Archives mensuelles : août 2013

Les dix types de mecs à éviter absolument.

 

Les 10 types de mecs à éviter absolument

« J’attire que des dingues, moi »

Cette phrase je l’ai entendue tellement de fois. En général, c’est soit vous êtes attirés que par le même type de mecs ou soit vous ne savez pas repérer les mecs  « bizarres ». Aujourd’hui, je m’adresse à la deuxième catégorie. Comme je vous l’ai déjà dit, il y a des petits signes qui ne trompent pas. Vous venez de vous rencontrer mais il y a certaines de ses attitudes qui vous dérangent! Cette article est pour vous!

J’espère par la même occasion que certains hommes prendront conscience qu’ils ont certaines attitudes rédhibitoires et nocives envers les femmes.
Au stade de la rencontre, il est important de jauger la personnalité de l’homme que vous fréquentez avant qu’il ne soit trop tard.

Je vous ai recensé les 10 types de mecs à éviter absolument :

1.Le « Baby Boy »

Il a un besoin constant d’attention, vous devez l’écouter parler de ses problèmes et vous devez l’aider à les résoudre. C’est un homme qui fuit toutes les responsabilités. Il a des problèmes administratifs? C’est vous qui devez vous y coller. Il doute souvent de lui et il a besoin de vous pour le rassurer. Il est nombriliste, il doit être le centre de votre attention. Il vous vampirise, vous n’avez plus de liens avec vos amis, il veut que vous restiez ensemble et c’est tout! Sa mère est souvent présente dans sa vie. Avant de vous rencontrer, il ne jurait que par elle! Vous êtes le substitut!
Pourquoi les femmes fuient?
Les femmes d’aujourd’hui aiment les hommes indépendants et ayant de l’assurance. Elles cherchent un partenaire fort, capable d’affronter toutes les situations. Votre femme n’est pas la pour vous materner et surtout elle n’est pas l’homme dans le couple.
Si vous vous sentez prêtes pour ce genre de relation, allez y! Il existe une minorité de femmes qui aiment materner…et prendre le dessus! Cet homme est taillé pour la femme autoritaire!

2.Le mec arrogant

« He got a big ego, such a huge ego »Beyonce – Ego
Cet homme est d’une prétention! Il a tout fait, tout connu, tout vu! Il se considère comme supérieur aux autres. Il ira même jusqu’à vous rabaisser. Il veut vous impressionner, il veut qu’on l’admire.
C’est fatiguant! Il est arrogant avec vous et avec les autres. Si vous le présentez à vos amis, ils vous abandonneront!
Aucune femme saine d’esprit ne peux supporter ça. Cependant, si vous éprouvez malgré tout de l’admiration pour son ego sur-développé, foncez! Les femmes à tendances masochistes ou groupie seront attirées par lui.

3.Le mec irrespectueux

Il vous a déjà insulter en public. Son vocabulaire est limité, il ponctue ses phrases de mots disgracieux tels que « merde, salope, pouffiasse » et j’en passe. Au début, vous trouviez ça attirant qu’il soit aussi cru avec les autres, vous aimiez sa personnalité « je m’en fous de tout et je vous emmerde ». Mais maintenant, c’est vous qu’il insulte! Fuyez!
Il va vous rabaissez, vous n’êtes pas une merde. Ce genre de mec convient aux femmes à tendances masochistes ou en conflit avec ses parents.

4.Le mec radin

Quand il vous invite à dîner, vous devez payez moitié-moitié. Quand vous sortez, il ne dépense son argent que pour des choses peu onéreuses! Il connaît toutes les promotions, c’est un adepte du lot. Gripsou ne vous achètera jamais des fleurs, ce n’est pas un bon investissement! Son budget est toujours serré quand il s’agit de vous!Il y a 2 types de Gripsou :

* Celui qui trouvera absurde de dépenser pour une femme mais qui aime dépenser pour lui.

* Celui qui ne dépense ni pour lui, ni pour une femme. Il garde son argent pour un but, un rêve : construire une maison, acheter une grosse cylindrée, faire un voyage seul…
Lors d’un premier rendez-vous, il faut éviter de parler d’argent, de budget serré. Vous êtes là pour vous amuser, pas pour parler chiffre ou misère. Si vous êtes aussi avare que lui, ça ira! Entre avare, on se comprend!

5.Le mec rigide

Il veut tout contrôler! Votre manière de marcher, de vous habiller, votre façon de penser. Vous vous perdez en lui! Il veut vous changer, vous transformer en une version qu’il s’est fait de la femme parfaite. Le plus souvent, cette femme c’est sa mère ou parfois une star. Vous devez être sa « projection » de la femme. Ne vous laissez pas faire! Un homme doit vous pousser à vous améliorer, pas vous changer! Tout ce qu’il dit est vrai, il débat longuement, il n’est jamais à court d’arguments. Il veut avoir le dernier mot. Il est expert en manipulation, il va vous retourner le cerveau pour que vous soyez comme il veut. Mr Perfection n’aime pas qu’on lui dise non, il fera même preuve d’agressivité si vous vous entêtez. Il vous stressera en répétant toujours la même chose…jusqu’à ce que vous changiez! On n’est pas dans un remake de Frankestein! Ouvrez les yeux!
Ce mec convient aux femmes naïves ou en quête d’une personnalité.

6.Le mythomane

Il ment comme il respire, il déforme la réalité, il la rend plus belle ou plus sombre…C’est un « artiste du mensonge ». Il n’a pas de mémoire donc tout est confus…Ses mensonges s’amplifient avec le temps. S’il vous ment pour des petites choses, ça ne sert à rien de continuer! Peut importe pourquoi il ment, ce n’est pas sain, c’est compulsif!Il ne changera pas! Cette homme ne peut s’entendre qu’avec une mythomane ou une femme qui ne cherche pas du sérieux.

7.Le mec marié ou en couple

« Il va la quitter », « ils ne s’aiment plus, ils ne font plus rien ensemble », « Il reste pour les enfants ».
Les phrases les plus fréquentes de la femme désabusée. Vous êtes la roue de secours. Il est déjà pris, ne perdez pas votre santé et votre temps à lui courir après. Il est sincère seulement et seulement s’il parle de vous à sa femme et qu’il lui annonce que c’est fini. Mais faut pas trop rêver, ça se passe rarement comme ça. Vous êtes celle qu’il cache et l’amour vrai, c’est celui dont on n’a pas honte!
Ce mec peut convenir aux femmes à tendances masochistes, à celles qui ne recherchent pas du sérieux ou à la femme qui reproduit inconsciemment ce que ses parents ont fait.

8.Le charmeur

Vous êtes au restaurant, il sourit et fait des blagues à la serveuse. Dès qu’une femme passe, il ne peut s’empêcher de la regarder. Il aime toutes les femmes, elles sont toutes des possibilités pour lui. Même avec vous, il ne peut pas s’empêcher de regarder les autres. C’est facile de se rassurer en se disant : « il regarde d’autres femmes mais c’est moi qu’il aime ». Il est tout le temps en train de flirter, il se montre ouvert et disponible à toutes les femmes. Un peu comme s’il voulait avoir un plan de secours au cas où ça ne marcherait pas. Il est accro à la séduction, il ne va pas forcément vous tromper mais il a un stock de possibilités sous le bras, juste au cas où. Il est ambigu, le plus souvent, il n’a que des amies. Vous pouvez rester si vous êtes une allumeuse, une bombe qui a tous les mecs à ses pieds ou une femme qui ne cherche pas du sérieux. À fuir si vous êtes jalouse!

9.Le mou

C’est le mec qui dit toujours « on fait comme tu veux, c’est toi qui choisi »! Au cinéma, au restaurant, en ville, il ne prend aucune décision. Il attend sur vous. Il est nonchalant, il se laisse vivre. Pour lui, avoir une femme, c’est une aubaine! Elle prendra toutes les décisions importantes!
C’est un homme qui irait bien avec une castratrice. Les femmes aiment les hommes qui prennent un minimum de décision, qui affirme leur choix et leur goût!

10.Le collectionneur

Il a une liste impressionnante de conquête, tout ce qui l’intéresse c’est les débuts de relation! Séduire, les premiers ébats amoureux…Après plus rien! Il est allergique aux relations longues durées. En général, il est très beau ou il est charismatique. Il veut connaître toutes les femmes et il se transforme rapidement en collectionneurs de curiosités. Cet homme ne se posera jamais. Si un jour, il se pose c’est parce que vous lui avez fait un enfant dans le dos. Mais ne criez pas victoire, il fera de vous la femme la plus cornue de la planète. Laissez tombez!

Voilà, vous savez tout! Soyez observatrice mesdames et ne vous laissez pas piégez dans des relations malsaines!

Source: ndiawardiop.net, http://www.senegal1.net/index.php/dakar/sexualite/item/2698-les-10-types-de-mecs-a-eviter-absolument

 

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le respect ne se demande pas … Il se mérite!!!

Le respectLe respect

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Blague

Un bébé naît à l’hôpital en riant au lieu de pleurer.
Plus les infirmières le frappent, plus il rit si fort.
Tout à coup le médecin remarque qu’il a quelque chose dans ses mains.
Il ouvre les petites mains du bébé et découvre qu’il tient dans ses mains 3 pilules d’avortement .

Le bébé se tourne alors vers sa mère, rit de nouveau et dit :
 » Toute arme forgée contre moi , sera sans effet !

Source: https://www.facebook.com/100Deliire?ref=stream

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Blague: tout par la parole de Dieu…

Dans une famille chrétienne, tout se règle avec la parole de Dieu. La mère, un matin, envoie son fils Toto . Il refuse et elle lui dit:  » Tu honoreras ton père et ta mère….. (exode 20, 12) ».
A 16 heures, il dit :  » Maman, j’ai faim ». elle répond:  » L’homme ne vivra pas seulement depain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu (Mt. 4,4) ».
Lundi matin, elle le réveille pour l’école. alors Toto lui répond :  » Femme, que me veux tu ? mon heure n’est pas encore arrivée. (Jn 2,4)

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Grands diplômes, petits niveau.

unegbich

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Côte d’Ivoire: Henri Konan Bédié en voie d’ejection…?

Côte d’Ivoire: Henri Konan Bédié en voie d’ejection…?.

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Message de la Conférence épiscopale du Bénin sur le malaise politique actuel et la révision de la Constitution

Message de la Conférence épiscopale du Bénin sur le malaise politique actuel et la révision de la Constitution.

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Le mécontentement de Boni Yayi face à la lettre de la Conférence Episcopale du Bénin

e mécontentement de Boni Yayi face à la lettre de la Conférence Episcopale du Bénin.

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Le mécontentement de Boni Yayi face à la lettre de la Conférence Episcopale du Bénin

La réaction de Boni Yayi contre la lettre ouverte de la Conférence Episcopale du Bénin sur la révision de la constitution ne s’est pas fait attendre. Le Chef de l’Etat dénonce des «allégations non fondées» et s’interroge, entre autres, sur « les raisons qui ont présidé de telles déclarations dont la nature est de diviser plutôt que de rassembler et d’éloigner notre pays de sa crédibilité internationale».

«J’ai noté avec intérêt le diagnostic que vous faites sur la situation de malaise observée dans notre pays», avoue le Chef de l’Etat à l’entame de sa lettre ouverte, soulignant que si cet état de malaise est réel, il ne saurait être imputé à un régime encore moins à un individu, fût-il le Président de la République. Boni Yayi répond ainsi à la Conférence épiscopale du Bénin, à la suite de la lettre ouverte qu’elle lui a adressée en fin de semaine, pour exprimer son opposition à la révision de la constitution. Mais, pour le premier magistrat, il s’agit ici d’une responsabilité collective, dont les causes à l’en croire sont liées à « l’absence de Foi en Dieu, à l’amour du prochain, aux pesanteurs de nos structures cultuelles et mentales, aux contingences de l’évolution de notre société et aux facteurs exogènes ».
Quant au projet de révision de la constitution qui suscite tant de passions, Boni Yayi énumère les précautions qui y sont prises. Au nombre de celles-ci, la création et la constitutionnalisation de la Cour des Comptes dans le cadre de la gestion transparente des finances publiques et la reddition des comptes devant le peuple béninois ; la constitutionnalisation de la Commission Électorale Nationale Autonome (CENA) en vue de professionnaliser et de pérenniser la modernisation de notre système électoral et enfin l’imprescriptibilité des crimes économiques dans le cadre de la moralisation de la vie publique et de la lutte contre la corruption.
« … Vous avez, à juste titre, parlé de la crise de confiance et je suis parfaitement d’accord avec vous. Mais, par quel miracle la majorité parlementaire peut-elle faire passer lors des débats un projet différent dont l’objet conduirait à une révision opportuniste ? », demande, par ailleurs, le Président de la république au Clergé béninois, convaincu, que la «…Cour Constitutionnelle, gardienne du temple, continue d’être le rempart pour garantir l’équilibre constitutionnel de notre pays ».

« La foi ne peut pas être politisée.. »
Regrettant l’absence d’échanges entre l’épiscopat du Bénin et lui, Boni Yayi affirme aussi qu’il fait « des déclarations sur la base des informations non fondées ». Il dénonce également les « intoxications » sur le projet intervenu à la fin de l’année 2012 à un moment où le Bénin a décidé de mettre fin à des crimes économiques enregistrés dans la gestion du coton et dans la gestion des réformes portuaires (PVI) alors que le document transmis depuis 2009 qui n’a pas changé n’avait pas soulevé autant de remous de nature à remettre en cause la quiétude de nos populations. « Ces intoxications sont donc, bel et bien, véhiculées par des manipulations orchestrées par ceux-là qui veulent détenir, seuls, la richesse du pays tout en remettant en cause l’intérêt général », se désole Yayi dans sa lettre ouverte. Les mots ‘’peines’’ et ‘’déceptions’’ reviennent à nouveau. « C’est avec beaucoup de déceptions que j’ai pris connaissance du premier paragraphe de ce point où vous estimez que le drame qui a failli faire basculer dans la violence notre nation, à savoir, la tentative d’empoisonnement et de coup d’Etat sont douteux et ont provoqué des arrestations contestées alors même que les inculpés n’ont pas contesté les faits », fustige Boni Yayi, ajoutant dans la même verve, que c’est avec beaucoup de peine qu’il soulève ce point parce qu’au-delà de tout, il est citoyen avant d’être Président et a un droit à la vie. « Je demeure persuadé que je suis une créature de Dieu et à ce titre nul n’a le droit de détruire toute créature que le Père Céleste a façonnée de sa main », écrit-il. Il voudrait, à cet effet, des éléments en possession de la Conférence épiscopale, à partir desquels, elle déclare qu’il s’agit « d’évènements douteux et contestés ».
Le Chef de l’Etat pose aussi une question de Foi dans sa lettre à l’église catholique et pense, que la Foi, elle, ne peut être «politisée» au profit d’un groupe de citoyens et au détriment d’autres sur la base des critères qui lui échapperaient.

Pourtant présent au pèlerinage de Dassa 2013 !

Le mécontentement de Boni Yayi face à la lettre de la Conférence Episcopale du Bénin aurait pu le dissuader de se rendre au pèlerinage à la grotte mariale de Dassa, édition 2013. Mais rien n’y fit. Il a fait le déplacement sur la ville des collines, ce week-end, en compagnie de plusieurs membres de son gouvernement, fraichement nommés et a reçu tous les honneurs dus à son rang, un peu comme pour dire, que le désaccord qui émerge ainsi entre l’Eglise Catholique et lui sur la révision de la constitution, ne saurait être à l’origine d’un brusque divorce qui l’éloignerait des acteurs d’une religion qu’il considère, admire et côtoie tant, sans être des leurs. C’est un exemple qui témoigne sans doute de la grandeur d’esprit qu’affiche le Chef de l’Etat dans des situations conflictuelles comme celles-ci. Il n’en reflète pas moins son respect et son attachement à la chrétienneté universelle qui se magnifie à l’occasion de grandes manifestations religieuses du genre. C.T.

Source: http://levenementprecis.com

Christian Tchanou 

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Message de la Conférence épiscopale du Bénin sur le malaise politique actuel et la révision de la Constitution

Message de la Conférence épiscopale du Bénin sur le malaise politique actuel et la révision de la Constitution

Filles et fils bien-aimés de Dieu,
Citoyennes et citoyens de bonne volonté,

Appel pressant

Serviteurs de la vérité de l’Evangile (cf Jn 8, 32 ; Rm 8, 21), nous, Evêques et Administrateurs apostoliques de la Conférence épiscopale du Bénin (Ceb), fidèles à notre souci constant d’apporter notre modeste contribution à l’édification de la Nation, avons jugé bon de vous adresser ce message sur la crise socio-politique actuelle de notre pays et sur le projet de révision de la Constitution de notre République.
Le Bénin vit aujourd’hui dans un climat de fortes tensions, de divisions ouvertes, de malaise profond. La clameur du peuple, toutes tendances confondues, nous parvient au quotidien. L’angoisse, l’inquiétude et la méfiance habitent dangereusement les cœurs. Comme citoyens et pasteurs, en charge de l’éveil et de l’accompagnement des consciences, avant de parler nous avons pris le temps d’observer, d’écouter les uns et les autres, en silence, dans la prière et la méditation. Pressés par le devoir de vérité dans la charité, et au regard des événements et mouvements en cours, nous venons à présent lancer, à chaque fille et fils de ce pays, aux acteurs politiques et responsables de la Société civile, et de manière particulière au tout nouveau gouvernement qui vient d’être formé, un appel pressant au dialogue, à la paix, à la confiance réciproque en vue de la cohésion nationale.

L’urgence d’un dialogue politique

L’une des facettes les plus critiques du malaise ambiant est le malaise politique. La mouvance et l’ensemble de l’opposition se toisent. La vraie communication est absente, sélective par moments, mais toujours empreinte de méfiance et de suspicion. Notre démocratie se porterait mieux, si les règles d’une saine coopération consensuellement établies étaient cultivées et entretenues. Le malaise politique actuel appelle à un dialogue qui ouvrirait à une meilleure connaissance réciproque des parties, à une appréciation objective diversifiée, et par conséquent plus juste des problèmes. Le Pape François déclarait récemment aux journées mondiales de la jeunesse à Rio (Brésil) : « Lorsqu’un responsable me demande un conseil, ma réponse est toujours la même : dialogue, dialogue, dialogue. Entre l’indifférence égoïste et la protestation violente, il y a une option toujours possible : le dialogue » (27 juillet 2013). Le dialogue politique est la pierre angulaire de toute vraie démocratie.
En effet, les problèmes de tout un peuple ne sauraient être cernés, compris et résolus par un seul groupe. Cela requiert plutôt l’effort et la collaboration de tous les acteurs et responsables de différents secteurs, dans un esprit constructif de vérité, d’honnêteté et de sincérité, dans le respect fidèle des pactes conclus et le souci de l’intérêt général. Ce dialogue patriotique, c’est tout le peuple béninois qui le désire et l’attend impatiemment. Aussi, le recommandons-nous instamment, nous vos Evêques et pasteurs, d’autant qu’il représente, à notre avis, un préalable à la restauration de la confiance surtout dans un pays comme le nôtre, où les gens sont portés à la méfiance dès qu’ils ont l’impression que l’on veut se jouer d’eux.

Restaurer la confiance

Les expressions négatives et réactions de rejet que génère de plus en plus le malaise actuel sont aussi liés à une crise de confiance du peuple face à ses mandants et gouvernants.
Qu’il nous souvienne que Benoît XVI, lors de sa visite au Bénin, déclarait au Palais présidentiel le 19 novembre 2011 : « La personne humaine… veut vivre dignement ; … elle veut être respectée ; elle revendique une gouvernance limpide qui ne confonde pas l’intérêt privé avec l’intérêt général, et plus que tout, elle veut la paix et la justice. En ce moment, il ya trop de scandales et d’injustices, trop de corruption et d’avidité, trop de mépris et de mensonges, trop de violences qui conduisent à la misère et à la mort ».
Qui oserait dire qu’un tel diagnostic ne correspond pas au marasme politique et économique qui nous frappe actuellement de plein fouet et qui nous aurait relégués parmi les pays les plus pauvres du continent et du monde ? N’est-ce pas le moment propice d’en prendre vraiment conscience pour nous remettre sérieusement en cause et nous donner les moyens de sortir de ce drame ?
Dans notre message du 2 octobre 2008, « Restaurer la confiance et préserver la paix » p. 9, nous écrivions déjà que « restaurer la confiance aujourd’hui passe par le respect du jeu démocratique, la conformité, par tous, à la lettre et à l’esprit de la Constitution du 11 décembre 1990, par la défense du bien commun comme unique motivation de l’action politique ».
La confiance constitue le ciment de toutes relations de collaboration et de solidarité. Sans la confiance, tout tourne à vide. Notre peuple a soif de dirigeants semeurs de confiance et d’espérance, capables de mobiliser nos énergies et nos intelligences pour construire ensemble un meilleur avenir. Cette démarche s’impose à nous tous comme un impératif pour une bonne gouvernance.

Certes, ici comme ailleurs, l’Eglise n’apporte aucune solution technique ni politique. Mais elle a le devoir moral de faire remarquer qu’en régime démocratique, aucune réforme qui suscite de fortes tensions et oppositions n’a jamais profité à un peuple qu’elle divise.

A propos de la révision de la Constitution

L’unité nationale et d’abord la dignité de notre peuple sont gravement mises à mal aujourd’hui par :
– la pauvreté sinon la misère d’une large frange de la population en manque dramatique du minimum vital, face à l’opulence d’une minorité;
– le nombre croissant de jeunes sans emploi et à l’avenir incertain ;
– les pratiques régionalistes, facteurs de discrimination et de division ;
– les accusations d’empoisonnement et de complot contre la personne du président de la République.
Voilà le contexte de mal-être dans lequel survient le projet de révision de la Constitution du 11 décembre 1990. Dès la transmission d’un tel projet par le gouvernement au parlement le 6 juin 2013, les populations ont réagi, mettant aux prises, et de plus en plus ouvertement, trois catégories de concitoyens : les protagonistes acharnés de la révision, les antirévisionnistes radicaux, enfin ceux qui acceptent le principe de la révision mais n’en voient pas l’urgence et n’en approuvent surtout pas la méthode.
Certes, ici comme ailleurs, l’Eglise n’apporte aucune solution technique ni politique. Mais elle a le devoir moral de faire remarquer qu’en régime démocratique, aucune réforme qui suscite de fortes tensions et oppositions n’a jamais profité à un peuple qu’elle divise. A qui et à quoi servirait la révision dans la division, sinon à mettre en péril la paix de la Nation ? « Pour servir la paix, respecte la liberté », disait Jean-Paul II (Message de paix de janvier 1981). Il y a lieu de revenir à l’esprit consensuel et convivial de la Conférence nationale des forces vives, pour instaurer le dialogue politique et restaurer la confiance, comme nous le recommandions plus haut, d’autant que dans plus d’un pays de la sous-région, l’on est porté à toucher à la Constitution pour se maintenir indéfiniment au pouvoir.
Nous devons plutôt veiller à construire la cohésion nationale dans un esprit de service, mobilisant les différents courants d’idées et de sensibilités, même les plus opposés, avec le souci constant du bien de chacun et de tous. Comme l’écrit l’Apôtre Paul, « revêtez des sentiments de compassion, de bienveillance, d’humilité, de douceur, de patience. Supportez-vous les uns les autres, et si l’un a un grief contre l’autre, pardonnez-vous mutuellement ; comme le Seigneur vous a pardonnés, faites de même, vous aussi. Et par-dessus tout, revêtez l’amour : c’est le lien parfait » (Col 3, 12-14). Voilà la règle d’or d’une cohésion nationale d’autant authentique, constructive et durable qu’elle s’enracine dans notre foi en Dieu et se nourrit constamment de prières à l’Esprit de discernement, de tolérance et de persévérance.

L’appel inoubliable du Pape Benoît XVI au Bénin

En ces moments difficiles où notre vivre ensemble est mis à l’épreuve, nous avons mal au cœur que notre patrie, notre premier bien commun, présente à la face du monde l’image d’un pays de turbulences et de violences inutiles, d’empoisonnements et de complots douteux, d’arrestations et d’emprisonnements fortement contestés.
Ce pays est tout de même celui de la toute première Conférence nationale qui a ouvert l’Afrique aux rêves du renouveau démocratique.
Ce pays est celui de notre vénéré Cardinal Bernardin Gantin que le Vatican a récemment honoré en instituant à Rome, à l’Université de Latran, la chaire qui porte son nom, pour la formation d’une nouvelle classe d’hommes politiques ; et ce fut en présence de notre chef de l’Etat, le président Boni Yayi.
Ce pays est celui dans lequel le Pape Benoît XVI nous a fait l’insigne honneur de séjourner, en signant, sous le regard de l’Afrique et du monde entier, l’inoubliable Exhortation Apostolique post-synodale « Africae munus » sur la réconciliation, la justice et la paix. C’est lui le Pape Benoît XVI qui a prononcé sur notre sol ces paroles inoubliables qui ont tout d’une vibrante interpellation : « Chaque peuple veut comprendre les choix politiques et économiques qui sont faits en son nom. Il saisit la manipulation, et sa revanche est parfois violente. Il veut participer à la bonne gouvernance…
De cette tribune, je lance un appel à tous les responsables politiques et économiques des pays africains et du reste du monde. Ne privez pas vos peuples de l’espérance. Ne les amputez pas de leur avenir en mutilant leur présent. » (Discours au Palais de la République, 19 novembre 2011). Que par l’intercession de la Vierge Marie, l’Immaculée Mère de notre Sauveur Jésus Christ, Dieu bénisse et baigne de son Esprit de sagesse notre pays le Bénin, ses filles et ses fils !

Fait à Cotonou, le 15 août 2013
En la solennité de l’Assomption de la Vierge Marie

Source: http://mediapartbenin.over-blog.com

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