Archives quotidiennes : 19 septembre 2013

Dissertation philosophique: Le développement technique transforme-t-il les hommes ?

Dissertation philosophique: Le développement technique transforme-t-il les hommes ?.

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Dissertation philosophique: Le développement technique transforme-t-il les hommes ?

Le développement technique transforme-t-il les hommes ?

Introduction :

Se demander si le développement technique transforme les hommes, c’est se demander si le développement technique peut réagir sur la nature de l’homme. A priori on pourrait envisager la technique comme l’ensemble des moyens dont se sert l’homme pour transformer la nature : on nous demande donc ici si cette transformation de la nature affecte l’homme en retour. Transformer, c’est en effet, imprimer sa forme à un objet dont on change ainsi sa forme originaire : c’est le faire passer d’une forme à une autre. Mais quels changements le progrès technique pourrait-il faire subir à l’homme ? Si l’homme est par nature un être technicien, s’il sort de son animalité par la technique qui lui permet de se mettre à distance de la nature, y compris de la sienne, il serait alors possible d’envisager cette transformation comme une humanisation, comme une réalisation de son essence. Cependant, cette transformation peut également être pensée comme dénaturation : l’homme en s’éloignant progressivement de la nature qu’il tente de maitriser, ne trahit-il pas de ce fait sa propre nature ? Dans un premier temps, nous verrons en quoi la technique est avant tout la condition d’une transformation de la nature par l’homme, et par là le moyen pour l’homme de réaliser son humanité. Mais le développement technique ne perd-t-il pas de vue cet objectif, et ne se paie-t-il pas d’une déformation de l’homme ? C’est ce que nous verrons dans un second temps, avant de nous demander pourquoi cette transformation de l’homme par l’intermédiaire de la technique en vient à la fois à le dénaturer et à l’animaliser.

1-      Le développement technique ne transforme pas les hommes, mais réalise leur essence.

Dans un premier temps, on peut penser qu’en développant les moyens de transformer la nature, l’homme ne se transforme pas tant qu’il se forme. Autrement dit, c’est par la technique que l’homme réalise ce qui est proprement humain en lui, et conquiert son identité.

A-    L’homme réalise son humanité en affrontant la nature.

La distinction hégélienne entre le travaille et comme « activité formelle » et le travail comme «  activité matérielle » rend compte de cette vertu de la technique. En son essence, en effet, le travail, activité spécifiquement humaine de transformation de la nature au moyens d’objets techniques, est «  activité formelle », c’est-à-dire activité par laquelle, en imprimant ma forme au donné brut, je mets au jour ma propre forme. Ainsi la technique, en nous aidant à affronter la nature, participe de la formation de notre identité d’homme. Dans le cadre d’un travail artisanal mené au moyen d’outils, l’homme transforme la nature extérieure et la sienne puisqu’il trouve la nature à la fois face à lui et en lui, comme un obstacle qu’il peut surmonter en développant ses facultés. Contrairement à l’animal, l’homme ne s’adapte pas à la nature mais peut lui imprimer sa forme, c’est-à-dire qu’il peut l’adapter à ses besoins. Cet effort de négation porte à la fois sur la nature extérieure et sur la sienne, qu’il détruit se faisant, puisque l’homme se détruit ainsi en tant qu’animal. Ainsi l’homme, par le développement des techniques, détruit sa nature, puis que la condition même du développement technique est la mise en œuvre de ses facultés intellectuelles.

B-    Les outils prolongent le corps de l’homme.

Aussi peut-on dire que les moyens techniques sont pour l’homme comme une seconde nature : ils ne sont pas, à proprement parler, extérieurs à l’homme puisqu’ils sont le prolongement de son corps et multiplient ses forces. C’est ce qu’indique Bergson en distinguant les outils, «  instruments artificiels », des organes de l’homme, «  instruments naturels ». De fait, si l’objet technique se caractérise par son extériorité physique (un marteau n’est pas ma main, il ne fait qu’en prolonger sa force), il est également ce qui me permet d’étendre mes possibilités, et de sortir du cercle fermé de mes besoins vitaux : il me modifie intérieurement jusqu’à former en moi de nouveaux besoins. Dans cette mesure, on peut dire que j’accède à mon identité d’homme par le biais de la technique, qui me déprend de mon animalité. La technique révèle donc à l’homme ce qu’il est en son fond, ce en quoi on ne peut la considérer comme extérieure à l’homme : la technique est le propre de l’homme.

Mais si la technique donne sa forme à l’homme, c’est dans la mesure où il maintient, à travers elle, un contact avec la nature. Ce contacte est-il maintenu dans le cadre de la technique moderne, c’est-à-dire dans le cadre du développement du machinisme ?

De l’outil à la machine, il semble que le sens du développement technique s’inverse : de la réalisation de l’homme à sa dénaturation, il y a l’écart qui sépare une technique émancipatrice d’une technique moderne asservissante.

2-      Le développement technique dénature l’homme

 

A-    La technique change la forme de l’homme en l’affaiblissant.

Car la technique ne porte-t-elle pas en elle la possibilité d’une déformation de l’homme ? En effet, si les outils de l’homme prolongent son corps, ils sont aussi les instruments qui, destinés à le soulager ou à lui épargner des efforts, créent de la dépendance en devenant des prothèses dont il ne peut plus se passer. C’est ce que démontre Rousseau en indiquant que seul l’« homme sauvage », c’est-à-dire non civilisé, non technicien, «  porte tout entier son corps avec soi », seul cet homme n’abdique pas les ressources les ressources de son corps. La civilisation, en développant des techniques destinées à faciliter son existence, modifie l’homme jusque dans son corps. En ce sens, chaque objet technique est la prothèse d’un organe sain, qui atrophie par l’habitude.

B-    Le développement technique correspond à l’essor de la machine, qui se substitue à l’homme.

Mais si la technique porte en elle la dépendance et l’affaiblissement de l’homme, on peut dire que son développement accentue encore cette tendance. C’est que souligne Hegel en analysant les conséquences pour l’homme de la technique moderne, marquée par le développement du machinisme et, de ce fait, par la rupture du rapport à la nature qu’entretenait l’outil sous la forme d’une négation. «  Ruse » de l’homme pour modifier la nature sans s’y impliquer, la machine apparait comme l’objet technique perverti, qui, dispensant l’homme d’effort, se substitue à lui. Le travail n’est plus alors activité formatrice, mais « activité matérielle », c’est-à-dire pure production, activité ayant pour but un résultat extérieur à l’homme, et non la formation de l’homme lui-même. Dès lors il ne s’agit plus pour l’homme de se façonner par le travail, il se trouve reconduit, par le développement de la technique, à une forme de vie répétitive scandée par le mouvement presque autonome des machines.

Toute l’ambivalence du progrès technique tient donc à ce qu’il est à la fois ce par quoi l’homme se sépare de la nature extérieure et de la sienne, mais aussi ce par quoi il se trouve paradoxalement reconduit au monde de la répétition, de l’habitude et du besoin. En ce sens, on peut dire que la technique dénature l’homme tout le renvoyant à son animalité.

3-      Le développement technique transforme l’homme en le reconduisant à son animalité.

A-    Le développement technique développe en nous de nouveaux besoins.

De fait, en nous permettant de répondre facilement à nos besoins vitaux, en nous affranchissant du simple souci de survie, la technique développe en nous, parallèlement, de nouveaux besoins. Chaque objet technique crée ainsi, par l’habitude, un besoin social, et nous reconduit par là au monde du besoin dont il semblait pouvoir nous éloigner. Paradoxalement le monde de la technique moderne nous recentre sur des besoins toujours réinventés qui sont au cœur du cycle production-consommation qui entend réguler nos vies, le réglant ainsi sur le modèle animal d’une existence ayant pour but de satisfaire des besoins.

B-    L’essor du machinisme déshumanise l’homme

C’est en somme ce monde animal que décrit Marx dans le capital, prolongeant ainsi les analyses hégéliennes de la technique moderne. Alors même que la technique porte en elle la possibilité de réaliser l’homme en l’émancipant, elle en vient à créer elle-même, comme devenue autonome sous la forme de la machine, de nouveaux rapports de production, et, in fine, un nouvel homme, dont la réalisation ne peut plus se faire qu’en dehors du monde technique, en dehors du travail, c’est-à-dire dans la sphère du besoin et de la nécessité. L’ « aliénation du travail » désigne précisément ce paradoxe selon lequel l’homme, qui devait se réaliser par le développement technique, devient étranger à lui-même, transformé en un autre, puisqu’il perd alors toutes ses qualités humaines, ses facultés intellectuelles n’étant plus mobilisées dans le cadre d’une action formatrice sur la nature.

Conclusion :

En définitive, il semble que l’ambition de «  maîtriser la nature » en la transformant par la technique expose l’homme à de multiples transformations. Si elle est disposition humaine originaire, si elle donne d’abord sa forme à l’homme en réalisant son humanité, la technique est aussi ce qui le déforme, le dénature, et pour finir le renvoie paradoxalement à la sphère animale de la répétition et du besoin dont elle était sensée l’affranchir. Le développement des techniques affecte donc bien la nature même de l’homme, en ce qu’il change jusqu’à son corps, ses besoins, et menace toujours d’atteindre ce qu’il a en lui de proprement humain.

 Source: Annabac, sjets et corrigés, France, 2009

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Je veux avoir une forte poitrine… Je veux m’éclaircir la peau… La bonne solution ?

Je veux avoir une forte poitrine… Je veux m’éclaircir la peau… La bonne solution ?

Gestion des produits chimiques dangereux : LA CONVENTION DE BAMAKO RATISSE LARGE

Aujourd’hui, beaucoup de personnes (hommes comme femmes) nourrissent des complexes par rapport à leur physique. Que ce soit par rapport au poids, à la taille de la poitrine, du nez, des fesses ou carrément par rapport à la couleur de la peau, ces complexes les rendent malheureux. N’est-il pas possible de s’accepter comme tel ?

Pour réussir et s’épanouir dans tous les domaines de la vie, il est primordial d’être bien dans sa tête. Mais combien d’entre nous ont déjà suivi un régime draconien aux conséquences parfois dramatiques ? Combien de femmes ont-elles déjà avalé des comprimés pour faire pousser les seins ou les fesses ? Combien de femmes se dépigmentent-elles la peau ? Combien d’entre-nous ont peur de prendre la parole en public ? Combien d’entre-nous envisagent d’avoir recours à la chirurgie esthétique quand bien même elle n’est pas pratiquée sous nos contrées ? Tous ces complexes sont inhérents au manque d’estime, d’acceptation de soi et principalement à notre mal être.

Des complexes liés au physique.

Partout dans le monde et principalement au Burkina Faso, des stéréotypes liés au physique surtout des femmes sont véhiculés. Pour le cas du Burkina Faso, ce sont les femmes de teint clair aux formes généreuses qui plairaient aux hommes.

Ainsi, pour avoir du succès auprès de la gent masculine, la femme doit avoir le teint clair, une forte poitrine et des fesses rebondies. De ce fait, beaucoup de femmes, mettent leur santé en danger dans la recherche de la beauté parfaite. Aussi, se dépigmentent-elles et prennent-elles des comprimés pour tenter d’y parvenir. Ce qui n’est pas sans conséquences.

Les conséquences de cette maltraitance du corps sont relatives surtout à la santé. Les effets secondaires des médicaments qui peuvent causer d’importants dégâts à l’organisme. La détérioration de la peau pour ce qui concerne la dépigmentation.

Comment s’accepter ?

Que ce soit pour améliorer ses relations avec les autres ou tout simplement pour se sentir bien dans sa tête, il est essentiel d’apprendre à se connaître. Un travail sur soi est utile à l’épanouissement personnel et au bien-être.

La première chose à faire pour améliorer sa vie est de s’aimer d’abord. L’épanouissement personnel passe par cela. Il faut s’accepter tel que l’on est pour être en harmonie dans sa tête.

Personne n’est parfait. De plus, la perfection a un sens très subjectif d’une personne à l’autre. Vous ne pourrez jamais faire l’unanimité face aux gens que vous rencontrez alors pour être bien sa peau il faut s’accepter.

Confiance en soi : apprendre à vivre avec soi-même.

La confiance en soi consiste en une chose : apprendre à vivre avec soi-même. Il est très difficile de vivre 24h/24 avec quelqu’un qu’on ne connaît pas. Soyez sûrs de qui vous êtes pour gagner en estime de soi.

Pour gagner en estime de soi, on fait son enquête intime. Il s’agit de définir ce que l’on aime, ce que l’on n’aime pas, quel est notre style, quels sont nos goûts, nos habitudes… afin de se réassurer de qui on est.

Confiance en soi : arrêter de vouloir plaire à tout le monde.

Il faut garder ceci en tête : Donnez-vous la permission de ne pas plaire. Apprenez à vous défaire du regard des autres, à attacher moins d’importance à ce que les autres pensent.

Ne laissez pas les autres vous contrarier : vous ne leur plaisez pas et alors ? Le but, c’est de vous plaire à vous-même !

Comment retrouver l’estime de soi ?

Pour retrouver l’estime de soi, il faut :
- Se lancer dans une aventure, comme si la réussite allait de soi, plutôt que redouter l’échec ;
- Apprendre à se démarquer de quelqu’un qu’on admire. En affirmant sa personnalité, on montre sa valeur ;
- Accepter l’échec : ne pas y voir une marque de sa médiocrité mais reconnaître que l’on a rencontré plus fort que soi ;
- Ne pas s’excuser d’avoir réussi là où d’autres ont échoué. Le succès, qu’il soit amoureux ou professionnel, n’est pas l’effet du hasard mais de qualités utilisées à bon escient.

Enfin, aimons-nous d’abord, les autres nous le rendront aussi. L’amour que nous ressentons pour nous même irradiera notre quotidien. Ainsi, nous allons rayonner d’énergie positive qui va égayer les gens que nous croisons.

Si nous sommes positifs dans nos échanges, si nous faisons les descriptions de ce que nous avons vu ou fait avec passion et énergie, que nous parlons avec le sourire, quand notre interlocuteur prendra la parole, il répondra avec autant d’énergie et de sourire que nous.

 

 

Patindé Amandine Konditamdé

Source: Lefaso.net

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ATT vit plutôt bien.

DAKAR : ATT vit bien…

2 jours |
ATTPoussé sur les pantes cailloutées du palais de Koulouba par le peuple malien, conspué à son départ, ATT en exil depuis deux ans à Dakar vit bien. Il apparaît très en forme.

Renversé, le 22 mars 2012, l’ancien président du Mali paraît bien portant avec ses quelques kilos en plus d’embonpoint, le teint plus clair, Dakar lui réussit visiblement!

Installé à la résidence Pasteur, située à quelques encablures du palais du gouverneur où loge le président sénégalais Macky Sall, ATT vit caché mais heureux à Dakar.

Invisible pour les populations, ATT ne sort de sa maison que tous les vendredis pour la grande prière. Dans la petite mosquée de l’hôpital, ATT vient à pied pour prier avec la population. C’est la seule occasion de le voir.

Le vendredi 6 septembre 2013, il est l’heure de la prière, un peu avant 14 h, vêtu d’un boubou blanc éclatant, ATT sort de sa résidence. Il est accompagné de deux de ses petits-fils, deux gardes en civile lui fraient le passage. Souriant, le pas léger, il salue les passants qui lui font signe. Et pour une minute on regarde passer « le président des femmes et des enfants du Mali ». Deux ans et demi qu’il est à Dakar, loin de son pays natal, ATT prend du bon temps dans la capitale sénégalaise.

Selon les témoignages, le sexagénaire s’adonne au sport pour garder la forme. « Il fait ses exercices physiques entre 17 h et 18 h sur la plage », indiquent deux jardiniers dans les environs de sa villa. Le gouvernement sénégalais lui a offert une résidence et des gardes de corps. Selon un militaire loin d’ATT, avec qui nous avons sympathisé, Amadou Toumani réside dans l’ancienne villa d’accueil de l’ancien président sénégalais Abdou Diouf de passage au Sénégal.

Emmuré dans son quartier « Plateau« , ATT vit à Dakar vers la corniche Est de la ville. Sur la rue Pasteur (PL- 73), sa résidence est aux abords d’une petite plage où il aperçoit l’île de Gorée. La maison que le président déchu occupe depuis deux ans est en face d’un grand hôpital de la ville, l’hôpital Aristides Le Dantec, non loin de l’Institut Pasteur du Sénégal.

Il est situé à peu près à un kilomètre de l’Etat major des armés du pays hôte. La résidence dans laquelle il a élu domicile avec sa famille est très vaste avec un grand jardin qui offre une large vue sur la mer. Une zone bien sécurisée où les passants n’ont pas le droit de s’arrêter même un instant. Le regroupement est juste possible de l’autre côté du goudron devant l’hôpital, où les malades attendent d’avoir un ticket d’entrée.

Sa résidence se trouve aussi dans une zone militaire de Dakar. Elle est entourée par des généraux du Sénégal et des écoles militaires.

Aminata Traoré

(depuis Dakar)

Les échos

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Au Mali, près de 160 soldats tchadiens désertent leur position à Tessalit

Au Mali, près de 160 soldats tchadiens désertent leur position à Tessalit

Une ligne formée par plusieurs centaines d'éléments de l'armée tchadienne à Kidal, le 7 février 2013.

Une ligne formée par plusieurs centaines d’éléments de l’armée tchadienne à Kidal, le 7 février 2013.

REUTERS/Cheick Diouara
Par RFI

Des soldats tchadiens de la force de l’ONU, déployés à Tessalit, au nord du Mali, ne sont pas contents et le font savoir. Selon les informations obtenues par RFI, environ 160 hommes auraient déserté lundi 16 septembre le camp militaire d’Amachach près de Tessalit avec armes et bagages. Ils ont pris la direction de la ville de Gao où sont arrivés des hauts gradés de l’armée tchadienne.

Tout a commencé lundi après-midi. Un remue-ménage est observé dans le camp militaire de Tessalit situé au nord-est du Mali. Ce camp est occupé par des soldats tchadiens qui participent à une opération militaire internationale contre les jihadistes.

Certains militaires tchadiens se disent mécontents. La hiérarchie tente de les calmer. C’est difficile, et selon un témoin, le ton est un peu monté. À bord de quarante véhicules, les quelque 160 mécontents quittent alors le camp et prennent la direction de Gao, la principale ville du nord du Mali. Parmi eux, quelques officiers, dont un capitaine.

Déployés dans le cadre de la mission onusienne

Un officier de la Minusma, la force de l’ONU au Mali, dont font partie ces soldats tchadiens : « Nous confirmons. Plus de 150 soldats tchadiens ont quitté sans l’autorisation de leur hiérarchie la localité de Tessalit. Ils sont actuellement en route vers Gao où est arrivée une importante délégation militaire tchadienne ». Il s’agit notamment le numéro deux de l’état major, le Général Soye. Les retrouvailles s’annoncent compliquées.

Besoin d’être relevés

Pourquoi ce départ ? Deux raisons sont avancées par les soldats du groupe. D’une part le non paiement de primes et de salaires. Ces 160 soldats affirment qu’ils n’ont pas reçu les primes promises par la Misma, c’est à dire pour la période de janvier à juin. Ce financement a pourtant été versé par l’Union européenne à la Cédéao. Mais personne au sein de cette institution n’est capable de dire si les fonds ont depuis été transférés aux autorités tchadiennes.

D’autre part, Ces soldats, qui font partie de l’élite de l’armée et sont aguerris aux zones désertiques, sont basés dans le grand nord du Mali depuis neuf mois, depuis les rudes combats contre Aqmi en janvier. Depuis des semaines, ils attendent, ils demandent une relève. A titre de comparaison, les soldats français sont rentrés de mission au bout de quatre mois. Apparemment, à Ndjamena le processus pour relever les différents bataillons a été accéléré depuis l’éclatement de cette affaire, c’est en tout cas ce qu’affirme un militaire français basé à Bamako.

Les conditions de vie difficiles n’arrangent rien, explique Abdelnasser Garboa coordonnateur du Collectif de soutien aux forces armées tchadiennes en intervention au Mali (Fatim). Les soldats se sentent oubliés, et ont presque plus besoin d’un soutien moral que financier.

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Sœur Angélique, lauréate du prix Nansen: «La femme a une grande importance dans la société»

Sœur Angélique, lauréate du prix Nansen: «La femme a une grande importance dans la société»

Sœur Angélique donne des cours d'alphabétisation à des femmes déplacées.

Sœur Angélique donne des cours d’alphabétisation à des femmes déplacées.

RFI/Habibou Bangré

La religieuse congolaise sœur Angélique a reçu mardi 17 septembre le prix Nansen du Haut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR). Cette récompense lui est décernée pour son aide aux femmes déplacées par la sanglante rébellion ougandaise LRA. Le prix Nansen récompense chaque année une personne qui a rendu des services exceptionnels à la cause des réfugiés.

Par Anaïs Moutot

RFI: Qu’est-ce-qui vous a poussé à devenir sœur ?

Sœur Angélique : C’est ma rencontre avec une religieuse allemande qui m’a poussé à devenir sœur. Elle venait dans notre village pour aider les personnes malades. Il y en avait tellement qu’elle n’avait pas le temps de se reposer. A l’âge de 9 ans, je me suis dit que je voulais devenir comme elle, afin de l’aider, pour qu’elle ait le temps de se reposer.

J’ai grandi avec cette idée et j’ai rejoint la maison de formation des sœurs. Là-bas, j’ai retrouvé des passages évangéliques sur Jésus où il est écrit : « Il était passé partout en faisant le bien. Il n’avait pas le temps de se reposer » et « Jésus a dit : tout ce que vous avez fait au plus petit d’entre mes frères, c’est à moi que vous l’aurez fait ». Ce sont ces deux exemples, celui de Jésus et de la religieuse allemande, qui m’ont poussé à devenir sœur.

Pourquoi vous consacrez-vous aux réfugiés ?

J’ai moi-même été déplacée en 2009. Cette expérience m’a conduit à me consacrer aux femmes qui ont elles aussi vécu ce traumatisme. Pendant les enlèvements par l’Armée de résistance du seigneur, elles ont subi des violences sexuelles. Et on les obligeait à tuer les enfants qui avaient tenté de s’échapper. Elles devaient leur donner des coups de bâton sur la tête.

Et pourquoi les femmes en particulier ?

Pour moi, la femme a une grande importance dans la société. On dit qu’éduquer une femme, c’est éduquer toute une nation. Je vois des femmes traumatisées, qui ont assisté à la mort de leur mari et qui se retrouvent avec 8, 9, 10 ou 12 enfants. Si je les abandonne dans cette souffrance, ce traumatisme, elles vont transmettre ça à leurs enfants et non pas éduquer leurs enfants en bons citoyens.

Comment les aidez-vous au quotidien ?

D’abord, je leur apporte ma présence quotidienne, dans leurs maisonnettes et leurs centres de formation. Elles trouvent quelqu’un qui s’occupe d’elles, de leurs problèmes, qui veut savoir ce dont elles ont besoin. J’héberge aussi de temps en temps des femmes qui ont des relations difficiles avec leur famille, qui sont chassées de chez elles, avant d’essayer d’opérer une médiation entre les deux.

Ensuite, dans les centres de formation, je leur donne des cours d’alphabétisation pour apprendre à lire et écrire, afin qu’elles puissent être en mesure de parler avec les autochtones qui parlent la langue nationale, le lingala. Comme elles viennent des endroits reculés du centre, elles sont habituées à parler leur langue maternelle. Mais si elles continuent à la parler, elles ne vont pas être intégrées… Nous avons aussi le cours de coupe et couture, qui leur donne une profession, et celui d’art culinaire, boulangerie et pâtisserie. Nous les aidons aussi à trouver des emplois en tant que femmes de ménage.

Il faut qu’elles travaillent quelque part, qu’elles ne restent pas mendiantes, à tendre la main, mais qu’elles puissent scolariser leurs enfants et payer les soins médicaux. C’est le remède pour les aider à surmonter le traumatisme qu’elles ont vécu. Le fait qu’elles soient ensemble avec d’autres femmes, qui viennent d’autres localités qui ont été attaquées, ça leur fait plaisir. Elles jouent, elles partagent, elles rient, elles essayent un peu d’oublier. Elles vivent comme des personnes qui sont en paix.

Combien de femmes avez-vous déjà aidées ?

Depuis 2003, j’ai formé 2 000 femmes. Actuellement, j’en encadre 150.

Qu’avez-vous ressenti en recevant ce prix ?

C’est une grande surprise, je ne m’y attendais pas. Je n’avais jamais entendu parler de ce prix. Mon quotidien, c’est de travailler avec les femmes puis de rentrer chez moi. Je suis très heureuse et reconnaissante vis-à-vis du HCR. J’ai déjà reçu des journalistes et ça m’a aidé à rendre visible mon travail dans le monde entier. C’est le Seigneur qui m’a donné le courage, la persévérance pour aller jusqu’au bout. Tous les hommages que je reçois, venant du monde entier, que cela puisse lui revenir, car je suis l’instrument de travail entre ses mains. Et que les femmes puissent en être bénéficiaires, car c’est grâce à elles que je suis désormais connue dans le monde entier.

Qu’allez-vous faire de la somme qui accompagne le prix?

Je vais le dédier à la formation des femmes. Je voudrais ouvrir une boulangerie semi-industrielle pour qu’on puisse produire beaucoup. Et je voudrais aussi consacrer cet argent à perfectionner certaines activités qu’on a commencées, comme le champ communautaire. J’avais sondé les femmes en leur demandant ce qu’elles aimeraient faire de plus si on avait des fonds supplémentaires. Elles m’ont proposé de créer un champ communautaire pour que chaque femme puisse avoir à manger chaque jour et vendre des légumes sur les marchés.

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Des mineurs soldats…

Centrafrique : le chef rebelle centrafricain Abdoulaye Miskine arrêté au Cameroun

Jeunes combattants de la Seleka, à Bangui, le 25 juillet 2013.

Jeunes combattants de la Seleka, à Bangui, le 25 juillet 2013.

AFP PHOTO / XAVIER BOURGOIS
Par RFI

Abdoulaye Miskine, le chef rebelle centrafricain du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) a été arrêté au Cameroun, lundi soir. Cet ancien allié de la Seleka, la coalition qui a fait tomber François Bozizé, était recherché par les nouveaux maîtres de Bangui. Réfugié au Cameroun, ce sont finalement les forces de l’ordre de ce pays qui l’ont interpellé.

Aucune confirmation officielle n’est venue de Yaoundé mais selon plusieurs sources sécuritaires, Abdoulaye Miskine aurait été arrêté lundi soir dans un hôtel de Bertoua, à l’est du pays.

Le chef rebelle centrafricain, interpellé par des éléments de la Direction de surveillance du territoire (DST), serait à présent détenu dans la capitale camerounaise, Yaoundé.

C’est la fin d’une cavale de plusieurs mois pour cet ancien allié de la Seleka, la coalition qui a fait tomber le régime de François Bozizé.

Abdoulaye Miskine – en désaccord avec les nouveaux maîtres de Bangui – avait, en effet, pris la fuite, peu après le coup de force, quelque part près de la frontière camerounaise.

D’abord traqué par la Seleka en Centrafrique, Abdoulaye Miskine, qu’on disait passé du côté de la frontière camerounaise, était également recherché par la police du Cameroun. Pour quelles raisons exactement ? Une source militaire explique que Miskine se servait de l’Est camerounais comme base arrière et était susceptible de déstabiliser la sécurité de la région. Sécurité déjà mise à mal par l’afflux de réfugiés et d’hommes en armes fuyant la Centrafrique après le coup de force de mars dernier.

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Psychologie: La Fenêtre de Johari: jusqu’où est possible la connaissance de soi?

La Fenêtre de Johari: jusqu’où est possible la connaissance de soi?
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1. La Zone d’ouverture : C’est la dimension connue de soi-même et connue des autres. Par exemple je parle allemand. Ce secteur représente toute l’information ouvertement partagée comme le corps, les connaissances, les points de vue exprimés, La tentation est plus grande de la rendre plus manifeste et d’inhiber les trois autres. « Ce qui est connu de soi et des autres ».
2. L’angle mort : Inconnu de nous-mêmes, connu des autres. C’est la dimension de la personne qui lui est totalement inconnue et qui est cependant la plus manifeste aux autres. C’est comme l’autruche qui pour se cacher se contente juste d’avoir sa tête hors de portée. « Ce qui est connu des autres et inconnu de soi ».
3. La cave ou encore zone cachée : C’est la dimension connue de nous-mêmes, inconnue des autres. « Ce qui est connu de soi, inconnu des autres ».
4. Zone Inconnue : C’est aussi la caractéristique des personnes qui croient peu en elles-mêmes. C’est le lieu de manifestation de toutes les forces obscures de l’inconscient. « Ce qui est inconnu de soi, inconnu des autres ».
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