Archives mensuelles : mars 2012

Commentaire composé, consulté le corrigé, niveau Tle

Commentaire composé.

Dégagez l’intérêt philosophique de ce texte à partir de son étude ordonnée.

Athéniens, je vous honore et je vous aime, mais j’obéirai plutôt au dieu qu’à vous ; et tant que je respirerai et que j’aurai un peu de force, je ne cesserai de m’appliquer à la philosophie, de vous donner des avertissements et des conseils, et de tenir à tous ceux que je rencontrerai mon langage ordinaire : ô mon ami ! Comment, étant Athénien, de la plus grande ville et la plus renommée pour les lumières et la puissance, ne rougis-tu pas de ne penser qu’à amasser des richesses, à acquérir du crédit et des honneurs, sans t’occuper de la vérité et de la sagesse, de ton âme et de son perfectionnement ? Et si quelqu’un de vous prétend le contraire, et me soutient qu’il s’en occupe, je ne l’en croirai point sur sa parole, je ne le quitterai point ; mais je l’interrogerai, je l’examinerai, je le confondrai, et si je trouve qu’il ne soit pas vertueux, mais qu’il fasse semblant de l’être, je lui ferai honte de mettre si peu de prix aux choses les plus précieuses, et d’en mettre tant à celles qui n’en ont aucun. Voilà de quelle manière je parlerai à tous ceux que je rencontrerai, jeunes et vieux, concitoyens et étrangers, mais plutôt à vous, Athéniens, parce que vous me touchez de plus près ; et sachez que c’est là ce que le dieu m’ordonne, et je suis persuadé qu’il ne peut y avoir rien de plus avantageux à la république que mon zèle à remplir l’ordre du dieu : car toute mon occupation est de vous persuader, jeunes et vieux, qu’avant le soin du corps et des richesses, avant tout autre soin, est celui de l’âme et de son perfectionnement. Je ne cesse de vous dire que ce n’est pas la richesse qui fait la vertu ; mais, au contraire, que c’est la vertu qui fait la richesse, et que c’est de là que naissent tous les autres biens publics et particuliers.
Platon, Apologie de Socrate, 29d-30b

Proposition de corrigé

 Le texte qui nous est proposé est extrait d’un ouvrage de Platon intitulé l’Apologie de Socrate (section 29d.30b). Platon dans son livre expose la pensée de son maitre Socrate selon laquelle la justice devrait être le leitmotiv de tout philosophe. Dans cet extrait, Platon met en évidence la place de la vérité dans la société. Aussi, qu’est ce qui fait la valeur  d’un homme ? Pour une meilleure compréhension de ce texte, nous expliquerons les limites de sa réflexion et enfin nous présenterons les importances du teste du point de vue philosophique.

Pour Socrate, la vertu détermine la valeur d’un individu c’est-à-dire que plus un homme est vertueux, plus il a de la valeur. Ainsi, Socrate se donne comme mission de persuader ceux qu’il rencontrera que, ce ne sont ni les biens ni les richesses qui déterminent leur valeur mais plutôt la vertu. Pour cela, Socrate fait usage de la maïeutique c’est-à-dire qu’il pose à ceux qu’il est amené à rencontrer une série de questions : « je l’interrogerai, je l’examinerai ». En effet, de la ligne 4 à la ligne11, Socrate, pour convaincre les Athéniens, leur fait comprendre à travers un questionnement, qu’ils doivent non pas chercher la richesse et le bien-être comme ils le font, mais qu’ils devraient au contraire se retourner et rechercher des vertus comme la sagesse et la vérité : « ne rougis-tu pas de ne penser…….de ton âme et de son perfectionnement ? ». Socrate fait également comprendre aux Athéniens que si en plus de privilégier la recherche des biens naturels, ils s’hasarderaient à le tromper et à lui cacher la vérité quant à leur faire « honte de mettre si peu de prix aux choses les plus précieuse ».
Par ailleurs, Socrate continue en conseillant les Athéniens de la ligne 11 à la ligne 17. Il pense qu’il est de son devoir d’obéir “au dieu“ c’est-à-dire à ce démon qui l’habite depuis l’enfance et qui a toujours raison- en persuadant les Athéniens qu’il est plus important de s’occuper de son âme que de son corps c’est-à-dire qu’il est mieux pour un homme d’être vertueux que d’être riche et en bonne santé.
De plus, Socrate, de la ligne 17 à la ligne 19 pour convaincre indéniablement les Athéniens leur affirma que la richesse n’apporte pas la vertu mais que l’homme vertueux reçoit ou gagne inévitablement des richesses. Donc, puisque les hommes aiment les richesses, Socrate le leur promet à condition d’être vertueux. Ainsi, Socrate tente divers moyens pour convaincre les Athéniens que l’homme est valeureux lorsqu’il est vertueux. Seulement, n’existe-t-il pas des limites à la pensée de Socrate ?
On remarque que, le raisonnement de Socrate présente quelques failles. En effet, dans l’Apologie de Socrate, Socrate prétend ne pas être enseignant et se dégage de la responsabilité de tout Athénien qui aie bien ou mal tourné car affirme-t-il, il n’est maître de personne et ne reçoit aucune rémunération pour la connaissance qu’il partage. Or, nous constatons que Socrate applique la philosophie à travers la maïeutique : « philosopher c’est accoucher les esprits » sur les athéniens et par le même fait leur dispense un enseignement et par conséquent est donc responsable de tout homme vertueux qu’il a influencé. Socrate apprend aux athéniens qu’il est mieux d’être vertueux que d’être riche : il les enseigne donc.
En outre, dans le texte, Socrate se dit dirigé et inspiré par son “démon“. Ainsi, le philosophe Socrate, dispense un enseignement sur la vérité et la vertu premièrement parce que son “démon“ le lui a ordonné ; la philosophie ne vient qu’en deuxième position comme leitmotiv de son enseignement. Cependant, la raison est censée être le principe fondamental de Socrate et par là, la maxime principale de son enseignement aux athéniens à propos de la vertu ne devrait pas provenir de son démon mais de sa logique et de son enseignement.
Enfin, Socrate affirme dans le texte que l’homme vertueux gagne des richesses or nous savons tous que Socrate était un homme pauvre. Ainsi, on peut imputer à Socrate un mensonge ; car comme il le dit tout au long de l’Apologie de Socrate, il est un homme honnête qui combat l’injustice. En bref, un homme vertueux mais, Socrate n’a pas de bien ni de richesse néanmoins, il promet quand même aux athéniens des richesses s’ils deviennent vertueux. Ainsi, Socrate dans son raisonnement se contredit parfois et se trompe mais ce raisonnement là ne présente-t-il pas des intérêts pour tout un chacun ?
Nous pouvons souligner que ce raisonnement de Socrate nous introduit et nous apprend des choses peut-être que nous ignorons. Ainsi, nous pouvons noter dans le texte un intérêt didactique car dans le texte, Socrate nous instruit moralement quand il affirme que : « la vertu fait la richesse », dans la mesure où il insiste en chacun de nous un besoin d’être vertueux, honnête envers lui-même et envers la société et ainsi nous permet de respecter autrui et en lui servant d’exemple vertueux.
Par ailleurs, il ressort aussi de ce texte un intérêt métaphasique car, Socrate parle du “dieu“ plus précisément du “démon“  qui l’habite depuis l’enfance et qui lui dit ce qu’il ne faut pas faire. Ainsi, nous voyons dans ce texte les rapports entre Socrate et la voix qui le hante. Nous pouvons également noter cette force et ce pouvoir qu’elle exerce sur le philosophe – un pouvoir plus fort même que sa passion : la philosophie de telle sorte qu’il lui est impossible de lui désobéir. Par les rapports existants entre Socrate et la voix qui est à l’intérieur de lui  nous pouvons aussi peut-être trouver le maximum de certains actes que nous posons inconsciemment et comprendre des relations existantes entre l’homme et l’absolu. De même, on note aussi un intérêt littéraire du fait du style platonicien. Ainsi, Platon fait passer ses propres pensés par le personnage de Socrate. Il utilise le discours direct mais irréel pour non seulement donner des détails par rapport au procès et à la condamnation de Socrate mais aussi pour nous communiquer sa philosophie

A la fin de cette étude dont la problématique était de connaître les faits qui déterminent la valeur morale des individus, nous pouvons dire que les vertus jouent un rôle important, sur l’aspect moral des individus. C’est à dire qu’il faudrait observer non seulement les actions que posent les hommes mais également les motivations profondes de ces actions qui seraient sans doute bonnes dans le cas où ces hommes là seraient vertueux. La question que l’on se pose dès lors est celle deb savoir si ce qui est vrai et vertueux est toujours en accord avec la justice.

fait par MBANGO TIMBA Adèle, Tle ses

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Très drôle !!!

 

C’est avec un réel plaisir
Avec un sourire sincère
Une joie profonde
Que j’aimerais partager ces quatre phrases avec vous
Ces phrases, je les trouve très belles et trop souchettes.
Fruits d’un génie extraordinaire
Elles ne viennent pas de moi
Soyez-en rassurés, car je suis incapable d’en produire autant.
Dans ma logique d’apprenti philosophe,
Je me disais toujours que l’amour est ce qu’il y a de plus irrationnel et illogique.
Que la saisie réelle de l’amour était impossible
Qu’aucune théorisation, même la plus intelligible n’était pas capable de rendre compte du mystère de l’amour, de la rationalité irrationnelle de l’amour. Qu’aucun langage humain, aussi parfait qu’il soit ne peut exprimer ou traduire avec exactitude nos sentiments. J’étais même du même avis que ceux qui pensent que vouloir faire raisonner l’amour c’est perdre son temps,
Que vouloir ramener une femme amoureuse à la raison était une peine perdue. Dans ma tendance empiriste je partageais par moment la philosophie empiriste de l’amour qui dit que l’amour n’existe pas mais qu’il n’ya que des preuves d’amour.
Mais aujourd’hui ma conception a basculée contre toute attente,
Basculée dès le moment où je suis tombé sur ce poème très court parce qu’une seule strophe mais très savant. Fruit d’une longue réflexion, résultat de plusieurs équations à plusieurs inconnues, je crois. Ce poème est au fond une mathématisation du langage d’amour. En tout cas si les mathématiciens sont souvent timides pour exprimer leurs sentiments pour manque de langage, désormais ils peuvent s’inspirer du poème suivant :

 

 

Tu es la racine carré de mon coeur

la valeur absolue de mes pensées

et quand je te factorise

Je trouve l’identité remarquable de ma vie…

 

 

 

Zianwoe

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Poème du 01-05-1996

Rencontrer l’homme de sa vie

C’est le plus beau rêve
Aimer avec toute envie et chaleur
Des envies d’amour à la plage
Un album impérissable de bonheur
Etre ensoleillé par les nuages d’amour
Vivifier et rafraîchir le coup de foudre
Offrir le charme et la sensualité nécessaires
Profiter du coucher du soleil
S’embrasser avec douceur et tendresse
Sous le ciel pur et étincelant d’étoiles
Concrétiser les projets d’avenir
Rester toujours séduisante
Constituer des gestes indispensables
Pour un éclat sentimental prolongé
Construire un par pour deux.

Par K. I. L.

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Amour = égoïsme ?

 

Qu’est-ce que «  aimer ? » Aimer c’est avoir un sentiment passionné qui pousse à respecter, à vouloir le bien de l’autre. C’est éprouver de l’affection, de l’amitié, de la sympathie pour l’autre. C’est cette affection-là qui nous pousse à aider l’autre dans le besoin, à soutenir l’autre proche dans ses moments difficiles. L’égoïsme étant l’attachement excessif à soi-même qui fait rechercher exclusivement son plaisir et son intérêt personnel, ne pouvons-pas dire que l’amour est à la base égoïste ? En effet, lorsqu’on aime on ne veut pas voir l’autre souffrir parce que la souffrance nous fait mal, nous fait souffrir nous aussi. En ce moment-là, pour éviter de ressentir ce sentiment, nous nous sentons obligés d’aider l’autre, en d’autres termes de l’aimer. Dans ce cas, nous aidons, nous aimons, l’autre non pas parce que nous ne voulons pas le voir souffrir, mais parce que nous ne voulons pas souffrir.

 

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La Lybie semble mal partie

 

Vers une nouvelle déstabilisation du pays? Après avoir trucidé leur leader grâce au soutien de l’Otan, le Conseil national de transition (CNT) doit désormais faire face à une rébellion armée qui vient de marquer son territoire en prenant la ville mythique de Bani Walid.

Une insurrection qui vient prouver que les ex-rebelles en lutte contre Muammar Kadhafi ont vendu la peau de l’ex-Guide de la révolution lybienne avant même d’éteindre tous les foyers de révolte. Les affrontements qui ont même fait quelques cinq morts dans cette ville. Il y a de quoi s’inquiéter de cette situation qui replonge la Lybie dans l’incertitude.

C’est le signe d’une remise en cause du système sécuritaire des nouveaux hommes de Tripoli. Mais aussi et surtout une démonstration de la capacité des pro-kadhafi à défier le CNT de la plus spectaculaire des manières. Sans oublier que le CNT lui-même connaît des moments difficiles en son propre sein, avec la dernière démission de son numéro deux, Abdhafidh Ghoga. Avec cette résurgence d’hommes lourdement armés qui se réclament du colonel trucidé en pleine rue, il est à craindre une nouvelle déstabilisation de ce pays qui risque d’affecter toute la zone soudano-sahélienne.

Déjà que la poussée de fièvre d’attaques armées qui a fait de nombreux morts ces derniers jours dans le nord du Mali a créé d’énormes soucis à la communauté internationale, il faut cerner la revanche des pro-khadafi avant qu’ils fassent plus de dégât. Il faut surtout aider l’actuel pouvoir lybien à sortir de ce pétrin aux conséquences désastreuses pour toute la Lybie et pour ses voisins proches et lointains

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Notre NATION

 

Le lendemain d’une vie meilleure
Passe par beaucoup de malheurs
Nous devons nous soutenir
Ne pas nous laisser envahir
Car la force
D’une vraie nation
Passe par une grande solidarité

Si nous sommes divisés
Si nous laissons remporter
Sur nous les divisions tribales
Et ethniques
Nous ne ferions qu’encaisser
De bonnes et grandes balles
Pour notre bêtise

Se cacher derrière l’autre
Est synonyme de lâcheté
Le supporter
Alors qu’au fond,
On « s’en fout » de sa cause
C’est le mépriser

Le développement de l’Afrique
Ne dépend que d’elle-même
De ses fils et filles rassemblés
En un bloc pour dire
Non à la dominance des occidentaux
Car nous sommes  une NATION.

 

Ashley Namou, TC.

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Il nous parle des femmes !

 

Les femmes aiment parler. Le silence leur fait peur et elles préfèrent dire n’importe quoi pour l’éviter.

Les femmes ne savent pas garder un secret. Pour elles, en parler à deux ou trois personnes, ce n’est pas le divulguer. Et puis à quoi bon être au courant d’un secret si on ne peut pas en parler à quelqu’un?

Les femmes aiment les chats. Les hommes aussi disent qu’ils aiment les chats, mais dès que les femmes tournent le dos, ils leur balancent un bon coup de pied.

Les femmes aiment parler au téléphone. Une femme peut passer l’après-midi à papoter chez une amie. Puis elle rentre chez elle et elle rappelle cette amie au téléphone pour parler encore pendant deux heures.

Les femmes considèrent qu’un feu rouge est une occasion supplémentaire de se maquiller.

Si ce n’est pas le jour de la St Valentin, et que vous voyez un homme chez un fleuriste en train d’acheter des fleurs pour sa femme, vous pouvez entamer la conversation avec lui par « Qu’est-ce que vous avez fait comme bêtise? »

Les femmes passent des heures à s’habiller pour sortir, et quand elles sont à la soirée, elles passent tout leur temps à voir comment les autres femmes sont habillées.

Séduire une femme consiste donc à la rendre belle, unique et désirable, prenez lui la main, regardez la dans les yeux car au-delà de la verbalisation il y a aussi la communication non verbale, certains silences sont bruyants tant ils expriment à eux seuls désir et émotions, les non-dits de l’âme.

« Le bonheur ne se cherche pas : on le rencontre. Il n’est que de savoir le reconnaître et de pouvoir l’accueillir. » Bernard Grasset

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La Saint-Valentin : Le monde a soif d’amour.

S »il y a bien un jour que tous les amoureux de la Terre attendent avec une certaine impatience, voire une palpable excitation, c’est bien celui de la Saint-Valentin ! A la fois fête officielle inscrite au calendrier et apparemment très sympathique rituel amoureux, ce jour marque avant tout d’une pierre blanche l’intérêt que l’on porte en particulier à quelqu’un qui compte dans sa vie… soit en terme de simple amitié ou d’amitié plus intime, mais plus généralement selon une orientation amoureuse ouverte et parfaitement déclarée, déjà bien en place et établie.

Depuis quelques années le « phénomène Saint-Valentin » s’est toutefois un peu plus construit autour d’un concept assez commercial, où il fait bon ton d’acheter chocolats, lingerie et autres grands bouquets de roses à sa dulcinée, c’est du moins ce que les publicités auraient fortement tendance à nous imposer assez radicalement, faute de quoi, messieurs, vous passerez irrémédiablement pour de vulgaires rustres sans éducation. En ce qui concerne madame, après avoir reçu le cadeau rituel, l’offrande à l’amour, la petite chose qui fera frémir (voire même gémir de plaisir) lorsque l’on recevra, yeux dans les yeux, oui alors seulement à cet instant, madame sera tout aise à se laisser pleinement courtisée jusqu’à la nuit venue, durant laquelle elle saura aussi, de manière éperdue, s’offrir tout entière à l’homme de sa vie…
Que de stéréotypes ici ! Mais il en va ainsi des rituels amoureux, à l’instar des danses et autres simagrées de certains animaux, l’Homme n’est finalement pas si différent d’eux lorsqu’il doit asseoir ses préférences sexuelles sur le socle de traditions ou de journée dédiées… La Saint-Valentin n’est donc ici qu’une occasion supplémentaire, visiblement officialisée, de déclarer une fois de plus sa flamme pour « passer à l’acte ».
Mais ne soyons trop critiques, la Saint-Valentin n’est pas qu’une mascarade orchestrée savamment en vue de copuler généreusement, ni une journée où chacun se doit de trouver l’alter ego amoureux au risque de se retrouver au banc d’une société organisée autour du couple, que nenni : la « Fête des amoureux » est aussi, d’une certaine façon, celles de toutes les infidélités !
En effet, combien de couples vivent simultanément en cette même journée « deux Saint-Valentins » ? L’une officielle avec le conjoint, et l’autre avec la maîtresse ou avec l’amant, voire avec celui ou celle désiré(e) pour une relation se voulant ultérieurement plus intime… Oui, n’oublions pas que cette journée est la porte ouverte à une certaine exaltation, celle qui permet à celles et ceux qui ne l’auraient pas encore fait, d’aller plus loin encore, de passer le cap en étant dans la complète démonstration amoureuse, de dévoiler des plans sur la comète, d’envisager un engagement ou une rupture au profit de l’un ou de l’autre. En quelque sorte, une journée décisive de choix.
Aborder ainsi la « Fête des amoureux » sous l’angle de la Fête des déclarations et des engagements, donne une nouvelle orientation qui implique plus fortement les protagonistes. La Saint-Valentin peut alors devenir le théâtre tragique de situations conflictuelles et de souffrances si les engagements ne sont pas réciproques ou si les valeurs ne se rencontrent pas au niveau escompté, en deux mots : « ne sont pas au rendez-vous ». De même, que dire lorsque l’amant ou la maitresse se révèlent d’une importance telle que le couple légitime doit en subir des conséquences souvent lourdes pour la pérennité de la relation conjugale. Ainsi, il n’est pas rare de voir des ruptures en pleine Saint-Valentin, là où l’on s’attendait à consolider le couple sur ses bases. Il en va inversement de même de ces relations dites adultères qui peuvent aussi péricliter rapidement et s’achever dans la même journée, au profit du couple légitime.
Et que dire de ces célibataires, hommes ou femmes, qui profitent de la bonne occasion, de ce jour fatidique pour déclarer tout leur amour et se voir refuser la rencontre tant attendue… ici aussi la Saint-Valentin engage le « pronostique vital amoureux » plus que tout autre jour de l’année ! Par conséquent, attention à cette assez sournoise fête des amoureux, qu’elle ne se transforme pas en fête des éconduits, des tristes esseulé(e)s, des amours et illusions en pleine perdition.

Un homme de talent disait avec justesse que « L’Amour est un sujet trop sérieux pour qu’on en parle à la légère », mais néanmoins, prenons le jour de la Saint-Valentin avec une certaine légèreté afin de ne pas en être ni déçu(e) ni trop en attendre, soyons ou plutôt essayons d’être raisonnables avec cette fameuse « journée de l’amour » pour en faire avant tout une journée de paix et de joie. Dans tous les cas, que vous soyez seul(e), accompagné(e), déjà en couple, ou bien « encore plus », je vous souhaite personnellement une très Bonne Fête de la Saint-Valentin !

« Il y a des choses qu’on ne peut dire qu’en embrassant… parce que les choses les plus profondes et les plus pures peut-être ne sortent pas de l’âme tant qu’un baiser ne les appelle. » Maurice Maeterlinck

« Je l’aime trop pour en être jaloux. J’ai pris le parti d’en être fier. » Pierre Choderlos de Laclos

« Le monde a soif d’amour : tu viendras l’apaiser. » Arthur Rimbaud

Source: (http://www.blog-france-emmanuelle.com)

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votre réponse nous intéresse !

 

Une question me taraude l’esprit:
Un médecin a dans sa clinique une petite fille qui frôle la mort et qui a besoin d’une greffe de moelle épinière pour survivre. Le médecin se rappelle que dans le pavillon des non identifiés(sans domiciles fixes, malades ou blessé que personne n’est venu chercher…), il y a un vieil homme aussi au bord de la mort et dont la moelle est compatible à celle de l’enfant. Seulement, une telle opération coûterait la vie à ce vieil homme.
Que doit-il faire?Laisser la petite fille mourir et vivre tout le reste de sa vie avec le souvenir de ses parents pleurant leur unique fille, ou alors opérer le vieil homme pour sauver l’enfant?

 

 

 

YOSSA,

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Fini le soulèvement du kaba, « Femme, réveille-toi… »

Préambule.

Homme es-tu capable d’être juste ? C’est une femme qui t’en fais la question ; tu ne lui ôteras pas du moins ce droit. Dis moi : Qui t’a donné le souverain empire d’opprimer mon sexe ? ta force ? tes talents ? Observe le créateur dans sa sagesse ; parcours la nature dans toute sa grandeur, dont tu sembles vouloir te rapprocher, et donne-moi si tu l’oses, l’exemple de cet empire tyrannique.
Remonte aux animaux, consulte les éléments, étudie les végétaux, jette enfin un coup d’œil sur toutes les modifications de la matière organisée ; et rends-toi à l’évidence quand je t’en offre les moyens ; cherche, fouille et distingue, si tu le peux, les sexes dans l’administration de la nature. Partout tu les trouveras confondus, partout ils coopèrent avec un ensemble harmonieux à ce chef-d’oeuvre immortel.
L’homme s’est fagoté un principe de cette exception. Bizarre, aveugle, boursouflé de sciences et dégénéré, dans ce siècle de lumières et de sagacité, dans l’ignorance la plus crasse, il veut commander en despote sur un sexe qui a reçu toutes les facultés intellectuelles ; qui prétend jouir de la révolution, et réclamer ses droits à l’égalité, pour ne rien dire de plus.
Les mères, les filles, les sœurs, représentantes de la nation, demandent d’être constituées en assemblée nationale. Considérant que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de la femme, sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d’exposer dans une déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de la femme ; afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que les actes du pouvoir des femmes ; et ceux du pouvoir des hommes, pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient respectés ; afin que les réclamations des citoyennes, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la constitution, des bonnes mœurs, et au bonheur de tous.
En conséquence, le sexe supérieur en beauté comme en courage dans les souffrances maternelles, reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l’Être suprême, les Droits suivants de la femme et de la citoyenne.

Article I.

La femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.

Article II.

Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de la Femme et de l’Homme : ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et surtout la résistance à l’oppression.

Article III.

Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation qui n’est que la réunion de la Femme et de l’Homme : nul corps, nul individu, ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément.

Article IV.

La liberté et la justice consistent à rendre tout ce qui appartient à autrui ; ainsi l’exercice des droits naturels de la femme n’a de bornes que la tyrannie perpétuelle que l’homme lui oppose ; ces bornes doivent être réformées par les lois de la nature et de la raison.

Article V.

Les lois de la nature et de la raison défendent toutes actions nuisibles à la société : tout ce qui n’est pas défendu par ces lois, sages et divines, ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu’elles n’ordonnent pas.

Article VI.

La Loi doit être l’expression de la volonté générale ; toutes les Citoyennes et Citoyens doivent concourir personnellement, ou par leurs représentants, à sa formation ; elle doit être la même pour tous : toutes les citoyennes et tous les citoyens étant égaux à ses yeux, doivent être également admissibles à toutes dignités, places et emploi publics, selon leurs capacités, et sans autres distinctions que celles de leurs vertus et de leurs talents.

Article VII.

Nulle femme n’est exceptée ; elle est accusée, arrêtée et détenue dans les cas déterminés par la Loi. Les femmes obéissent comme les hommes à cette Loi rigoureuse.

Article VIII.

La loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires, et nul ne peut être puni qu’en vertu d’une Loi établie et promulguée antérieurement au délit et légalement appliquée aux femmes.

Article IX.

Toute femme étant déclarée coupable, toute rigueur est exercée par la Loi.

Article X.

Nul ne doit être inquiété pour ses opinions mêmes fondamentales, la femme a le droit de monter sur l’échafaud ; elle doit avoir également celui de monter à la tribune : pourvu que ses manifestations ne troublent pas l’ordre public établi par la Loi.

Article XI.

La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de la femme, puisque cette liberté assure la légitimité des pères envers les enfants. Toute Citoyenne peut donc dire librement, je suis mère d’un enfant qui vous appartient, sans qu’un préjugé barbare la force à dissimuler la vérité ; sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi.

Article XII.

La garantie des droits de la femme et de la citoyenne nécessite une utilité majeure ; cette garantie doit être instituée pour l’avantage de tous, et non pour l’utilité particulière de celles à qui elle est confiée.

Article XIII.

Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses de l’administration, les contributions de la femme et de l’homme sont égales ; elle a part à toutes les corvées, à toues les tâches pénibles ; elle doit donc avoir de même part à la distribution des places, des emplois, des charges, des dignités et de l’industrie.

Article XIV.

Les Citoyennes et Citoyens ont le droit de constater par eux-mêmes, ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique. Les Citoyennes ne peuvent y adhérer que par l’admission d’un partage égal, non seulement dans la fortune, mais encore dans l’administration publique, et de déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée de l’impôt.

Article XV.

La masse des femmes, coalisées pour la contribution à celle des hommes, a le droit de demander compte, à tout agent public, de son administration.

Article XVI.

Toute société, dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution : la Constitution est nulle, si la majorité des individus qui composent la Nation n’a pas coopéré à sa rédaction.

Article XVII.

Les propriétés sont à tous les sexes réunis ou séparés ; elles sont pour chacun un droit inviolable et sacré ; nul ne peut en être privé comme vrai patrimoine de la nature, si ce n’est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l’exige évidemment, et sous la condition d’une juste et préalable indemnité.

Postambule.

Femme, réveille-toi ; le tocsin de la raison se fait entendre dans tout l’univers ; reconnais tes droits. Le puissant empire de la nature n’est plus environné de préjugés, de fanatisme, de superstition et de mensonges. Le flambeau de la vérité a dissipé tous les nuages de la sottise et de l’usurpation. L’homme esclave a multiplié ses forces, a eu besoin de recourir aux tiennes pour briser ses fers. Devenu libre, il est devenu injuste envers sa compagne. Ô femmes ! Femmes, quand cesserez-vous d’être aveugles ? Quels sont les avantages que vous avez recueillis dans la révolution ? Un mépris plus marqué, un dédain plus signalé. Dans les siècles de corruption vous n’avez régné que sur la faiblesse des hommes. Votre empire est détruit ; que vous reste-t-il donc ? La conviction des injustices de l’homme. La réclamation de votre patrimoine, fondée sur les sages décrets de la nature ; qu’auriez-vous à redouter pour une si belle entreprise ? le bon mot du législateur des noces de Cana ? Craignez-vous que nos Législateurs Français, correcteurs de cette morale, longtemps accrochée aux branches de la politique, mais qui n’est plus de saison, ne vous répètent : femmes qu’y a-t-il de commun entre vous et nous ? Tout, auriez-vous à répondre. S’ils s’obstinaient, dans leur faiblesse, à mettre cette inconséquence en contradiction avec leurs principes ; opposez courageusement la force de la raison aux vaines prétentions de supériorité ; réunissez-vous sous les étendards de la philosophie ; déployez toute l’énergie de votre caractère, et vous verrez bientôt ces orgueilleux, non serviles adorateurs rampant à vos pieds, mais fiers de partager avec vous les trésors de l’Être suprême. Quelles que soient les barrières que l’on vous oppose, il est en votre pouvoir de les affranchir ; vous n’avez qu’à le vouloir. Passons maintenant à l’effroyable tableau de ce que vous avez été dans la société ; et puisqu’il est question, en ce moment, d’une éducation nationale, voyons si nos sages Législateurs penseront sainement sur l’éducation des femmes.

Les femmes ont fait plus de mal que de bien. La contrainte et la dissimulation ont été leur partage. Ce que la force leur avait ravi, la ruse leur a rendu ; elles ont eu recours à toutes les ressources de leurs charmes, et le plus irréprochable ne leur résistait pas. Le poison, le fer, tout leur était soumis ; elles commandaient au crime comme à la vertu. Le gouvernent français, surtout, a dépendu, pendant des siècles, de l’administration nocturne des femmes ; le cabinet n’avait point de secret pour leur indiscrétion ; ambassade, commandement, ministère, présidence, pontificat, cardinalat ; enfin tout ce qui caractérise la sottise des hommes, profané et sacré, tout a été soumis à la cupidité et à l’ambition de ce sexe autrefois méprisable et respecté, et depuis la révolution, respectable et méprisé.

Dans cette sorte d’antithèse, que de remarques n’ai-je point à offrir ! Je n’ai qu’un moment pour les faire, mais ce moment fixera l’attention de la postérité la plus reculée. Sous l’ancien régime, tout était vicieux, tout était coupable ; mais ne pourrait-on pas apercevoir l’amélioration des choses dans la substance même des vices ? Une femme n’avait besoin que d’être belle ou aimable ; quand elle possédait ces deux avantages, elle voyait cent fortunes à ses pieds. Si elle n’en profitait pas, elle avait un caractère bizarre, ou une philosophie peu commune, qui la portait aux mépris des richesses ; alors elle n’était plus considérée que comme une mauvaise tête : la plus indécente se faisait respecter avec de l’or ; le commerce des femmes était une espèce d’industrie reçue dans la première classe, qui, désormais, n’aura plus de crédit. S’il en avait encore, la révolution serait perdue, et sous de nouveaux rapports, nous serions toujours corrompus ; cependant la raison peut-elle se dissimuler que tout autre chemin à la fortune est fermé à la femme que l’homme achète, comme l’esclave sur les côtes d’Afrique. La différence est grande ; on le sait. L’esclave commande au maître ; mais si le maître lui donne la liberté sans récompense, et à un âge où l’esclave a perdu tous ses charmes, que devient cette infortunée ? Le jouet du mépris ; les portes même de la bienfaisance lui sont fermées ; elle est pauvre et vieille, dit-on ; pourquoi n’a-t-elle pas su faire fortune ? D’autres exemples encore plus touchants s’offrent à la raison. Une jeune personne sans expérience, séduite par un homme qu’elle aime, abandonnera ses parents pour le suivre ; l’ingrat la laissera après quelques années, et plus elle aura vieilli avec lui, plus son inconstance sera inhumaine ; si elle a des enfants, il l’abandonnera de même. S’il est riche, il se croira dispensé de partager sa fortune avec ses nobles victimes. Si quelque engagement le lie à ses devoirs, il en violera la puissance en espérant tout des lois. S’il est marié, tout autre engagement perd ses droits. Quelles lois reste-t-il donc à faire pour extirper le vice jusque dans la racine ? Celle du partage des fortunes entre les hommes et les femmes, et de l’administration publique. On conçoit aisément que celle qui est née d’une famille riche, gagne beaucoup avec l’égalité des partages. Mais celle qui est née d’une famille pauvre, avec du mérite et des vertus ; quel est son lot ? La pauvreté et l’opprobre. Si elle n’excelle pas précisément en musique ou en peinture, elle ne peut être admise à aucune fonction publique, quand elle en aurait toute la capacité. Je ne veux donner qu’un aperçu des choses, je les approfondirai dans la nouvelle édition de tous mes ouvrages politiques que je me propose de donner au public dans quelques jours, avec des notes.

Je reprends mon texte quant aux moeurs. Le mariage est le tombeau de la confiance et de l’amour. La femme mariée peut impunément donner des bâtards à son mari, et la fortune qui ne leur appartient pas. Celle qui ne l’est pas, n’a qu’un faible droit : les lois anciennes et inhumaines lui refusaient ce droit sur le nom et sur le bien de leur père, pour ses enfants, et l’on n’a pas fait de nouvelles lois sur cette matière. Si tenter de donner à mon sexe une consistance honorable et juste est considéré dans ce moment comme un paradoxe de ma part, et comme tenter l’impossible, je laisse aux hommes à venir la gloire de traiter cette matière ; mais, en attendant, on peut la préparer par l’éducation nationale, par la restauration des moeurs et par les conventions conjugales.  »

Préambule.

Homme es-tu capable d’être juste ? C’est une femme qui t’en fais la question ; tu ne lui ôteras pas du moins ce droit. Dis moi : Qui t’a donné le souverain empire d’opprimer mon sexe ? ta force ? tes talents ? Observe le créateur dans sa sagesse ; parcours la nature dans toute sa grandeur, dont tu sembles vouloir te rapprocher, et donne-moi si tu l’oses, l’exemple de cet empire tyrannique.
Remonte aux animaux, consulte les éléments, étudie les végétaux, jette enfin un coup d’œil sur toutes les modifications de la matière organisée ; et rends-toi à l’évidence quand je t’en offre les moyens ; cherche, fouille et distingue, si tu le peux, les sexes dans l’administration de la nature. Partout tu les trouveras confondus, partout ils coopèrent avec un ensemble harmonieux à ce chef-d’oeuvre immortel.
L’homme s’est fagoté un principe de cette exception. Bizarre, aveugle, boursouflé de sciences et dégénéré, dans ce siècle de lumières et de sagacité, dans l’ignorance la plus crasse, il veut commander en despote sur un sexe qui a reçu toutes les facultés intellectuelles ; qui prétend jouir de la révolution, et réclamer ses droits à l’égalité, pour ne rien dire de plus.
Les mères, les filles, les sœurs, représentantes de la nation, demandent d’être constituées en assemblée nationale. Considérant que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de la femme, sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d’exposer dans une déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de la femme ; afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que les actes du pouvoir des femmes ; et ceux du pouvoir des hommes, pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient respectés ; afin que les réclamations des citoyennes, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la constitution, des bonnes mœurs, et au bonheur de tous.
En conséquence, le sexe supérieur en beauté comme en courage dans les souffrances maternelles, reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l’Être suprême, les Droits suivants de la femme et de la citoyenne.

Article I.

La femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.

Article II.

Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de la Femme et de l’Homme : ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et surtout la résistance à l’oppression.

Article III.

Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation qui n’est que la réunion de la Femme et de l’Homme : nul corps, nul individu, ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément.

Article IV.

La liberté et la justice consistent à rendre tout ce qui appartient à autrui ; ainsi l’exercice des droits naturels de la femme n’a de bornes que la tyrannie perpétuelle que l’homme lui oppose ; ces bornes doivent être réformées par les lois de la nature et de la raison.

Article V.

Les lois de la nature et de la raison défendent toutes actions nuisibles à la société : tout ce qui n’est pas défendu par ces lois, sages et divines, ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu’elles n’ordonnent pas.

Article VI.

La Loi doit être l’expression de la volonté générale ; toutes les Citoyennes et Citoyens doivent concourir personnellement, ou par leurs représentants, à sa formation ; elle doit être la même pour tous : toutes les citoyennes et tous les citoyens étant égaux à ses yeux, doivent être également admissibles à toutes dignités, places et emploi publics, selon leurs capacités, et sans autres distinctions que celles de leurs vertus et de leurs talents.

Article VII.

Nulle femme n’est exceptée ; elle est accusée, arrêtée et détenue dans les cas déterminés par la Loi. Les femmes obéissent comme les hommes à cette Loi rigoureuse.

Article VIII.

La loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires, et nul ne peut être puni qu’en vertu d’une Loi établie et promulguée antérieurement au délit et légalement appliquée aux femmes.

Article IX.

Toute femme étant déclarée coupable, toute rigueur est exercée par la Loi.

Article X.

Nul ne doit être inquiété pour ses opinions mêmes fondamentales, la femme a le droit de monter sur l’échafaud ; elle doit avoir également celui de monter à la tribune : pourvu que ses manifestations ne troublent pas l’ordre public établi par la Loi.

Article XI.

La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de la femme, puisque cette liberté assure la légitimité des pères envers les enfants. Toute Citoyenne peut donc dire librement, je suis mère d’un enfant qui vous appartient, sans qu’un préjugé barbare la force à dissimuler la vérité ; sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi.

Article XII.

La garantie des droits de la femme et de la citoyenne nécessite une utilité majeure ; cette garantie doit être instituée pour l’avantage de tous, et non pour l’utilité particulière de celles à qui elle est confiée.

Article XIII.

Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses de l’administration, les contributions de la femme et de l’homme sont égales ; elle a part à toutes les corvées, à toues les tâches pénibles ; elle doit donc avoir de même part à la distribution des places, des emplois, des charges, des dignités et de l’industrie.

Article XIV.

Les Citoyennes et Citoyens ont le droit de constater par eux-mêmes, ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique. Les Citoyennes ne peuvent y adhérer que par l’admission d’un partage égal, non seulement dans la fortune, mais encore dans l’administration publique, et de déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée de l’impôt.

Article XV.

La masse des femmes, coalisées pour la contribution à celle des hommes, a le droit de demander compte, à tout agent public, de son administration.

Article XVI.

Toute société, dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution : la Constitution est nulle, si la majorité des individus qui composent la Nation n’a pas coopéré à sa rédaction.

Article XVII.

Les propriétés sont à tous les sexes réunis ou séparés ; elles sont pour chacun un droit inviolable et sacré ; nul ne peut en être privé comme vrai patrimoine de la nature, si ce n’est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l’exige évidemment, et sous la condition d’une juste et préalable indemnité.

Postambule.

Femme, réveille-toi ; le tocsin de la raison se fait entendre dans tout l’univers ; reconnais tes droits. Le puissant empire de la nature n’est plus environné de préjugés, de fanatisme, de superstition et de mensonges. Le flambeau de la vérité a dissipé tous les nuages de la sottise et de l’usurpation. L’homme esclave a multiplié ses forces, a eu besoin de recourir aux tiennes pour briser ses fers. Devenu libre, il est devenu injuste envers sa compagne. Ô femmes ! Femmes, quand cesserez-vous d’être aveugles ? Quels sont les avantages que vous avez recueillis dans la révolution ? Un mépris plus marqué, un dédain plus signalé. Dans les siècles de corruption vous n’avez régné que sur la faiblesse des hommes. Votre empire est détruit ; que vous reste-t-il donc ? La conviction des injustices de l’homme. La réclamation de votre patrimoine, fondée sur les sages décrets de la nature ; qu’auriez-vous à redouter pour une si belle entreprise ? le bon mot du législateur des noces de Cana ? Craignez-vous que nos Législateurs Français, correcteurs de cette morale, longtemps accrochée aux branches de la politique, mais qui n’est plus de saison, ne vous répètent : femmes qu’y a-t-il de commun entre vous et nous ? Tout, auriez-vous à répondre. S’ils s’obstinaient, dans leur faiblesse, à mettre cette inconséquence en contradiction avec leurs principes ; opposez courageusement la force de la raison aux vaines prétentions de supériorité ; réunissez-vous sous les étendards de la philosophie ; déployez toute l’énergie de votre caractère, et vous verrez bientôt ces orgueilleux, non serviles adorateurs rampant à vos pieds, mais fiers de partager avec vous les trésors de l’Être suprême. Quelles que soient les barrières que l’on vous oppose, il est en votre pouvoir de les affranchir ; vous n’avez qu’à le vouloir. Passons maintenant à l’effroyable tableau de ce que vous avez été dans la société ; et puisqu’il est question, en ce moment, d’une éducation nationale, voyons si nos sages Législateurs penseront sainement sur l’éducation des femmes.

Les femmes ont fait plus de mal que de bien. La contrainte et la dissimulation ont été leur partage. Ce que la force leur avait ravi, la ruse leur a rendu ; elles ont eu recours à toutes les ressources de leurs charmes, et le plus irréprochable ne leur résistait pas. Le poison, le fer, tout leur était soumis ; elles commandaient au crime comme à la vertu. Le gouvernent français, surtout, a dépendu, pendant des siècles, de l’administration nocturne des femmes ; le cabinet n’avait point de secret pour leur indiscrétion ; ambassade, commandement, ministère, présidence, pontificat, cardinalat ; enfin tout ce qui caractérise la sottise des hommes, profané et sacré, tout a été soumis à la cupidité et à l’ambition de ce sexe autrefois méprisable et respecté, et depuis la révolution, respectable et méprisé.

Dans cette sorte d’antithèse, que de remarques n’ai-je point à offrir ! Je n’ai qu’un moment pour les faire, mais ce moment fixera l’attention de la postérité la plus reculée. Sous l’ancien régime, tout était vicieux, tout était coupable ; mais ne pourrait-on pas apercevoir l’amélioration des choses dans la substance même des vices ? Une femme n’avait besoin que d’être belle ou aimable ; quand elle possédait ces deux avantages, elle voyait cent fortunes à ses pieds. Si elle n’en profitait pas, elle avait un caractère bizarre, ou une philosophie peu commune, qui la portait aux mépris des richesses ; alors elle n’était plus considérée que comme une mauvaise tête : la plus indécente se faisait respecter avec de l’or ; le commerce des femmes était une espèce d’industrie reçue dans la première classe, qui, désormais, n’aura plus de crédit. S’il en avait encore, la révolution serait perdue, et sous de nouveaux rapports, nous serions toujours corrompus ; cependant la raison peut-elle se dissimuler que tout autre chemin à la fortune est fermé à la femme que l’homme achète, comme l’esclave sur les côtes d’Afrique. La différence est grande ; on le sait. L’esclave commande au maître ; mais si le maître lui donne la liberté sans récompense, et à un âge où l’esclave a perdu tous ses charmes, que devient cette infortunée ? Le jouet du mépris ; les portes même de la bienfaisance lui sont fermées ; elle est pauvre et vieille, dit-on ; pourquoi n’a-t-elle pas su faire fortune ? D’autres exemples encore plus touchants s’offrent à la raison. Une jeune personne sans expérience, séduite par un homme qu’elle aime, abandonnera ses parents pour le suivre ; l’ingrat la laissera après quelques années, et plus elle aura vieilli avec lui, plus son inconstance sera inhumaine ; si elle a des enfants, il l’abandonnera de même. S’il est riche, il se croira dispensé de partager sa fortune avec ses nobles victimes. Si quelque engagement le lie à ses devoirs, il en violera la puissance en espérant tout des lois. S’il est marié, tout autre engagement perd ses droits. Quelles lois reste-t-il donc à faire pour extirper le vice jusque dans la racine ? Celle du partage des fortunes entre les hommes et les femmes, et de l’administration publique. On conçoit aisément que celle qui est née d’une famille riche, gagne beaucoup avec l’égalité des partages. Mais celle qui est née d’une famille pauvre, avec du mérite et des vertus ; quel est son lot ? La pauvreté et l’opprobre. Si elle n’excelle pas précisément en musique ou en peinture, elle ne peut être admise à aucune fonction publique, quand elle en aurait toute la capacité. Je ne veux donner qu’un aperçu des choses, je les approfondirai dans la nouvelle édition de tous mes ouvrages politiques que je me propose de donner au public dans quelques jours, avec des notes.

Je reprends mon texte quant aux moeurs. Le mariage est le tombeau de la confiance et de l’amour. La femme mariée peut impunément donner des bâtards à son mari, et la fortune qui ne leur appartient pas. Celle qui ne l’est pas, n’a qu’un faible droit : les lois anciennes et inhumaines lui refusaient ce droit sur le nom et sur le bien de leur père, pour ses enfants, et l’on n’a pas fait de nouvelles lois sur cette matière. Si tenter de donner à mon sexe une consistance honorable et juste est considéré dans ce moment comme un paradoxe de ma part, et comme tenter l’impossible, je laisse aux hommes à venir la gloire de traiter cette matière ; mais, en attendant, on peut la préparer par l’éducation nationale, par la restauration des moeurs et par les conventions conjugales. « 

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