Archives mensuelles : décembre 2011

Micro-trottoir : Qu’est-ce qui énerve souvent les filles ?

Micro-trottoir : Qu’est-ce qui énerve souvent les filles ?.

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Accidents de circulation de fin d’année: Bilan de Dieu? ou méchanceté des hommes ou imprudence?

Les périodes festives de fin d’année coïncident souvent avec des phénomènes étranges où des cas d’accidents mortels se multiplient. Des accidents, qui surviennent généralement dans des conditions parfois inexplicables pour le commun des mortels. Les explications sur le phénomène variant d’un individu à l’autre, ne satisfont pas la soif des gens qui cherchent à en savoir davantage sur ces cas de décès, dont les circonstances étonnent et  dépassent l’entendement humain.

Les spécialistes des questions métaphysiques, les chefs des communautés religieuses et autres chercheurs spirituels, tiennent, pour éclairer la lanterne des gens sur ledit phénomène, un raisonnement basé, non seulement sur la loi de l’amour, mais aussi sur l’aspect implacable des lois spirituelles. Un raisonnement plus ou moins acceptable et accepté, contrairement aux développements non scientifiques, non logiciens de certains profanes et garants de la tradition africaine, qui font rétrograder le genre humain. A en croire cette catégorie d’individus à la limite bornés et fermés aux savoirs, surtout ésotériques, Dieu serait devenu le contraire de ce qu’il est intrinsèquement. Il ne serait plus un Dieu d’amour, mais un Dieu rebelle et fâché,  qui demanderait des comptes à ses enfants, en leur faisant faire des accidents, quelles que soient les mesures de prudence qu’ils prennent. Quelles aberrations, idioties et injures envers le bon Dieu, dispensateur inconditionnel de l’amour divin. Dieu aurait, dans son plan, réservé les fins d’année pour frapper ses enfants très récalcitrants de morts douloureuses et atroces. C’est donc Dieu lui-même qui serait  entrain de faire son bilan, car, pour cette catégorie de gens aux esprits étriqués, les humains, eux-mêmes  n’en ont pour rien dans ces cas de décès très étranges et mystiques. La question, de la part des humains eux-mêmes dans cette affaire de mort par accidents, ne dit rien à ces individus bornés. Et c’est à toutes ces questions mal abordées, que les spécialistes des questions métaphysiques et autres chercheurs spirituels ont répondu avec des argumentations très pointues et assez saisissantes. Partant même de la nature intrinsèque de Dieu qui est amour, il ne peut en aucun cas, provoquer d’une manière ou d’une autre la mort de ses enfants. Il est amour tout court et en tant que tel, il nous entoure de ses soins, mais tout en nous rappelant, que la vie est bien régie, d’abord par la loi de l’amour, par ses commandements, ensuite par le respect des principes et des lois spirituelles très implacables et enfin, par le respect des lois naturelles ou de la nature. Pour tout chercheur spirituel et initié de haut niveau, qui s’y connaît bien en matière de spiritualité, la vie rime avec le respect de tous ces principes ci-dessus mentionnés. Donc le jeu que la vie nous joue, tourne autour de ces lois instituées par l’Eternel Dieu lui-même et qu’il nous demande simplement de les observer et de les respecter afin d’avoir une vie épanouie, bénie et juste sur cette terre. Dieu est bien en dehors des désordres et pagailles que font les hommes et qui leur coûtent la vie, sans qu’ils ne se rendent compte. Si l’homme transgresse les lois de la vie, et que la nature le punit à une période qui s’approche des fêtes de fin d’année, doit-il  en vouloir à Dieu, et mettre cela sur son compte, lui qui est amour ? Certainement pas. Car, la vie est comme un grand bol, ou une grande marmite, dont le couvercle se trouve dans l’observance, le respect strict des lois spirituelles qui gouvernent les mondes visible et invisible de Dieu. Dieu est toujours amour et ne saurait lui-même causer la mort de ses enfants bien aimés. Un autre angle de compréhension du phénomène est celui-ci. Posons-nous la question de savoir comment surviennent ces accidents. Si ce n’est pas les humains eux-mêmes qui se règlent entre eux des comptes et qui le font endosser à Dieu infiniment bon et aimable ? Il s’agit de façon claire et nette et sans ambages, d’une vraie méchanceté humaine qui ne dit pas son nom. http://www.youtube.com/watch?v=f2r-PDl2ZCQ Les hommes se déchirent, se dévorent, s’entretuent pour des questions qui ne méritent même pas qu’on aille aux mains. Pour de petits malentendus, ils ne se contiennent pas et font recours à des moyens et pratiques très déconseillés, et attentent à la vie de leur prochain. La vie a-t-elle vraiment besoin de tout ça ?

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Micro-trottoir : Qu’est-ce qui énerve souvent les filles ?

 

Ils ne comprennent même pas pourquoi ça nous agace ; dans leur tête, c’est parfaitement naturel de se comporter comme ça. Et quand on s’énerve, ils tombent des nues ! On a demandé aux hommes de nous dévoiler les petites manies qui exaspèrent leur compagne (ou leur compagnon) et même après avoir expliqué le problème, ils ne voient toujours pas pourquoi on en fait tout un plat…

Guillaume, 30 ans, trader, en couple depuis 3 ans et demi

« C’est un comble, mais elle râle quand je fais la vaisselle. Parce que, soi-disant, c’est pas bien fait. Il reste des traces de gras… Du coup je fais rarement la vaisselle. Et ça aussi, ça la fait râler. »

Sébastien, 35 ansprimeur, en couple depuis 10 ans

« Elle me reproche tout le temps de ne rien apporter à manger le soir, en rentrant à la maison. C’est vrai que je possède un magasin de fruits et légumes et que je ne pense jamais à prendre 3 carottes en partant… Du coup pour se venger, elle va faire ses courses chez la concurrence, deux mètres plus loin dans la rue ! »

Patrick, 29 ans, graphiste, en couple depuis 3 ans et demi

« Je fais pipi systématiquement la porte ouverte. C’est comme ça depuis toujours. Même s’il y a des amis chez moi, ça ne me dérange pas. Elle, en revanche, ça l’insupporte. Elle vient fermer la porte derrière moi en soufflant. Une fois elle a éteint la lumière, pour m’énerver (parce que l’interrupteur est à l’extérieur). Et évidemment, elle a encore plus râlé après coup, parce que, dans le noir, j’en ai mis partout ! »

Nessime, 23 ans, étudiant, célibataire

« Mon ex m’écrivait des romans par texto et elle ne supportait pas que je réponde par une seule phrase. »

Emile, 32 anschef de produit, en couple depuis 1 an

« Ce qui l’énerve, c’est que je suis trop calme. La dernière fois qu’on est partis en vacances, deux semaines avant, je n’avais toujours pas mon passeport et ça la rendait folle. Elle ne comprenait pas pourquoi je ne stressais pas. »

Sébastien, 25 ansen couple depuis 3 mois

« Ma copine ne supporte pas quand  » j’étale ma science « , comme elle dit, devant nos amis. Moi j’adore ajouter des détails dans une conversation un peu trop généraliste, mais elle, ça l’agace. »

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Patriotisme ou folie ? Blé Goudé « une poule qui se respecte ne pond pas ses œufs en public »

Après l’annonce de la livraison de Laurent Gbagbo à la Haye, le «Général de la rue », leader des jeunes patriotes ivoiriens, expose dans cet entretien sa version des faits. C’était peu avant la parution de son livre intitulé «Traquenard Electoral ».

Dans un premier temps, comment souhaiteriez vous qu’on vous nomme ? ancien ministre du dernier gouvernement pro GBAGBO, Président du Cojep, Général ou par votre patronyme simplement ?

Je suis Charles Blé Goudé. Mais je vous laisse le choix. Je n’ai pas à vous dire comment vous devez m’appeler, mais sachez que je suis Charles Blé Goudé.

Vous allez publier aux éditions l’harmattan, le 11 décembre prochain, un nouvel ouvrage intitulé « Traquenard électoral ».Pourquoi avoir choisi un tel titre ?

J’ai d’abord décidé d’écrire par devoir de mémoire, pour que la vérité se sache, car j’estime que beaucoup de contre-vérités on été racontés autour des élections en Côte-D’ivoire. C’est pourquoi j’ai écrit. Vous comprenez bien qu’il y eu une crise post-électorale et dont les conséquences n’ont pas finies d’être évaluées. C’est pourquoi j’ai décidé de dire ce que j’ai vécu, de faire parler les faits, afin que le monde entier sache ce qui s’est réellement passé en Côte-D’ivoire. Pour moi, c’est un Traquenard électoral, c’est-à-dire que les élections ont été dites élections sorties de crise alors qu’il s’agissait d’un piège pour enlever Gbagbo Laurent au pouvoir et aujourd’hui l’amener à la Haye. C’est pourquoi j’ai pensé que le titre de Traquenard électoral était celui qui convenait le mieux.

Il s’agit donc d’un ouvrage pour dénoncer ?

C’est un ouvrage pour expliquer. C’est un ouvrage pour dire ce que l’’on tente de cacher. C’est un ouvrage pour faire éclater la vérité enfin.

On sait Charles Blé Goudé que vous déjà publié deux autres ouvrages. Quelle est la particularité de publier un ouvrage en étant en exil ?

Comme vous le dites dans votre question, la particularité de cet ouvrage est qu’il a été écrit étant en exil. Et cet ouvrage trouve sa particularité du fait qu’aujourd’hui je ne suis pas avec le peuple et dans le peuple. Et que pour cet ouvrage, je ne suis pas dans l’action perpétuelle au moment où j’écris. Donc j’ai eu tout le temps pour me concentrer pour écrire. Contrairement aux autres ouvrages où je devais être à la fois dans l’action et dans l’écriture.

Et combien de temps ça vous a pris pour écrire cet ouvrage ?

5 mois environ.

On peut donc dire que depuis le 11 avril vous êtes concentré sur la rédaction de ce livre ?

Dès que les évènements du 11 avril sont passés, et dès que j’ai vu que ça prenait une tournure que nous n’avions pas souhaité, j’ai décidé d’écrire afin que la vérité soit sue et que nul ne l’ ignore. Et surtout dans cet ouvrage, la particularité est que j’ai fait parler les faits, tel que je les ai vécus.

Mais comment allez-vous faire pour la campagne de communication ? Vous êtes loin, vous ne pouvez pas faire de séance de dédicace, ni rencontrer le public, comment ca va se passer ?

C’est cela aussi la particularité de cette œuvre. Je pense que les lecteurs ont besoin de lire, de comprendre ce qui s’est réellement passé dans notre pays, ont besoin de savoir la vérité que l’on tente de falsifier. En fait, c’est raconter la vraie histoire qui est l’essentiel. Pour le reste, nous sommes dans un monde qui aujourd’hui s’apparente à un village planétaire et les moyens de communications sont trop modernes.

Avez-vous des représentants qui vont se charger de cette campagne de communication ?

Je suis certes leader, et je me dois de travailler en équipe. Je pense que j’ai beaucoup de représentants à travers le monde qui vont se charger de faire ce travail. Et je voudrais ici les remercier, car l’œuvre dont vous parler est une œuvre où j’ai eu aussi leur assistance à tous les niveaux.

Au moment où vous publier ce livre, votre mentor le président GBAGBO comparait devant la CPI. Comment avez-vous accueilli la nouvelle de son transfèrement et quel est votre sentiment par rapport à cette situation?

Mais j’ai mal et je dois le dire tout net. J’ai mal de ce que la victime ait été mise en prison par les bourreaux. Je connais le Président Laurent Gbagbo, c’est un homme de paix. C’est un Président qui a réussi à travailler avec la rébellion, ce que d’autres président n’auraient pas fait. Un président qui a toujours voulu discuter avec les opposants. Disons même que durant les 10 années qu’il a passées au pouvoir, l’opposition a été choyée. Il leur a tout donné. Au point où on se demandait si en Côte-D’ivoire, il y avait une opposition. Faites le tour de l’Afrique et dites moi dans quel pays on traite aussi bien l’opposition. Aujourd’hui j’ai mal que l’opposition qui hier a été dorlotée par Gbagbo Laurent, est une opposition qui fait à Gbagbo le contraire de ce qu’il leur a fait. J’ai mal mais en même temps j’ai le sentiment que le Président Gbagbo saisira cette tribune pour dire au monde entier la vérité que l’on a toujours tenté d’étouffer par canaux interposés, par médias interposés. J’ai espoir et je sais que c’est un homme qui a toujours le moral et qui sait ce qu’il veut. A ceux qui pensent que c’est la fin, je veux tout de suite leur dire que non, c’est plutôt le début.

Que comptez-vous faire suite à ce transfert ? Allez-vous mener des actions avec le Cojep, les membres de la galaxie patriotique et de l’ancien gouvernement ? Qu’allez-vous faire ?

Je ne suis pas porte-parole de l’ancien gouvernement et je ne saurais vous le dire. Tout simplement, sachez que la précipitation est source d’erreur et nous nous donnons le temps d’observer ce qui va réellement se passer et nous aviserons. Mais tous les états-majors de tous les mouvements sont en alerte et tout le monde a les yeux rivés vers la Haye. Et nous verrons si cette justice est impartiale, neutre. Mais telle que les choses sont entrain de se dérouler, est ce du droit ou de la politique ?

Charles Blé Goudé, nous allons aborder la seconde partie de cette interview. Pouvez-vous nous dire quand est ce que vous avez-vous vu et parler à Laurent GBAGBO pour la dernière fois?

Dans ce sens, je vais un peu vous décevoir car vous allez de voir vous référer à mon livre Côte d’Ivoire : le Traquenard électoral, publié aux éditions l’Harmattan et disponible dès le 11 décembre prochain. Car tout y est. Tout ce qui n’a jamais été dit, est dit, et je demande à tous ceux qui veulent savoir de se référer au bouquin. Je vous invite à lire le livre et vous aurez les réponses à toutes vos questions.

On reproche à votre génération (Vous les anciens de la FESCI Blé Goudé /SORO) d’être à l’origine de l’instabilité politique en côte d’ivoire. Que répondez-vous à cette question ?

Je ne crois pas qu’Allassane ouattara soit de ma génération. Je ne crois pas qu’Henry konan Bédié soit de ma génération. Je ne crois pas non plus que Gbagbo Laurent soit de ma génération. Je voudrais simplement vous dire que tous ces acteurs politiques là ne sont pas de ma génération. L’origine de cette crise ivoirienne, part de la guerre de succession qui a eu lieu entre Henry konan Bédié et Allassane ouattara. A la mort d’Houphouët-Boigny, ne voulant pas céder le fauteuil à henry konan bédié comme le recommandait l’article 11, une guerre a éclaté entre Henry konan Bédié et Allassane ouattara. La suite on la connait, coup d’état et autre, jusqu’à ce qu’on en arrive à la crise de 2002. Je voudrais simplement dire qu’aujourd’hui si Henry konan Bédié est allié à Allassane ouattara, on peut tout simplement dire, qu’ils auraient pu faire l’économie de cette guerre là. Mais cela dit, je ne crois pas fondé cette vérité. On a toujours voulu comme les autres nous perçoivent. Moi j’étais à Manchester quand la guerre a éclaté en Côte-D’ivoire où j’ai interrompu mes études. Dans la rue, comme aujourd’hui les gens sont descendus dans la rue en Tunisie, en Egypte. C’est loué non ? Mais en Côte-D’ivoire, dès que nous sommes descendus dans la rue pour s’opposer aux armes, on nous a traité de miliciens, de petits et autres.

Vous faites en quelque sorte un reproche à vos ainés ? Celui de vous avoir donné le mauvais exemple ?

Je crois que les différentes classes politiques vieillissantes en Côte-D’ivoire sont à la base de la crise dans notre pays.

Êtes-vous prêt à appeler à la réconciliation malgré tout et malgré le mandat d’arrêt lancé contre vous par la justice ivoirienne?

Bien-sûr. Vous savez que la vie d’une nation est au dessus de nos ressentiments personnel et individuel. De nos frustrations. Je pense que la Côte-D’ivoire a besoin de ses fils et de ses filles unis. En tout cas, quand nous étions au pouvoir j’y tenais, aujourd’hui encore, j’y tiens. J’’invite le pouvoir à faire en sorte de rapprocher les ivoiriens. Une réconciliation, on la fait avec deux camps qui ont été séparés par un manque de confiance, par une crise. On ne se réconcilie pas seulement avec son clan. Et la réconciliation n’est pas aussi un programme de gouvernement. La réconciliation est la conséquence des actes du gouvernement. La manière dont vous traiter vos leaders de l’opposition, de cette manière dépend le climat politique. C’est vrai qu’on veut bien se réconcilier, mais je demande au gouvernement d’accompagner ses paroles par des actes et des actions concrètes et qui vont dans le sens de la réconciliation. On ne peut pas dire qu’à midi on veut se réconcilier et qu’à 14h, on fait des arrestations, on bloque des comptes et on lance des mandats d’arrêt. Il faut créer l’environnement de la réconciliation. Je pense que si nous nous basons sur les chiffres truqués de la CEI, le Président Gbagbo représente quand même plus de 46% de la population et plus de la moitié de la population d’Abidjan a voté pour lui. Je pense que si les actes sont posés, la réconciliation se fera d’elle-même. C’est pourquoi je lance cet appel, pour que les ivoiriens puissent se retrouver et pour que le pays puisse se remettre sur les rails. Pour moi cela est primordial et va au delà de nos petits intérêts politiques et personnels.

Charles Blé Goudé, vous sentez-vous aujourd’hui inquiété par un mandat d’arrêt de la CPI ?

Quelqu’un qui a passé tout son temps avec un matelas sur l’épaule, qui a passé tout son temps avec des micros, quelqu’un qui a fait des campagnes de paix, ce qu’aucun homme politique n’a jamais fait en Côte-D’ivoire, ne peut pas être inquiété par la CPI. A moins qu’il y ait d’autres raisons que j’ignore.

On sait que dans quelques jours, le 11 décembre, le jour qui coïncide avec la sortie de votre livre, auront lieu les élections législatives en Côte-D’ivoire. Comment analysez-vous cette nouvelle échéance ?

J’ai bien peur que les mêmes causes produisent les mêmes effets. Mais comme le pouvoir va seul aux élections avec ses seuls candidats en lice, avec une commission électorale aux ordres et sous contrôle, qui n’est même plus indépendante. Je pense qu’en ce moment, il n’y a pas danger. Parce que aujourd’hui en Côte-D’ivoire, je dois vous dire que les conditions d’un scrutin d’apparences juste et ouvert à tous ne sont pas réunis. Les conditions sécuritaires d’une campagne ne sont pas réunies. Le mot de rassemblement est interdit. Les meetings sont interdits. Les opposants sont soit en prison, soit en exil soit on été exterminé. Je pense que dans ces conditions le pouvoir veut rester seul en lice, il faut le laisser faire. Mais ca sera une assemblée nationale pas représentative et pas digne de la cote- d’ivoire qui sera mise en place.

L’absence du FPI aux élections est –il justifiée selon vous ?

C’est de cela que je suis entrain de vous parler. Le FPI, je ne parlerai pas en son nom mais je crois que le FPI n’a pas refusé d’aller aux élections. Les conditions ont-elles été réunies pour que le FPI parte aux élections ? Dans tous les cas, il faudra poser les questions aux leaders du FPI, ils vous répondront.

Revenons au FPI justement. On sait que vous n’étiez pas apprécié pas certains cadres de ce parti. Pensez-vous qu’ils aient été à l’origine de certaines erreurs de Laurent Gbagbo ?

Pourquoi voulez-vous que je parle dans la presse de mes rapports avec le FPI. ça c’est entre le FPI et moi. Si vous voulez savoir si le FPI a fait commettre des erreurs à Laurent Gbagbo, il faut interroger le FPI. Je pense qu’ils répondront. Une poule qui se respecte, ne pond pas ses œufs en public.

Charles Blé Goudé, en guise de conclusion, quel message souhaitez-vous lancer aux ivoiriens et aux africains qui vous liront ?

Je voudrais simplement dire au ivoiriens, aux africains et au reste du monde que ce qui se passe en Côte-D’ivoire, c’est certes la réalité mais ce n’est pas la vérité. Sous nos yeux, on tente de falsifier l’histoire réelle de ce qui s’est passé en Côte-D’ivoire. En Côte-D’ivoire, Gbagbo Laurent a invité la communauté internationale a un recomptage des voix pour éviter une crise, comme cela a été fait en Haïti en novembre 2010, en Afghanistan en 2009. Ce refus de recompter les voix a aujourd’hui engendré des conséquences que tout le monde connait et que tout le monde déplore. Je le répète, un contentieux électoral a été transformé en un véritable cauchemar, par la faute de ceux qui ont décidé de tordre le cou à la vérité, par la faute de ceux qui voulaient installer un ami au pouvoir et qui voyaient en Laurent Gbagbo un obstacle à la réalisation de leur objectif d’exploiter l’Afrique. C’est ça la vérité. Je pense que l’histoire est entrain d’être falsifiée. Mais un jour la vérité se saura et il faut que les africains le sachent.

Propos recueillis par Rodrigue Fénelon MASSALA
Source: http://www.lesafriques.com/actualite/charles-ble-goude-une-poule-qui-se-respecte-ne-pond-pas-ses-oeufs-en-pu.html?Itemid=89?article=306480

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Candidat à 85 ans à la présidentielle !

Le président sénégalais Abdoulaye Wade a réaffirmé, jeudi lors de l’ouverture de la conférence mondiale des maires noirs à Dakar, son intention de briguer un troisième mandat en février 2012, estimant que le débat sur l’irrecevabilité de sa candidature est clos.

Le chef de l’Etat sénégalais a révélé savoir que l’opposition est allée dire aux occidentaux de lui attribuer le prix Nobel de la paix s’il renonce à se présenter à l’élection présidentielle de 2012, mais il ne le fera pas.

« C’est un débat complètement terminé (..). Nous préparons notre congrès du 23 décembre. Nous sommes en pré-campagne et on va gagner », a-t-il déclaré jeudi 15 décembre à Dakar.

Refuser sa candidature à deux mois de l’élection présidentielle, c’est empêcher la majorité des Sénégalais d’avoir un candidat, a-t-il affirmé.

Avocat de profession, le libéral Abdoulaye Wade dirige le Sénégal depuis 2000 après quarante ans de pouvoir socialiste. Il a été réélu dès le premier tour en 2007 au cours d’un scrutin contesté par les principaux partis de l’opposition. Le président sortant a annoncé en 2009 qu’il se représentera en 2012, après avoir dit le contraire après sa réélection de 2007.

Sa candidature est soutenue par ses partisans tandis qu’elle est contestée par le Mouvement du 23 juin (M23, regroupant l’opposition et la société civile), arguant qu’il a déjà épuisé ses deux mandats légaux.

Sa candidature est soutenue par ses partisans tandis qu’elle est contestée par des opposants et une partie de la société civile sénégalaise, arguant qu’il a déjà épuisé ses deux mandats légaux, ce à quoi Me Wade répond qu’ « il faut qu’on laisse au Conseil constitutionnel de dire qui sera candidat et au peuple de désigner qui sera président ».

Le Conseil constitutionnel doit publier fin janvier 2012 la liste des candidats autorisés au scrutin présidentiel, dont le premier tour est prévu le 26 février 2012. Pour le M23, « une décision du Conseil constitutionnel en faveur du président Wade pourrait constituer un facteur aggravant de conflit, de tension et de violence dont il est difficile de prévoir les conséquences ».

 

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Le Racisme: Ils dénoncent le racisme …

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté samedi dans les rues de Florence, capitale régionale de la Toscane au centre d’Italie, où deux vendeurs ambulants sénégalais ont été tués et trois autres blessés par un militant d’extrême droite.

Aux cris de « Pas de racisme, non au racisme », les manifestants, 10.000 selon la police, et 12.000 selon les organisateurs, ont défilé dans les rues de Florence. Beaucoup de citoyens ordinaires, des militants de syndicats et des partis politiques et diverses associations anti-racistes ont participé à la manifestation.

En tête du cortège, le maire Matteo Renzi, le gouverneur de la Toscane, Enrico Rossi et les leaders du Parti démocrate Pier Luigi Bersani et Rosy Bindi, mais aussi Diaw Pape, le porte-parole de la communauté sénégalaise.

« Nous voulons aujourd’hui être à l’aube d’un nouvel espoir pour que nos frères ne soient pas morts en vain », a déclaré à la presse M. Pape Diaw. « Nous devons travailler vraiment pour la coexistence pacifique et le respect. Cela doit être une vraie lutte et pas seulement une façade », a-t-il ajouté.

Des centaines de personnes ont également manifesté samedi à Milan (nord), tandis que des immigrés sénégalais ont protesté à Bologne (centre) et Naples (sud).

Pour rappel, les deux Sénégalais, Mor Diop et Modou Samb, ont été tués froidement, mardi 13 decembre, par un membre de l’organisation néofasciste Casa Pound. Un troisième, âgé de 37 ans, a été conduit dans un état jugé très grave dans un hôpital de la capitale toscane. Il restera paralysé à vie, selon un porte-parole de la police.

Le tireur, un certain Gianluca Casseri, 50 ans, qu’un forum raciste a déjà élevé au rang de héros, a blessé deux autres vendeurs ambulants avant de se suicider.

Cette tuerie a profondément affecté les autorités : le maire de Florence, le président de la République, et le nouveau ministre pour l’Intégration qui condamne « ce réseau de haine » qui prend pied en Italie.

Pour sa part, le gouvernement sénégalais, qualifiant cet acte d’ « odieux », a assuré qu’ « aucun effort ne sera ménagé pour faire toute la lumière sur cette affaire en vue de prendre les mesures qui s’imposent ».

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Le pouvoir en Afrique: Le vieux s’acroche et un chao imminent plane encore au dessus du peuple congolais !!!

Les manifestations planifiées par l’opposition ce vendredi 23 décembre pour le serment d’Étienne Tshisekedi ont été interdites par les autorités de Kinshasa. Les abords du stade des Martyrs sont quadrillés par l’armée congolaise.

Le rassemblement prévu vendredi 23 décembre par l’opposition pour le serment d’Étienne Tshisekedi, qui s’est autoproclamé président de la République démocratique du Congo (RDC) après les résultats de l’élection présidentielle du 28 novembre, a été interdit par le pouvoir en place.

Le président réélu Joseph Kabila a été officiellement investi pour un second mandat après avoir prêté serment mardi 20 décembre. Pour une source proche du chef de la police congolaise, « il y a déjà un président élu qui a prêté serment. On ne peut pas prêter serment à nouveau, c’est un acte de subversion. On doit empêcher de poser cet acte contraire à la Constitution. » « Une manifestation pour cet acte serait un signe de déstabilisation du régime en place », a ajouté ce membre des services de sécurité.

Le stade des Martyrs bouclé par l’armée

L’accès au quartier général d’Étienne Tshisekedi, situé dans le quartier de Limete à Kinshasa, a été interdit aux journalistes. Et l’accès au grand stade de la capitale, l’enceinte des Martyrs qui compte près de 80 000 places et où Étienne Tshisekedi devait prêter serment, a été bouclé par l’armée.

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Des sages illustres ! ! !

Vous avez servi le peuple et la superstition du peuple, vous tous, sages illustres ! – vous n’avez pas servi la vérité ! Et c’est précisément pourquoi l’on vous a honorés.

Et c’est pourquoi aussi on a supporté votre incrédulité, puisqu’elle était un bon mot et un détour vers le peuple. C’est ainsi que le maître laisse faire ses esclaves et il s’amuse de leur pétulance.

Mais celui qui est haï par le peuple comme le loup par les chiens : c’est l’esprit libre, l’ennemi des entraves, celui qui n’adore pas et qui hante les forêts. Le chasser de sa cachette – c’est ce que le peuple appela toujours le « sens de la justice » : toujours il excite encore contre l’esprit libre ses chiens les plus féroces.

« Car la vérité est là : puisque le peuple est là ! Malheur ! malheur à celui qui cherche ! » – C’est ce que l’on a répété de tout temps.

Vous vouliez donner raison à votre peuple dans sa vénération : c’est ce que vous avez appelé « volonté de vérité », ô sages célèbres !

Et votre cœur s’est toujours dit : « Je suis venu du peuple : c’est de là aussi que m’est revenue la voix de Dieu. »

Endurants et rusés, pareils à l’âne, vous avez toujours intercédé pour le peuple.

Et maint puissant qui voulait accorder l’allure de son char au goût du peuple attela devant ses chevaux – un petit âne, un sage illustre !

Et maintenant, ô sages illustres, je voudrais que vous jetiez enfin tout à fait loin de vous la peau du lion !

La peau bigarrée de la bête fauve, et les touffes de poil de l’explorateur, du chercheur et du conquérant.

Hélas ! Pour apprendre à croire à votre « véracité », il me faudrait vous voir briser d’abord votre volonté vénératrice.

Véridique – c’est ainsi que j’appelle celui qui va dans les déserts sans Dieu, et qui a brisé son cœur vénérateur.

Dans le sable jaune brûlé par le soleil, il lui arrive de regarder avec envie vers les îles aux sources abondantes où, sous les sombres feuillages, la vie se repose.

Mais sa soif ne le convainc pas de devenir pareil à ces satisfaits ; car où il y a des oasis il y a aussi des idoles.

Affamée, violente, solitaire, sans Dieu : ainsi se veut la vo¬lonté du lion.

Libre du bonheur des esclaves, délivrée des dieux et des adorations, sans épouvante et épouvantable, grande et solitaire : telle est la volonté du véridique.

C’est dans le désert qu’ont toujours vécu les véridiques, les esprits libres, maîtres du désert ; mais dans les villes habitent les sages illustres et bien nourris, – les bêtes de trait.

Car ils tirent toujours comme des ânes – le chariot du peu¬ple !

Je ne leur en veux pas, non point : mais ils restent des serviteurs et des êtres attelés, même si leur attelage reluit d’or.

Et souvent ils ont été de bons serviteurs, dignes de louan¬ges. Car ainsi parle la vertu : « S’il faut que tu sois serviteur, cherche celui à qui tes services seront le plus utiles !

L’esprit et la vertu de ton maître doivent grandir parce que tu es à son service : c’est ainsi que tu grandiras toi-même avec son esprit et sa vertu ! »

Et vraiment, sages illustres, serviteurs du peuple ! Vous avez vous-mêmes grandi avec l’esprit et la vertu du peuple – et le peuple a grandi par vous ! Je dis cela à votre honneur !

Mais vous restez peuple, même dans vos vertus, peuple aux yeux faibles, – peuple qui ne sait point ce que c’est l’esprit !

L’esprit, c’est la vie qui incise elle-même la vie : c’est par sa propre souffrance que la vie augmente son propre savoir, – le saviez-vous déjà ?

Et ceci est le bonheur de l’esprit : être oint par les larmes, être sacré victime de l’holocauste, – le saviez-vous déjà ?

Et la cécité de l’aveugle, ses hésitations et ses tâtonnements rendront témoignage de la puissance du soleil qu’il a regardé, – le saviez-vous déjà ?

Il faut que ceux qui cherchent la connaissance apprennent à construire avec des montagnes ! C’est peu de chose quand l’esprit déplace des montagnes, – le saviez-vous déjà ?

Vous ne voyez que les étincelles de l’esprit : mais vous ignorez quelle enclume est l’esprit et vous ne connaissez pas la cruauté de son marteau !

En vérité, vous ne connaissez pas la fierté de l’esprit ! Mais vous supporteriez encore moins la modestie de l’esprit, si la modestie de l’esprit voulait parler !

Et jamais encore vous n’avez pu jeter votre esprit dans des gouffres de neige : vous n’êtes pas assez chauds pour cela ! Vous ignorez donc aussi les ravissements de sa fraîcheur.

Mais en toutes choses vous m’avez l’air de prendre trop de familiarité avec l’esprit ; et souvent vous avez fait de la sagesse un hospice et un refuge pour de mauvais poètes.

Vous n’êtes point des aigles : c’est pourquoi vous n’avez pas appris le bonheur dans l’épouvante de l’esprit. Celui qui n’est pas un oiseau ne doit pas planer sur les abîmes.

Vous me semblez tièdes : mais un courant d’air froid passe dans toute connaissance profonde. Glaciales sont les fontaines intérieures de l’esprit et délicieuses pour les mains chaudes de ceux qui agissent.

Vous voilà devant moi, honorables et rigides, l’échine droite, ô sages illustres ! – Vous n’êtes pas poussés par un vent fort et une volonté vigilante.

N’avez-vous jamais vu une voile passer sur la mer trem¬blante, arrondie et gonflée par l’impétuosité du vent ?

Pareille à la voile que fait trembler l’impétuosité de l’esprit, ma sagesse passe sur la mer – ma sagesse sauvage !

Mais, vous qui êtes serviteurs du peuple, sages illustres, – comment pourriez-vous venir avec moi ?

 

Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra

 

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Des prédicateurs de la mort !

 

Il y a des prédicateurs de la mort et le monde est plein de ceux à qui il faut prêcher de se détourner de la vie.

La terre est pleine de superflus, la vie est gâtée par ceux qui sont de trop. Qu’on les attire hors de cette vie, par l’appât de la « vie éternelle » !

« Jaunes » : c’est ainsi que l’on désigne les prédicateurs de la mort, ou bien on les appelle « noirs ». Mais je veux vous les montrer sous d’autres couleurs encore.

Ce sont les plus terribles, ceux qui portent en eux la bête sauvage et qui n’ont pas de choix, si ce n’est entre les convoitises et les mortifications. Et leurs convoitises sont encore des mortifications.

Ils ne sont pas encore devenus des hommes, ces êtres terribles : qu’ils prêchent donc l’aversion de la vie et qu’ils s’en aillent !

Voici les phtisiques de l’âme : à peine sont-ils nés qu’ils commencent déjà à mourir, et ils aspirent aux doctrines de la fatigue et du renoncement.

Ils aimeraient à être morts et nous devons sanctifier leur volonté ! Gardons-nous de ressusciter ces morts et d’endommager ces cercueils vivants.

S’ils rencontrent un malade ou bien un vieillard, ou bien encore un cadavre, ils disent de suite « la vie est réfutée » !

Mais eux seuls sont réfutés, ainsi que leur regard qui ne voit qu’un seul aspect de l’existence.

Enveloppés d’épaisse mélancolie, et avides des petits hasards qui apportent la mort : ainsi ils attendent en serrant les dents.

Ou bien encore, ils tendent la main vers des sucreries et se moquent de leurs propres enfantillages : ils sont accrochés à la vie comme à un brin de paille et ils se moquent de tenir à un brin de paille.

Leur sagesse dit : « Est fou qui demeure en vie, mais nous sommes tellement fous ! Et ceci est la plus grande folie de la vie ! » –

« La vie n’est que souffrance » – prétendent-ils, et ils ne mentent pas : faites donc en sorte que vous cessiez d’être ! Faites donc cesser la vie qui n’est que souffrance !

Et voici l’enseignement de votre vertu : « Tu dois te tuer toi-même ! Tu dois t’esquiver toi-même ! »

« La luxure est un péché, – disent les uns, en prêchant la mort – mettons-nous à l’écart et n’engendrons pas d’enfants ! »

« L’enfantement est pénible, disent les autres, – pourquoi enfanter encore ? On n’enfante que des malheureux ! » Et eux aussi sont des prédicateurs de la mort.

« Il nous faut de la pitié – disent les troisièmes. Prenez ce que j’ai ! Prenez ce que je suis ! Je serai d’autant moins lié par la vie ! »

Si leur pitié allait jusqu’au fond de leur être, ils tâcheraient de dégoûter de la vie leurs prochains. Être méchants – ce serait là leur véritable bonté.

Mais ils veulent se débarrasser de la vie : que leur importe si avec leurs chaînes et leurs présents ils en attachent d’autres plus étroitement encore ! –

Et vous aussi, vous dont la vie est inquiétude et travail sauvage : n’êtes-vous pas fatigués de la vie ? N’êtes-vous pas mûrs pour la prédication de la mort ?

Vous tous, vous qui aimez le travail sauvage et tout ce qui est rapide, nouveau, étrange, – vous vous supportez mal vous-mêmes, votre activité est une fuite et c’est la volonté de s’oublier soi-même.

Si vous aviez plus de foi en la vie, vous vous abandonneriez moins au moment. Mais vous n’avez pas assez de valeur intérieure pour l’attente – et vous n’en avez pas même assez pour la paresse !

Partout résonne la voix de ceux qui prêchent la mort : et le monde est plein de ceux à qui il faut prêcher la mort.

Ou bien « la vie éternelle » : ce qui pour moi est la même chose, – pourvu qu’ils s’en aillent rapidement !

 

 

Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra

 

 

 

 

 

 

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Application du modèle actantiel de Greimas à la politique africaine : le cas récent de la Crise ivoirienne.

1. RÉSUMÉ

Le modèle actantiel, dispositif de Greimas, permet de décomposer une action en six facettes ou actants. (1) Le sujet (par exemple, un homme politique) est ce qui veut ou ne veut pas être conjoint à (2) un objet (par exemple, le pouvoir). (3) Le destinateur (par exemple, l’instinct ou la recherche de l’honneur, donner les avantages du pouvoir à ses amis, sa famille ou à sa tribu dans les pays où le pouvoir est exercé par le népotisme et le tribalisme) est ce qui incite à faire l’action, alors que (4) le destinataire (par exemple, lui-même, la tribu ses amis, sa famille,) est ce qui en bénéficiera. Enfin, (5) un adjuvant (son parti politique, ses militants, ses amis,) aide à la réalisation de l’action, tandis qu’un (6) opposant (par exemple, les adversaires politiques, les partis politiques ou les hommes politiques qui ont la même ambition) y nuit ou constitue un obstacle.

2. THÉORIE

2.1 ORIGINE ET FONCTION

Dans les années soixante, Greimas (1966: 174-185 et 192-212) a proposé le modèle actantiel, inspiré des théories de Propp (1970). Le modèle actantiel est un dispositif permettant, en principe, d’analyser toute action réelle ou thématisée (en particulier, celles dépeintes dans les textes littéraires ou les images). Dans le modèle actantiel, une action se laisse analyser en six composantes, nommées actants. L’analyse actantielle consiste à classer les éléments de l’action à décrire dans l’une ou l’autre de ces classes actantielles.

2.2 SIX ACTANTS ET TROIS AXES

Les six actants sont regroupés en trois oppositions formant chacune un axe de la description:

  • Axe du vouloir (désir): (1) sujet / (2) objet. Le sujet est ce qui est orienté vers un objet. La relation établie entre le sujet et l’objet s’appelle jonction. Selon que l’objet est conjoint au sujet (par exemple, l’homme politique veut le pouvoir) ou lui est disjoint (par exemple, un meurtrier veut se débarrasser du corps de sa victime), on parlera, respectivement, de conjonction et de disjonction.
  • Axe du pouvoir: (3) adjuvant / (4) opposant. L’adjuvant aide à la réalisation de la jonction souhaitée entre le sujet et l’objet, l’opposant y nuit (par exemple, la peur, le manque de détermination, l’hésitation,  constituent des obstacles pour l’homme politique. Au contraire le courage, la détermination aident à la réalisation du projet.).
  • Axe de la transmission (axe du savoir, selon Greimas): (5) destinateur / (6) destinataire. Le destinateur est ce qui demande que la jonction entre le sujet et l’objet soit établie (par exemple, le gout de l’honneur demande à l’homme politique  de prendre le pouvoir). Le destinataire est ce pour qui la quête est réalisée. En simplifiant, interprétons le destinataire (ou destinataire-bénéficiaire) comme ce qui bénéficiera de la réalisation de la jonction entre le sujet et l’objet (par exemple, l’homme politique, ses amis,   etc.). Les éléments destinateurs se retrouvent souvent aussi destinataires.

REMARQUE: DESTINATEUR ET ADJUVANT

Classiquement, on considère que le destinateur est ce qui déclenche l’action, si quelque chose intervient en cours de route pour attiser le désir de réalisation de la jonction, on le rangera plutôt dans les adjuvants (le même raisonnement s’applique pour l’anti-destinateur et les opposants). Ce problème – entremêler position dans une séquence narrative et fonction dans cette séquence – est réglé dans le schéma narratif canonique, modèle greimassien ultérieur qui surpasse en principe le modèle actantiel. En effet, le destinateur (plus exactement le destinateur-manipulateur) est redéfini comme ce qui incite à l’action en jouant sur le vouloir-faire et/ou le devoir-faire.

2.3 REPRÉSENTATIONS VISUELLES

À proprement parler, il faut distinguer le modèle actantiel en tant que réseau conceptuel et en tant que représentation visuelle de ce réseau. Le réseau conceptuel est généralement représenté sous forme de schéma. Il prend alors des formes de ce type :

Représentation en carré du modèle actantiel

Destinateur —————— Objet —————–> Destinataire
       
Adjuvant —————–> Sujet <—————– Opposant
               
               
               

2.4 ACTANTS PERSONNAGE / NON PERSONNAGE

Un actant ne correspond pas toujours à un personnage, au sens classique du terme. En effet, au point de vue de l’ontologie naïve (qui définit les sortes d’êtres, au sens large, qui forment le réel), un actant peut correspondre à : (1) un être anthropomorphe (par exemple, un humain, un totem. ) ; (2) un élément inanimé concret, incluant les choses (par exemple, le talisman pour les hommes politiques superstitieux), mais ne s’y limitant pas (par exemple,  la cosmogénèse pour ceux qui croient au pouvoir des astres et à l’horoscope ) ; (3) un concept (le courage, l’espoir, la liberté, etc.). Par ailleurs, il peut être individuel ou collectif (par exemple, un homme puissant ou un parti politique)

2.5 SOUS-CLASSES ACTANTIELLES

2.5.1 ACTANT/NON-ACTANT, ACTANTS FACTUEL/POSSIBLE

Les questions des actants/non-actants et celles des actants factuel/possible, actif/passif sont liées Un pays qui aurait pu (et dû) aider Gbagbo mais ne l’a pas fait peut être considéré non pas comme un opposant, mais : comme : un non-adjuvant (forme de non-actant); ou encore un adjuvant possible (forme d’actant possible), exemple l’Angola qui reconnaissait Gbagbo comme président mais ne l’a pas aidé dans les faits.  Par contre les milices ou les  forces armées restées fidèles à Gbagbo  sont des adjuvants factuels (forme d’actant factuel).

2.5.2 ACTANTS ACTIF/PASSIF

Voyons maintenant la distinction actants passif/actif. C’est une chose de ne pas secourir un homme politique (c’est la non-action qui nuit exemple :les pays africains qui sont restés indifférents à la crise ivoirienne), c’est autre chose de prendre position(c’est l’action qui nuit exemple le président Wade et sa prise de position en faveur de OUATTARA) : dans le premier cas, on pourrait parler de (1) non-adjuvant (forme de non-actant), (2) d’adjuvant possible non avéré (forme d’actant possible qui ne deviendra pas factuel) ou encore (3) d’opposant passif (forme d’actant passif) ; dans le second, (1) d’adjuvant possible non avéré (forme d’actant possible qui ne deviendra pas factuel) et, plus adéquatement sans doute, (2) d’opposant actif (forme d’actant actif).

3. APPLICATION : LES GRANDES PUISSANCES ENVOIENT OUATTARA ALLER EXPLOITER LES RICHESSES IVOIRIENNES.

Nous    allons  simplifier l’analyse, notamment en nous concentrant surtout sur les actants anthropomorphes.et certains éléments non anthropomorphes.

3.1 SUJET ET OBJET

Posons comme modèle actantiel principal Les grandes puissances envoient Ouattara exploiter les richesses ivoiriennes.

3.2 DESTINATEURS

Les destinateurs de notre modèle sont les suivants :

  • Sarkozy : il envoie son « ami » Ouattara.
  • Le F.M I :
  • Le désir personnel du pouvoir par Ouattara et ses partisans
  • Barak  Oba ma

3.3 DESTINATAIRES

Sarhozy

Le F.m.i

Ouattara et les occidentaux.

3.4 ADJUVANTS ET OPPOSANTS

Pour bien dégager les adjuvants et les opposants dans le modèle actantiel soumis à l’analyse, il importe de distinguer entre plusieurs actions importantes reliées, c’est-à-dire constituant une structure de modèles actantiels. Pour obtenir le pouvoir, Ouattara doit compter sur la commission électorale indépendante, r.f.i,France24,l’onussi,sarkozy, la cour pénale internationale qui menace Gbagbo avant son investiture, la position de la cédéao, l’union africaine, le président Wade, l’ancien secrétaire général de l’ONU Koffi Annan, les forces « nouvelles » rebaptisées forces républicaines. ; pour conserver le pouvoir Gbagbo doit compter sur le président de la cour constitutionnelle, les forces loyalistes pro-gbadbo,ses milices,

.

4 EXERCICE

A. Mettez le nom de la fonction actantielle la plus nettement associée aux mots précédant les parenthèses. Il y a une seule réponse dans chaque case, les six fonctions sont présentes.

Sarkozy (______________) demande au CNT (______________) d’user du prétexte  de la dictature en Lybie sous le règne de Kadhafi avec l’aide de l’OTAN (______________) pour renverser le régime libyen (______________) très puissant financièrement et militairement  (______________) pour que Sarkozy et l’OTAN  profitent du pétrole libyen (______________)

B. Imaginez  un schéma similaire pour d’autres crises africaines.

5  BIBLIOGRAPHIE.

1-  OUVRAGES

GREIMAS, A. J. (1986) [1966], Sémantique structurale, Paris, P.U.F., 262 p.

PROPP, V. (1970), Morphologie du conte, Paris, Seuil, 254 p.

2-  ARTICLES LUS EN LIGNE.

05/12/2007 – Parution d’un nouveau livre présentant 12 courants sémiotiques (Louis Hébert, Dispositifs pour l’analyse des textes et des images, Limoges, Presses de l’Université de Limoges, 2007)

 

Jean pierre Betheuze, philosophe ^politique et professeur de français/littérature

 

 

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