Archives quotidiennes : 19 avril 2012

Philosophie africaine entre identités constituées et pensée constituante

         Le besoin identitaire peut se comprendre comme le souci de celui qui, nié par un autre éprouve le besoin d’affirmer son droit à la vie, de se poser même si de manière opposée à une forme de réduction (s)électivie.

           En quoi consiste la philosophie africaine? Serait-il scandaleux de dire « à rien »? Oui si on n’ajoute pas « de spécifique » ou « de différent » dans la forme, mais sans doute dans le contenu. Les discussions que nous voulons entretenir ici, ont d’abord pour but, non de tomber dans le « piège de la différence » dont parlait Crahay il y a une cinquantaine d’années, mais tout simplement pour penser, oser penser et oser donner à penser sur la philosophie, sur la philosophie en Afrique, africaine, bref sur l’homme en tant que dans un milieu donné se donne pour leit motiv la « quête du sens » dans le but de dire tout en se disant. Il n’est donc pas question de discours d’Africains sur une Afrique beaucoup plus souvent « pansée » que « pensée », encore moins sur ce qui donne à panser dans ce milieu, mais de ce qui devrait faire l’être homme manifesté et pas (re)cherché…

          Identité et développement ont souvent été présentés comme « lieu tenant » de la philosophie africaine. Notions principales et principielles, la première si revendiquée et même brandie à grand renfort de courbettes, galipettes et autres requêtes, continue de se voir comme porte étendard d’une renaissance qui se veut africaine face à une Afrique précisément en pleine renaissance. La seconde pour sa part, entre dénégations, neurasthénies et récriminations relève de plus en plus de la chimère. La culture semble être une réalité plus spontanément applicable ou simplement appliquée et même revendiquée par les sociétés dites traditionnelles, c’est-à-dire dans des milieux où le boom technoscientifique n’a pas vraiment fait ses preuves en termes de production. En effet, autant il semble plus correct de parler d’anthropologie (culturelle) ou d’ethnologie en ce qui concerne les mondes « primitifs » d’en bas, autant la sociologie semble a priori plus appropriée pour les sociétés « civilisées » d’en haut. De la même manière, parler de « culture » pourrait être plus recevable pour les peuples « en retard » ou « primitifs », par opposition à « civilisation » manifestement plus approprié pour ceux qui ont su domestiquer et transformer la nature : « développés », « civilisés ».

          « PHILOSOPHIE AFRICAINE. QUESTIONS ET DÉBATS » est donc un portail pour l’Homme, parlant de lui-même ou des autres, proches comme loin (tain)s. Cet l’Homme qui tente de réfléchir à ce qui détermine son être au monde, ou la manière dont il comprend un être au monde qui n’est pas nécessairement celui dans lequel il s’inscrit tant par l’espace que par le temps, mais qui le pousse sans cesse à aller au delà de lui et de lui-même.

Yannick ESSENGUE

Voir sur Facebook : Philosophie africaine. Débats et questions

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Dissertation ( niveau 1ère et Tle)

 

Sujet

 

« Une pièce de théâtre ne m’intéresse que si l’auteur s’y est donné pour tâche non d’imaginer et de construire  mécaniquement une intrigue, mais  d’extirper avec le maximum de vérité, d’intensité et de profondeur un certain nombre de mouvement de l’âme humaine », affirme Henri de Montherlant.

Quelles appréciations   vous donne cette pensée ?

 

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Dissertation ( Niveau 1ère)

 

Sujet 1


A propos de la portée de l’œuvre littéraire, Alfred de Vigny trouve qu’elle est « Une bouteille jetée à la mer » avec l’inscription « Attrape qui peut »

Pensez-vous que Madame Bovary  de Gustave Flaubert et Balafon d’Engelbert  Mveng dépassent leur époque et leur espace respectifs ?

 

Sujet 2


Jean Paul Sartre affirme : «  Nommer, c’est montrer ; et montrer, c’est changer »

Pensez-vous que la littérature serve uniquement à dénoncer les tares de la société et à susciter des changements ?

Vous fonderez vos arguments sur des œuvres lues  ou étudiées.

 

 

Sujets proposés par Mme LIMBAIME MARTHE

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Epreuve de Langue Française ( Niveau 1ère et Tle)

 

EPREUVE DE LANGUE

 

ARGAN : – Mais raisonnons un peu, mon frère. Vous ne croyez donc point à la médecine ?

BERALDE. – Non, mon frère, et je ne crois pas que son statut il soit nécessaire d’y croire.

ARGAN : – Quoi ! Vous ne tenez pas véritable une chose établie par tout le monde, et que tous les siècles ont révélée 1 ?

BERALDE. – Bien loin de la tenir véritable, je la trouve, entre nous, une des plus grandes folies qui soit parmi les hommes ; et à regarder les choses en philosophie, je ne vois point plus plaisante, mômerie 2, ne  vois rien de plus ridicule qu’un homme qui se veut mêler d’en guérir un autre.

ARGAN : – Pourquoi ne voulez-vous pas, mon frère, qu’un homme en puisse guérir un autre ?

BERALDE. – Pour la raison, mon frère, que les ressort 3 de notre machine sont des mystères, jusques ici, où les hommes ne voient goutte et que la nature nous a mis au-devant des yeux des voiles trop épais pour y connaitre quelque chose.

ARGAN : – les médecins ne savent donc rien, à votre compte ?

BERALDE. – si fait, mon frère. Ils savent la plupart de fort belles humanités 4, savent parler en beau latin, savent nommer en grec toutes les maladies, les définir et les diviser, mais pour ce qui est de guérir, c’est ce qu’ils ne savent point du tout.

ARGAN : – Mais toujours faut-il demeurer d’accord que sur cette matière les médecins en savent plus que les autres.

BERALDE. – ils savent, mon frère, ce que je vous ai dit qui ne guérit pas de grand-chose, et toute l’excellence de leur art consiste en un pompeux galimatias 5, en un spécieux babil, qui vous donne des mots pour des raisons, et des promesses pour des effets.

ARGAN : – Mais enfin, mon frère, il y’a des gens aussi sages et aussi habiles que vous ; et nous voyons que dans la maladie tout le monde a recours aux médecins.

BERALDE. – C’est une marque de la faiblesse humaine, et non pas de la vérité de leur art.

  MOLIERE, Le Malade imaginaire, III, 3, 1673.

 


1-      Respectée.

2-      Farce, mascarade.

3-      Mécanismes.

4-      Etude du latin et du grec

5-      Langage incompréhensible.

I.   COMMUNICATION :        
5 points

 

1. En vous basant sur des indices, identifiez les émetteurs et les récepteurs de ce texte ;

Montrez que l’énonciation est complexe au théâtre.                      3 pts

2. Déterminez le principal référent de cet extrait et repérez leurs substituts en prenant soin de les classer.                                                                                      2 pts

 

II.    MORPHOSYNTAXE :    5 points

 

1. Dans la quatrième réplique de Béralde, relevez un présentatif, donnez les effets recherchés et reformulez le point de vue du personnage.                          2,5 pts

2. Dans la cinquième réplique d’Argan, considérons le terme « mais » quelle est sa nature grammaticale ? Quel rôle joue-t-il ? Quelle relation logique établit-il ? En déduire la thèse du locuteur.                                                                                            2,5 pts

 

III.    SEMANTIQUE    5 points

 

1. A l’aide d’indices pertinents, caractérisez  le lexique employé par Béralde. En quoi sert-il son argumentation ?                                                                                   3 pts

2. Que peut connoter l’expression. «  Mon frère » ? Quels rapports s’établissent entre les deux personnages ?                                                                                   2 pts

 

IV.    RHETORIQUE   5 points

 

1. Identifiez la figure de style contenue dans cet énoncé : « il y’a des gens aussi  sages et aussi habiles que vous » Quelle interprétation vous inspire-t-elle ? 2 pts

2. Identifier le(s) type(s) de raisonnement utilisé(s) par Béralde. Au regard de ses arguments que vous préciserez, est-il convaincant ?                                       2 pts

3. Quel est le bon dominant dans ce passage ? Illustrez votre réponse au moyen de deux caractéristiques.                                                                            1 pt

 

Sujet proposé par Mme LIMBAIME MARTHE

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Epreuve de Langue française ( Niveau 1ère et Tle)

EPREUVE DE LANGUE : 1ère et Tle

 

ENIVREZ-VOUS

Il faut toujours être ivre, tout est là : c’est l’unique question, pour ne pas sentir l’horrible fardeau du temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut enivrer  sans trêve.

Mais de quoi ? De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. Mais enivrer vous.

Et si quelquefois, sur les marches d’un palais, sur l’herbe verte d’un fossé, dans la solitude norme de votre chambre, vous vous réveillez, l’ivresse déjà diminuée ou disparue, démarchez au vent, à la vague, à l’oiseau, à l’horloge, à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il s’enivrer ! Pour n’être pas les esclaves martyrisés du temps, enivrez-vous sans cesse ! De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. »

       CHARLES BAUDELAIRE, Petits Poèmes en prose, 1869.

 

I.            COMMUNICATION    5 points

1- En vous fondant sur le texte et le paratexte, identifiez l’émetteur et le récepteur. Repérez et analysez les indices de leur présence.                                                       2,5 pts

2- Après l’observation de la fonction conative du langage, clarifiez les intentions de l’émetteur.

2,5 pts

      II.            MORPHOSYNTAXE :    5 points

1-Dites comment le texte est structuré en vous basant sur les alinéas et la production. Quelles relations pouvez-vous établir entre cette composition et le titre ? 2,5 pts

2– Identifiez les modes verbaux employés dans le poème et donnez leurs valeurs d’emploi.

2,5 pts

III.            SEMANTIQUE :         5 points

1-Identifier le sens dénoté de l’expression «  enivrez-vous » ainsi que son sens connoté. Comment pouvez-vous caractérisez l’appel de l’émetteur ?             2 pts

2- Dans le deuxième paragraphe, identifiez le terme « ou », précisez la relation logique établie et interprétez.                                                                                  3 pts

 

   IV.            RHETORIQUE :         5 points

1-Repérez une allégorie. A quel thème dérivé de cette allégorie l’ivresse est-elle associée. ?

Quelles fonctions celui qui parle lui attribue-t-il ?                                       2,5 pts

2- Etudiez le rythme du poème. De quels éléments vient-il ? En quoi sert-il le sens du texte ?

2,5 pts

Sujet proposé pa Mme LIMBAIME MARTHE

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