française | 11 Commentaires

Bamako, l’heure des règlement de compte…

Une semaine après la mutinerie d’ex-éléments de la junte, le corps sans vie du chef de sécurité d’Amadou Haya Sanogo, le lieutenant Dramane Sissoko, a été retrouvé le  vendredi 4 octobre 2013, à Kati, non loin du centre de santé de référence de la ville-garnison. Informé 4 jours plus tard, ses parents vont procéder demain vendredi à son inhumation à Banankoroni.general amadou haya sanogo dioncounda traore investiture transition segou fete Le chef de sécurité du général Amadou Haya Sanogo abattu à Kati

Le vendredi 4 octobre dernier, les habitants de Kati ont fait la découverte macabre du corps sans vie du chef de sécurité du capitaine Amadou Haya Sanogo. Cette découverte est intervenue plusieurs jours après la disparition du lieutenant Dramane Sissoko.  A-t-il été exécuté ?

Après l’autopsie en cours du corps, son enterrement aura lieu ce vendredi dans sa famille à Banankoro, après Sénou. D’ores et déjà, plusieurs sources soutiennent que le corps du lieutenant Sissoko portait des traces de cordes au pied comme pour dire qu’il aurait subi de tortures avant d’être exécuté ou laisser mourir.

Markatié Daou

Source: L’Indicateur du Renouveau

Le chef de sécurité du général Amadou Haya Sanogo abattu à Kati

Catégories : ACTUALITE, paradoxe | Poster un commentaire

Propulsé par WordPress.com.

%d blogueurs aiment cette page :